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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 17:50
le numéro  33  de comme en  poésie   a été mis  à la poste aujourd'hui  6 mars. 


yvel-18.jpg

SOMMAIRE DU N° 33

 

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR

Pages 3/6 : Anne BLAYO

 Pages 7 : Véronique LE GUEN

 Pages 8/9 : Fabienne ALLIOT

Page 10 : Yves PLAMONT

Page 11 : Franck LEGAUD

Pages 12 / Chem ASSAYAG

 Page 13 : Didier OBER

Pages 14/15 : Stella VINICHI RADULESCU

Pages 16 : Olivier MATHIAN

Page 17 : Alain JÉGOU

Page 18 : Pascal MORA

Page 19 : Mathias LAIR

Page 20/21 : Jean-Louis MASSOT

Pages 22 : Georges CATHALO

Page 23 : Jeanpyers POËLS

Page 24 : dessin de Luce GUILBAUD

Page 25 : André NICOLAS

Pages 26/27: Christophe PETIT

Page 28/29 : Zébane Fanfreluche/Flam

Page 30 : Sylvie BOURCIER/Pauline LABRANDE

Page 31 : Jean-Pierre GAUBERT/Bernard LANZA

Pages 32 : Morgan RIET

Page 33 : dessin de Luce GUILBAUD

Page 34 : Bénédicte LEFEUVRE

Page 35 : Muriel CARUPT

Page 36/37 : Marc Antoine BRACHET

Page 38/39/40 : Hozan KÉBO

Page 41 : Yves PLAMONT

Pages 42/43 : cartes légendées

Page 44/45 : Pierre MIRONER

Page 46 / 47/48 Pascale LÉONETTI

: Page 49 : Marc BONETTO

Pages 50/51 : Comme dans les livres/ bric à broc

Pages 52 : Claude ALBARÈDE, Alain SURE La pasticherie

Page 53 : COUPS DE COEUR

 Page 54/55  : Comme en revues

 Page 56 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

Tableaux  de couverture : YVEL

 

 

Dites 33 et votre mal de poésie sera reconnu. Numéro 33 le chiffre bicéphale vous va merveilleusement au teint. L’édito est une coutume dans comme en poésie et dans pas mal de revues je ne déroge pas, ni ne dérange parce que audience courte et ciblée.

              Sommes nous en mal de culture? Et ne devrait-on pas muscler la poésie aux OGM pour qu’elle puisse contaminer, transformer, détériorer, se répandre et  répandre aux alentours le droit à l’insoumission qui est un devoir. Bon ce n’est pas non plus toute la poésie qui est insoumise, mais quand je la rencontre j’aime bien lui faire la cour.

Christian Degoutte, dont j’admire la chronique et envie les pages dont il peut disposer dans Verso, me parodie en faisant du à la manière de dans la critique ou il chronique le numéro 30. Christian, toi tu officies dans une revue riche, pleine de pages, moi dans une revue pauvre avec les pauvres moyens de son « patron » et peu de pages, 56 maintenant, alors je privilégie les poèmes. C’est un choix.

Mais je n’ai rien a justifier. Je termine de payer ma machine dite photocopieuse couleur, dernière mensualité en février et il va falloir que je rame un peu cette année pour boucler les fins de mois, ramer, ne suis-je au bord de mer, j’ai l’habitude. Je n’ai rien à justifier puisque je ne sers que la poésie et que je n’en fais pas un commerce de charmes, du moins pas encore.

Bartabas a réclamé ses subventions d’une manière disons légèrement musclée, je ne porte pas de jugement de valeur mais je crains fort que l’assistanat conduise irrémédiablement à des réductions plus ou moins drastiques qui mettent en fureur celui ou celle qui ne les reçoit plus. Si toutes les revues qui sont dans ce cas employaient la même méthode le ministère de la culture deviendrait un bunker avec accès gardés et mot de passe. Ce qu’il n’est pas sinon ça se dirait.

Je mets sur le site http://www.pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur les numéros du Pilon pour la petite histoire poético-littéraire si le cœur vous en dit vous pouvez aller y faire un tour.

Méfiez-vous d’internet le trop finit par lasser le lecteur et je vois beaucoup de jeunes ou moins jeunes poètes apparaître partout et tous les jours, en poésie ce qui compte c’est de tenir la distance de la qualité, la quantité ne suffit pas.

Il suffit de laisser tomber le voile pour se rendre compte de ce qui se cache derrière, et souvent derrière il y a un joli minois qu’on voudrait embrasser sur la bouche, mais attention la surprise peut être plus cruelle, ça pourrait être tsarkosky.

Bonne lecture de ce trente et unième numéro dans lequel j’ai encore mis beaucoup de poètes ce qui vous en donne pour votre argent et vous permettra de découvrir tous ces beaux poèmes qui nous régalent et s’il y en a qui ne vous plaisent pas, soyez indulgents la poésie est innombrable.

 

ÉDITO Jean-Pierre Lesieur

 


Dites 33 et votre mal de poésie sera reconnu. Numéro 33 le chiffre bicéphale vous va merveilleusement au teint. L’édito est une coutume dans comme en poésie et dans pas mal de revues je ne déroge pas, ni ne dérange parce que audience courte et ciblée.

              Sommes nous en mal de culture? Et ne devrait-on pas muscler la poésie aux OGM pour qu’elle puisse contaminer, transformer, détériorer, se répandre et  répandre aux alentours le droit à l’insoumission qui est un devoir. Bon ce n’est pas non plus toute la poésie qui est insoumise, mais quand je la rencontre j’aime bien lui faire la cour.

Christian Degoutte, dont j’admire la chronique et envie les pages dont il peut disposer dans Verso, me parodie en faisant du à la manière de dans la critique ou il chronique le numéro 30. Christian, toi tu officies dans une revue riche, pleine de pages, moi dans une revue pauvre avec les pauvres moyens de son « patron » et peu de pages, 56 maintenant, alors je privilégie les poèmes. C’est un choix.

Mais je n’ai rien a justifier. Je termine de payer ma machine dite photocopieuse couleur, dernière mensualité en février et il va falloir que je rame un peu cette année pour boucler les fins de mois, ramer, ne suis-je au bord de mer, j’ai l’habitude. Je n’ai rien à justifier puisque je ne sers que la poésie et que je n’en fais pas un commerce de charmes, du moins pas encore.

Bartabas a réclamé ses subventions d’une manière disons légèrement musclée, je ne porte pas de jugement de valeur mais je crains fort que l’assistanat conduise irrémédiablement à des réductions plus ou moins drastiques qui mettent en fureur celui ou celle qui ne les reçoit plus. Si toutes les revues qui sont dans ce cas employaient la même méthode le ministère de la culture deviendrait un bunker avec accès gardés et mot de passe. Ce qu’il n’est pas sinon ça se dirait.

Je mets sur le site http://www.pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur les numéros du Pilon pour la petite histoire poético-littéraire si le cœur vous en dit vous pouvez aller y faire un tour.

Méfiez-vous d’internet le trop finit par lasser le lecteur et je vois beaucoup de jeunes ou moins jeunes poètes apparaître partout et tous les jours, en poésie ce qui compte c’est de tenir la distance de la qualité, la quantité ne suffit pas.

Il suffit de laisser tomber le voile pour se rendre compte de ce qui se cache derrière, et souvent derrière il y a un joli minois qu’on voudrait embrasser sur la bouche, mais attention la surprise peut être plus cruelle, ça pourrait être tsarkosky.

Bonne lecture de ce trente et unième numéro dans lequel j’ai encore mis beaucoup de poètes ce qui vous en donne pour votre argent et vous permettra de découvrir tous ces beaux poèmes qui nous régalent et s’il y en a qui ne vous plaisent pas, soyez indulgents la poésie est innombrable.

 



 
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 09:12
couverture-n-on.jpg


Voilà deux poèmes que j'ai extraits d'un recueil que j'appellerai en toute simplicité LE FRIC. Jean-Pierre Lesieur.(j'ajouterai qu'on m'a toujours dit que le fric n'était pas un sujet "poétique".)

OR

 

 

OR la belle conjonction des extrêmes de même doute pour les menottes lascives des menaces

 OR le pont à faire passer aux esseulés de la réussite sociale pour qu’ils meurent de l’autre côté.

 OR noir comme il se doit maquillé d’enduit gras à la périphérie  pépinières des bourses.

 OR nièrent en bloc s’être embourbés dans les tourbières  conduisant les armes au gué des fondrières.

 OR dur à jeter selon le mode d’inemploi dans le cycle obligatoire de la surconsommation forcée.

 OR fin d’une époque finie à finir en toute finitude pour magnifier le fin du fin.

 OR bel amusement - avec une s - des époques de fier baroque où on ne savait pas arrêter d’enrichir.

 OR gane piège à faire frémir la main de ma tante sous les yeux du grand-père.

 OR sait - tout et rien - comme une gare musée sur un rail en fesse de sac, à Paris.

OR vingt deux carats avec le poids exact sans tare à effacer une fois l’alliance mise pour deux éternités.

 OR gasme à manier comme une petite main avec toutes les précautions d’usage et de déception pure.

 OR meau, coquillage de roc, indécollable à n’utiliser que sur papier hygiénique pour vers de longue durée.

 OR tie, à conserver soigneusement pour y jeter le froc de ceux qui veulent cesser de béatifier.

 OR gueil, commensurable dans tous les cas sauf chez ATTILA qui repoussa tout sauf l’herbe.

 OR ni soit qui mal y pense la fière devise d’une salamandre percluse de rhumatismes.

OR bite qui tourne longtemps autour de la vieille terre avant de faire la bonne affaire

OR gelet, galette qu’on tient à l’oeil dans une banque suisse pour les flux de déflation.

 

LES CHEMINS DU FRIC

ou le Michelin doré des sentes  de placement.

 

L’argent va à l’argent comme la vache au taureau quand il paît tranquille dans son pré cachant bien ses glandes et son faux air d’inséminateur artificiel.

L’argent va à l’argent dans la ligne directe des notaires actifs de droits imprescriptibles des descendants de la grande descente en droite ligne au travers.

L’argent va à l’argent dans les mille replis de l’injuste connivence des vagues de nantis qui s’accrochent aux digues en béton armé.

L’argent va à l’argent en avançant les lèvres pour des baisers mortels emplis de boutons plus blancs que les poisons phalloïdes.

L’argent va à l’argent sans calculer le poids de pudeur requise par les tables de vaisselles d’or ou bivouaquent les requins du banquet partageur.

L’argent va à l’argent sans mettre sur ses fesses le slip de la décence ni cacher les perles de conscience qui partent une aune.

L’argent va à l’argent, en fûts, en pots, en barres, en tonneaux, en billets, en bas de laine, en coffres, en cassettes, en titres, en boucles, en colliers, en désespoir de cause, en pavillons, en immeubles, en hôtels, en champs, en prés, en paille, en cheptel, en maisons closes, en voiture, à pied, à cheval de course, en manade, en étalon, en carats, en ballon libre.

L’argent va à l’argent tous les moyens sont bons.

 

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 11:07
100-0043_IMG.JPG

de Fabrice Marzuolo

Une idée, vous me direz si elle est bonne ou pas, réalisable ou non…

Tous les revuistes se réuniraient (sur un forum, ou autre) –évidemment ceux, avec des atomes crochus (pas les doigts)  pour décider de mettre en commun leur matériel : papier, imprimeur, distribution, pourquoi pas un local etc.  Oui, il s'agit bien d'une sorte d'œcuménisme des non chapelles poétiques (excusez la grossièreté de l'expression)… A partir de ce débat, pourrait naitre une revue ( la périodicité serait à définir) et pour tout nouveau numéro, un revuiste, chaque fois différent prendrait les commandes (comme ces instances européennes avec les présidents qui changent régulièrement, mais c'est un mauvais exemple).

Avant, pour ne pas appliquer de formules budgétaires mais poétiques,  il faudrait contacter tous les lecteurs et les poètes afin de connaître jusqu'où ils sont prêts à aller pour la survie du projet ( oui, en abonnements, en soutiens, ou d'autres formes selon les moyens de chacun, pas seulement pécuniaires), appelons cela une promesse de dons (ou la période rage de dons)…cet aspect devrait être traité bien en amont du lancement éventuel de cette revue afin de bien séparer cet aspect de celui de la publication des textes (le choix de ces derniers résulterait d'un comité de lecture choisi par le revuiste aux commandes du numéro en cours)… A définir aussi un réelle complémentarité entre une revue papier et sa diffusion sur le Net, par exemple.

Bon, je ne vais pas plus loin dans cette idée, peut-être est-elle nulle, qu'en pensez-vous, vous qui avez l''expérience (certains plus de trente ans dans le milieu) –je me dis que si ça n'a pas été fait jusqu'ici, un truc doit m'échapper sûrement…

ON peut répondre sur le site dans les commentaires ou sur j.lesieur@orange.fr
il n'est pas possible que l'on ne trouve pas une solution, poètes revuistes prenez la parole au moins internet peut servir à ça.

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 09:37
je reçois un nouveau texte de  Fabrice Marzuolo que je joins au débat
Grenelle gredin couché dans le foin



Cher Jean-Pierre,

 

Je tiens à citer deux poètes dans ce débat –ils ne cautionnent pas mon idée du non-Grenelle de la poésie, je ne sais même pas ce qu’ils en pensent mais en tout cas , je détourne leurs propos pour apporter de l’eau à mon moulin… Chaque citation est tirée du Décharge 136 :

Voilà, de Jean-Michel Bongiraud :

"Une société qui assurerait à la poésie sa place, toute sa place, ne pourrait être une société de consommation."

Et de Jean-Louis Jacquier-Roux , quelques éléments subtilisés dans les Ruminations de Claude Vercey:

".../... un mode de diffusion relativement clandestin, une sorte de résistance-réticence au discours officiel "

Oui, je crois que la poésie est une façon de résister et ce qui me dérange dans ce Grenelle, c’est le côté "demande officielle" de résister.

Si je prends mon nombril, je suis venu à la poésie parce que j’en ai ressenti le besoin, parce que je respire mieux à ses côtés ; Si j’avais reçu un catalogue chez moi, des publicités, des musiques douces pour aller passer mes vacances avec elle, sûr que j’aurais tout bazardé !

La survie de la poésie ne dépend pas d’un budget, elle réclame le cœur des hommes, elle vivra tant qu’elle coulera dans leur sang, et surtout, sa santé ne reflète pas sa propre vigueur, si on pense qu’elle meure c’est tout simplement que l’humanité agonise : d’ailleurs, est-ce un hasard si la poésie a repris du poil de la bête quand il s’agissait de lutter contre la bête immonde ? Non, la poésie reprend des forces quand les hommes s’opposent à la barbarie, toute forme de barbarie, et celle de l’argent roi en fait partie.

Mais lorsque les hommes se mettent à tout accepter, se coulent dans le sens du courant, admettent les principes de la botte, prennent les slogans du showbiz  pour des pensées profondes, confondent les animateurs télé et les journalistes (chômeurs ceux-là) , la république  et la bourse, forcément la poésie est en danger…Mais que dire des hommes alors ?  

Donc, voici une proposition  pour sauver la poésie :

Résistons à lui appliquer les formules budgétaires ! Et on s’en sort sans sponsor, les pieds devant !   

amicalement

Fabrice


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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 20:04
de Fabrice Marzuolo cette remarque qu'on peut commenter.
Bonjour,
 
Bravo, Sarko va t'appeler dans sa bande si tu continues sur cette voie! Que des mauvaises propositions, des formules de lessives appliquées à la poésie!
Pourquoi pas aussi :poésie plus  pour gagner plus!
En lisant ce catalogue j'ai l'impression que les poètes sont marginalisés parce qu'on n'a pas voulu d'eux au medef mais qu'ils sont prêts à baisser leur culotte pour y entrer!
Tu cherches quoi exactement? La gloire, la reconnaissance, tu veux passer à la télé?
Pourquoi pas, chacun son truc…Pour ce qui concerne mon avis, je pense que compte tenu de la connerie actuelle, si la poésie se marginalise c'est un signe de bonne santé. Que les cons ne s'intéressent pas à elle, c'est encore un bon point pour elle…Qu'elle soit invendable alors là, c'est la meilleure chose qui puisse lui arriver! Quant à la poésie dans les écoles, alors là avec tous ces couillons à pédophiles qui ont malheureusement échappés à l'avortement salutaire, il n'y aurait pas pire destinée pour elle, laissons  aux jeunes un outil dignes d'eux à savoir l'Internet, ils ont déjà de quoi s'occuper assez longtemps et avec l'informatique on a toujours l'impression d'être dans le sens du progrès, de l'avenir. Bref, que la poésie soit sans avenir justement, c'est le seul horizon encore respirable de nos jours, alors voici ma proposition: ne rien changer!
 
Amicalement

et un deuxième mail après ma réponse
 
Fabrice   


Voilà qui est dit! Si tu ne cherches ni gloire ni fortune, comme moi, je te rassure, nous sommes sur la bonne voie!

A noter au passage que chercher à se faire éditer ne signifie pas vouloir être lu par le plus grand nombre (il me semble que dans le milieu des revuistes et des éditeurs passionnés qui gravitent dans la sphère, le nombre de lecteurs n'augmente pas, en fait, ce sont les mêmes!).

L'important dans ces éditions confidentielles –au sens noble, c'est la reconnaissance de ses pairs…Par exemple, ton avis sur mes écrits, importe pour moi –tu vis en poésie depuis longtemps et tu sais de quoi tu parles. Malgré ces provocations, j'ai beaucoup de respect pour tes actions dans ce domaine, merci à toi.

 

Amicalement

 

Fabrice


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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 15:56

j'ai retiré cet article à la demande de son auteur, mille excuses. Jean pierre.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 10:47
comme-en-po--sie-32.jpg

la revue comme en poésie 32 a été mise à la poste ce matin mercredi 5 décembre. On peut toujours la commander pour 3 euros ou s'abonner pour 12 euros (étrangers 15 €)

SOMMAIRE

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR

Pages 3/4 : l’automanifeste niais

 Pages 5 : Véra Mund

 Pages 6/7/8/9 : Béatrice Machet

Page 10 : Josette Parent, Yseult Coulon

Page 11 : Éric Dubois

Pages 12/ 13 : Jacques Kindo

Pages 14/15 : Sébastien Ménard

Pages 16/17 : Jacques Allemand

Page 18 : Olivier Drouin

Page 19: Nathalie Chassin

Page 20 : Marie-Laure Vallée

Page 21 : Pierre Mironer

Pages 22/23 : Arnaud Calvi

Page 24 : Jeanpyer Poëls, Gérard Lemaire

Page 25 : Jean-Louis Bernard

Pages 26/27: Jean-Pierre LESIEUR

Page 28 : Fadila Baha

Page 29  : Ghyslaine Leloup

Page 30 : Ingo Césaro, Ralph Grûneberger

Page 31 : Valérie Laurent

Pages 32/33 : Line Szöllözy

Page 34 : Aubazine Saxett

Page 35 : Jean-Luc Bourgeon

Page 36 : Le questionnaire de Prouts

Page 37 : Jean Sousseau

Page 38 : Cécile Vinciguerra

Page 39 : Jean L’anselme

Page 40 : Sabine Bruneteau

Page 41 : poème manuscrit Lionel Mar

Pages 42/43 : cartes légendées

Page 44 : Pot au feu

Page 45 : Claude Luezior

Page 46  :Aphorismes niais  Jean-Claude Vandame

Page 47 : Critiques Vallée/Lesieur

Page 48 : comme en aphorismes niais JPL

Page 49 : Claude Albarède La pasticherie

Pages 50/51 : Comme dans les livres/ bric à broc

Pages 52/53 : critiques Mafaraud/Lesieur:

 Page 54/55  : Comme en revues

 Page 56 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

EXTRAITS 

 

LA FILLE DE CUISINE/ VÉRA MUND 

 

 

La fille de cuisine est vilaine.
Grasse et rouge, toujours en peine, 
Récurant, dégraissant, rabrouée, 
Cent fois dans une seule journée.


Son corps est un fardeau 
Qu'elle nomme Baudet, 
Dont elle se sent chargée, 
Sur qui l'on crie haro!

 La fille de cuisine, 
en rêve s'énumère ... 
sirène, 
gondole,

sève d'arbre centenaire, 
miel, 
nuage, 
lumière

 

Elle se décline 
fontaine, 
source, 
cascade, 
fin de toute soif

 harpe, 
trompette, 
chant de grâce, 
retentissement de cloches dans un matin de Pâques

 Elle s'engage, sentier 
Elle s'arpente, vaste steppe 
Elle se lance, cerf-volant
Elle s’érige cathédrale

 

Elle dévaste, elle ouragan
Elle guérit, panacée
Elle éclaire, souveraine

 

Elle s’ouvre, fenêtre
Elle donne sur
Elle donneElle

 La fille de cuisine

 

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 16:35

 L’ÉRADICATIONLE  PILHONNEUR

 La poésie à l'école c'est : L'ÉRADICATION NATIONALE

 Faire venir un poète dans une de nos belles pouponnières à O.S, n'est pas chose aisée. 1/ faut avoir le feu vert hiérarchique, ça s'obtient, mais il faut aussi trouver des poètes disponibles durant les heures de classe, avoir leur adresse, que leurs poèmes soient accessibles aux enfants à qui on les propose, et qu'ils daignent se déranger pour un auditoire de 25 ou 30 gosses, éblouis.

 Déjà, Pierre BEARN, 60, rue Monsieur le Prince 75006 PARIS, m'a donné son accord, écrivez-lui de la part du PILON,enseignants pour qui la poésie doit VIVRE.

 J'aimerai pouvoir proposer d'autres noms et dans différentes régions. Montez en « première ligne», POÈTES!

 Jean Pierre BALPE, poète et prof à l'école normale de Fontainebleau, vient de faire publier chez Armand COLIN « Moments de poésie à l'école élémentaire» avec en annexe «poèmes en liberté». Le total pour 28 francs.

 Pourtant il y avait eu un peu d'espoir pour la poésie en 1968 sur les murs de la SORBONNE.

 

Page 19

 LA PILOFUSION

 

Une revue tirée à 350 exemplaires, c'est dérisoire. La dérision même du tirage PROUVE. Quant au regroupe~ ment informel de poètes pour avoir plus de fric je n'y crois plus guère, la grisaille diffuse du groupe et les antagonismes inévitables étiolent toute créativité de revue.

 Le PILON en librairie ne servirait qu'à mettre une revue de plus dans la clandestinité rayonnante. Donc, uniquement par abonnement au porteur ou à un tiers, et aux libraires qui voudront honorer le métier dont ils ont enseigne.

 Les éditeurs, c'est leur métier, doivent faire un état des ventes chaque année auprès de leurs auteurs. " y a d' ailleurs souvent un contrat qui les y invite. C'est de pure courtoisie, mais la fatigue aidant l'honnêteté s'en va.

 LES TEXTICULES DU HASARD. Une expérience intéressante d'approche collective de l'écriture main après main. Paul Quéré route de Montferrat 83000 Draguignan.

 NOS ENQUÊTES PUBLIQUES DE SALUBRITÉ.

 Combien votre éditeur vous a-t-il vendu de recueils ? Comment où et sur quoi est tombé le PILON en 1975 ?

 Dis m'sieur AJAR et si tu écrivais des POÈMES?

 

Page 20

 

DE PILUNDIS,

 

C'est incroyable comme la disparition d'un poète   peut se faire sans bruit, à peine un chuchotement. 
PERSE, LA TOU R DU PIN, KOWALSKI et FILLET Ont pris la traverse définitive
On a beaucoup écrit sur les deux premiers un peu moins sur le troisième - il brûlait la vie, sa poésie était
feu d'alcool : elle l’embrasa. 
Quant à  FILLET, la revue DIGITALE, 30, rue Claude Decaen   75012 PARIS, lui consacre un numéro double . . Je vous engage à l'aller piller pour découvrir ce poète -de 25.ans dont on parlera moins que d'un incertain CABRAL

 CI-GIT:L'EXCLU !                                        J.P Lesieur

 

Envoyez moi vos épitaphes pré posthumes la postérité, ROBLOT et le Pilon y puiseront gaillardement.

 

 

Page 21

 

LA PURÉE DES REVUES

 Le PILON désire des échanges avec les autres revues. Son tirage limité le contraint à un strict Service de Presse. Si vous voulez en décortiquer les fibres manifestez-vous. il ne parlera que de celles qu'il aime.

 CHEVAL D'ATTAQUE DP LeJeune B,P 194 Paris 12 mérite le détour annuel d'un chèque de 40 F (6 nOS)

 PRÉSENCE ET REGARDS 23 rue Vaneau Paris 7 affirme son désir de dépasser le confidentialisme poétique. Abonnement 30 F, gratuit au numéro.

 SOLAIRE René Daillie 30130 Issirac prend un poids pilonesque en quantité et qualité. Abonnement 50 F.

 LES CAHIERS DE RENNES S.Valner 79 rue St. Hèlier 35000 Rennes quand un numéro 1 en rencontre un autre ils se serrent le Pilon. Abonnement 25 F.

 L'ARBRE Jean le Mauve Dammard 02600 Villers-Cotterêts, un évite Pilon pour les poèmes qui ont leur pesant authentique de cals, de fourches et d'oxygéne.

 L'ECCHYMOSE D. M Bidard BP 164 14015 Caen la revue qui se sent bien dans sa petite peau .

 

Page 22

 

 

Les PILONS seront décernés parmi les recueils reçus et lus. C'est un choix, donc partial, auquel nos lecteurs peuvent participer en suggérant des noms.

AU PROPRE  Jean Rousselot
BALLADE TRANSMENTALE Christian Bachelin 
BILKA NOTRE HISTOIRE  Jean-Luc Maxence
GARDER LE MORT jean Louis Giovannoni 
JOHN DE BARBARIE Jehan Van Langhenhoven 
LA  NUIT SCINT1LLE Jacquette Reboul 
LE QUI VIVE  Gilbert Trolliet 
LE POURBOIRE DE BRUISSEMENT G.V. Néoumivakine 
L'ÉTRANGÈRE Claude Vercey 
SEXAGA Gaston Criel

Page 23

LE DICTIONNAIRE PILONESQUE

 
MATRAQUON ( le, substantif formé par la contraction d'un outil contondant et de celui qui l'emploie.

P
POETRIEUR (le et la) androïde des deux sexes venant immédiatement après l’homo érectus et la famovaginus pourvus l’un et l’autre d’un rire diversifié

 POLLUTION DU PROBLEME Ce qui nous fait dire que le problème est pollutionné, ou pour parler pilon, :., pésolu. Un secrétariat d'état cherche la solution

 
RHUBARBE Condamné à un H qu'on ne sait jamais où mettre et qui le vieillit bien mal.

 Pour vous faire vibrer du pilon, nous vous offrons 2 mots à définir : le PILON PHAGE, la PILONULE
Allez-y de vos semeuses vertes et rouges. On épouvantera les meilleures par une insertion.

 

Page 21

 

 

Jean-Pierre LESIEUR  / LE MATRAQUON

 

Plaidoyer pour un poète qui a au moins trois génération de racines dans le bitume.

 Pas de chance, double TARE, résidu raté de centralisme outrancier, pauvre type, gène de contrebande, garde-républicain à veste retournée épaulettes sur le cœur

 Tringlot, bigleux, fosse fossette à foutre des fossés du Père Lachaise, ectoplasme du Marais, stalinien des Billettes aux Blancs Manteaux d'orgie, 4 fils abâtardis.

 Parpaillot de Saint Merri, Desnos de Saint Martin, bourses de Vide-Gousset, pierreuse de Popincourt, lappeuse de Bastille, détrousseur de province, basculeur de Baltard, miteux de la Bretonnerie, nostalgique d'Abélard un œil sur la Poterne, l'autre au Pont aux changes.

 Oppresseur, conquérant, versaillais, bouffeur d'occitans, avaleur de bretons, paroufJeur d'alsaciens, parisien !

 Mais qu'est-ce que je leur ai fait à tous ces mecs ?

 

Page 25

 

 

LES PILONASQUES

 

Reversifiez-vous! La pierre à vers vous assure une réussite totale. Vous étonnerez les critiques. Discrétion. prix très étudiés: 10 F les 100 grammes. Franco de port.

 Sur simple coup de fil au PILON un dépanneur à votre service. N'attendez pas d'être sans mots. Car qui ne dit mot CONSENT et on ne sait pas où ça peut mener .

 Notre grand concours : Qui est le chef? Ouvert uniquement à ceux qui portent casquette. Envoyez 3 photos de l'objet, de face. de profil de dessus. Premier prix: une visière à œillères avec collimateur grand luxe.

 Toujours dans les concours : poulinière suitée fin. Deuxiéme prix: une fièvre d'étalon. Remboursée à 80 %.

 Pour une belle prothèse c'en est une! Venez l'essayer au PILON, chaque samedi. Vos amies vous envieront .

 La clef du mystère vous sera gracieusement remise ainsi que l'ouvre-boîte pour tout achat du pâté de poésie en poudre: KIKAKIDNAPÉKATERINE? Un régal!

 Chômeur partiel devenez chômeur total, c'est si facile!!

 

 

Page 26

 

 

LES CONSEILS DE LA MÈRE PILON

 

LA PUREE DE MOTS SAUCE CHAMBELLAND

 Prendre des mots gras et dodus. Les éplucher soigneusement dans le sens de l'histoire. Epépiner les O, puis les empiler avec précaution dans une bassinoire percée, Quand ils vous paraissent assez tassés laissez tomber un léger filet de vinaigre pour chasser les vers. Secouez ! Serrez le tout dans un recueil ou entre deux plaquettes et achetez le PILON pour finir l'opération.

Servez ce qui reste à vos amis intimes ils se régaleront

 POUR GARDER A VOUS L'ANONYME A

Pour vous déplacer silencieusement devenez POETE ! ! Nous vous garantissons l'incognito lN - TE - GRAL . DÉBITRICTION

Si vous voulez sauter une éditrice n'attendez pas sa quête ... Dégagez les bretelles, respirez un grand coup et tirez avant qu'elle ne refuse le bon à débiter.

 

La mère PILON publiera tous les bons conseils reçus.

 

Page 27

 

 

LE PILONNAGE

 Publicité gratuite pour les textes en mots vêtus d'humour.

 Les publiphages ne mangent pas seulement des mots. Ils achètent des pommes de terre - les font cuire - et les ECRASENT.

 Ne déflorez jamais vos intentions en coïts publics planquez-vous derrière 30 PILONS à prix paravent !

 Tout se vend, le pilon aussi, le pilon aussi, Coué ! Coué, le pilon aussi. Tout se vend, le PILON auss

 Combien un poulet a-t-il de PILONS? et un poète ? et VOUS ?

 Ne lisez pas seulement le PILON

 Mélancolie Migraine Miasmes Morosité Matraquage PENSEE DU CAUSSE NOMMË LARZAC d'ALBAREDE, J.C LEGROS éditeur 24 fond de la ville 4070 Awan Aywaille Belgique vente en PILON.

 Le pilon recherche : plaque gravée, matrice lino. sur PARIS ancien. pour ses prochains numéros

EnvoyEZ vos textes au PILON .. de toute façon !

 

Page 28

 

SI VOUS ËTES BIEN SAGES VOUS AUREZ DROIT AU NUMÉRO 2

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 14:56

Le Pilon est une revue de poésie que j'ai publiée de 1976 à 1983 soit 28 numéros entièrement confectionnés de mes blanches mains avec une ronéo et des casses de caractères. Vous trouverez sur ce blog toutes les parutions et tout ce qui fut écrit à cette époque pour servir à qui de droit et à la postérité
Voici le numéro 1.


 pilon-1.jpg

POURQUOI

 

LE PILON est une revue orientée, partiale, poétique qui prend parti selon ses humeurs, caprices, phobies, vapeurs lubies, rhumatismes, crises de foie et de papier, intérêts, idées idéologiques, idéaux. Il  est composé et tiré â la main par Jean Pierre LESIEUR sur une presse à épreuves installée dans un coin de son F.4 logéco. C'est l'ultime solution laissée au POETE pour s'affranchir des magouilles, clans, groupes de pression, gueuses du fric et autres chapelles coopérativantes Tous ceux qui veulent l'aider d'une manière ou d'une autre sont les bienvenus mais qu'ils n'attendent rien en retour LE PILON ne sera pas soudoyable. Une large place sera faite à l'HUMOUR car dans la vaste rigolade dérisoire que devient notre civilisation il est temps d'exhiber le POETRIEUR - premier terme pilonesque - des gens de bon aloi qui ne savent plus à quelle loi se vouer pour survivre en POETE.

Le PILON est enfin la juste fin d'un commencement.

 Page 1

 Claude HELD 

Nous pourrions marcher 
maintenant comme 
par une sorte d'oubli 
de soi jusqu'à 
la mort avec 
son fard ses faux 
cils ses bas noirs sinon 
nul besoin d'océan 
disaient - ils à 
quoi bon l'océan ? 
Nous avons divisé 
l'eau en 
autant de 
parties distinctes et 
chaque partie de l'eau fut 
dite sauvage et 
chaque partie sauvage fut 
donnée à comprendre nous 
avons creusé 
l'écorce et la feuille aujourd'hui.

 Page 2

 Jean Claude LEGROS.

Jean ZIMMERMAN.                                                                     28 / 9 / 75

 

" y a des mots mille mots des milliers

              de MOTS

Je ne veux plus de ces mots là! 
Que Vont me dire les mots? 
Alors que je cherche tout simplement

              Ce que je SUIS
             Ce que je PENSE 
             Ce que je SENS

 Alors que je cherche avec angoisse 
MA VÉRITÉ 
POURQUOI TANT ME CHERCHER 
SUIS-JE VRAIMENT PERDU ?

Page 9  
Tahar DJAOUT. TERRASSE. SÉNAC toujours présent.


OH-OKA. Poète japonais né en 1931 traduit par André VALDARCY

 

JE VIS (IKIRU)

 

Savent-ils les hommes 
qu'il y a plusieurs couches dans l'eau? 
Les poissons rouges nagent au fond 
Et les algues dorées flottent à la  surface 
Tout est baigné d'une lumière variée 
qui donne de la couleur 
qui projette des ombres. 
Sur les pavés je ramasse des perles. 
Je vis dans la forêt des fantômes 
Au-dessus des notes de musique 
dénouées du fil de mon coeur. 
Je vis parmi les trous dans la neige fondue 
Dans le marais matinal des mousses. 
Je vis  au-dessus de la carte du passé 
et du futur.

 J'ai oublié la couleur de mes yeux d'hier 
Pourtant ce que mes yeux ont vu 
Mes doigts le savent bien 
Ils touchent ce que je regarde 
Comme on caresse la peau des hêtres.

 Ô  je vis au-dessus des sens que le vent éparpille.

 

Page 10

 

 

Cette rouillure en moi 
que ravive le soleil

 

Odeur obsessionnelle 
de la vague 
sur mes yeux

 

Terrasse 
où s'égrène interminablement 
un rire tellurique

 

Rire de fille algérienne 
( Regarde Jean 
comme les soleils fusionnent 
et comme la vague orante 
caresse les étriers )

 

Fêlures - élytres papillons 
sur l'azur acrobate

 

Et épousant la mer 
immense ta barbe de blé

 

Page 11 

 

N'est-ce qu'un jeu ? 
VARIATION SUR COURANT D'AIR.

 

Ai-je l'aire nécessaire 
à la survie vagabonde des aigles?

 Ne catholiquez pas 
Ne protestez pas 
Ayez l'EIRE neutre.

 Retour d'âge à passer 
sans douleur 
vers un quaternaire 
qui n'en finit pas de vieillir.

 Pauvre à découper 
à la hache 
et suivant le pointillé 
pour retrouver les époques précédentes.

 Séparation abusive 
de deux amies très cher 
pour leur donner 
un arrière-goût financé 
de la distance qui les sépare.

 

Page 13

 

 

Jean LE MAUVE.   ÉCOLOGIE SOMMAIRE.

 

« Si des fois tu trouves un nid d'ramiers avec jeun' d'dans, les déniche pas tiôt » dit le vieux, « déniche pas,» 
j
'en connais qui les prennent à peine gros comme mon poing! Même pas plumés! C'est-y pas un malheur! Bande ed cons. Au lieu de laisser faire la nature. 
Moi quand j'en trouve eune paire, j'prends, un bout d'fice1le. J'attache un bout à la patt' ed l'un, l'aut' bout à la patt' ed l'aut', 
L'père et la mère continuent à les gaver sans savoir. Les p'tiots s'arrondissent tout en restant tend's. 
L'jour ed l'envol j'peuvent pas partir. Soit'qu'i s'accrochent à eune branche, Soit'qu'i tombent par terre. 
A point qu'i sont

 C'est là qu'j'les récupère.

 

Page 14

 

  PÈRE LAPIN.

 

Pas de doute, on s'était encore gouré en triant ces bons dieu de lapins. 
Sur les soi-disant trois femelles qu'on avait mises dans la même cage, une avait fait ses petits pendant la nuit et une autre commençait à s'arracher du poil. 
Il allait falloir retirer le mâle, dare-dare. 
Comme je craignais d'effrayer les mères qui abandonnent facilement leurs jeunes dans :ces moments-là, je décidai de les laisser tranquilles jusqu'au soir. 
La nuit tombée. nous voilà dans le clapier ma femme et moi, à ausculter l'entrecuisse de nos lapins avec une pile. 
On trouve le mâle. 
Je le tue. 
Le lendemain dimanche on le mange rôti à la moutarde. 
Un mois après jour pour jour. L'une des femelles refaisait des jeunes.

 

Page 15

 

 

CHRONIQUES

 

LÉGIPILONITE

 

5 PROPOSITIONS A COLLER SOUS LE NEZ DU JUSTICIER QUAND VOUS L'AUREZ RECONNU

 1 -Inventer le même langage pour tous les justiciables. 

2 -Immédiater un pont avec machine à refouler aux 2 entrées pour permettre le passage seul de ceux qui ne se croient pas investis d'une « mission »

 3 -Créer un haut commissariat à la morale atomique afin de promulguer une foi pour toute la déchéance des uniformes en uranium enrichi.

 4 -fendre la foule  d'une étrave super MAC CORMIK comice agricole avec d'un côté la herse-ivraie et de l'autre la grille BONGRAIN micro calibrée.

 5 -Racheter son âme à l'ANGE EXTERMINATEUR devant la porte du supermarché paradisiaque où Saint Pierre est veilleur de nuit.

 

Page 17

 

 


Jean-Pierre LESIEUR / Le Pil'O S.

 Pour une poésie du vécu quotidien.

 Quand ils eurent achevé la charpente 
Pour circonscrire le mauvais vent 
Pour garder le béton de leurs poumons 
Pour minimiser la lèpre des truelles
Pour contracter les vertiges croupis 
des tours de 45 étages en lambeaux de

              BABEL

pour éviter la géné-fluxion poitrinaire

            D'UNE SEULE VOIX

Les bâtisseurs occidentalement vingtième 
siècle 
des ferrocimenteuses cages françaises 
En plâtre français 
En briques françaises 
En poutres françaises 
En ciment LAFARGE

comme un seul coq hurlèrent

            LA PUERTA ! ! !

 

Page 12

 

 

 

L'alcool, dans la petite maison-gorge,  frotte l'épine

incisive, le four-molaire.                                      La nuit

caresse l'alcool.                           La main offre l'alcool                   

à la langue.                           L'estomac souffle l'alcool.

 

DEMAIN, LA TETE

 

Parfois, être retenu par la manche, happé aux dents par d'étincelles d'êtres : traverser le temps avec aux tempes autant de flûtes à bec que l'arc-en-ciel compte de linottes ou de contes; lutter du bout des lèvres : s'y collent le papier, la biture (sûre d'elle, sournoise, la fêlure attend .) 
Nous n'irons plus à la futaie! Les grives n'ont d'yeux pour le cœur froid. S'enclavent les cyprès, les oronges, pendules écrasées. Au fait, 
on donne aux mains des désirs passés.

 

Page 3

 ALBAREDE. 
-----

DÉPART .

 Y a-t-il un autre regard 
Dans la maison des brumes rousses? 

Ici la forêt tremble 
Là-bas le ciel est cassé 
Des éclipses travaillent l'arbre 

Les barques viennent sous la main
Les noyaux embarquent 
On recommence à réussir 
L'ombre du doute 

y a-t-il un autre silence 
Au fard des feuilles refermées? 

Ici la forêt se soulève 
Là-bas le ciel s'arrondit 

Chaque automne est controversé

 NOUS REPARTONS TOUJOURS
POUR LE MËME DÉPART.

 

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  VOIX VIVE                                             à Tristan TZARA

 

L.es pommiers sont en feu autour des meubles 
chauds

              La nuit défend son crim
              On tire dans les murs 

Qui sait parler du sang 
Qui  veut répondre de lui ?
              
               
Il faut se taire
              et les distances tomberont 
              avec les poutres et la forê
              limpidité des murs où se brisent

les ombres 
Il  faut dans le silence 
entrer jusqu'aux vêlées 
vociférantes

 Passent les ordres de ce monde
Allons plus autre
Soyons fiers des foules indues

Que serait le goût de la pomme
Sans le tremblement des anthères ?

 

Page 5

 

 

Didier· Michel BIDARD

 

DEUIL

Rôdeuse, elle s'attarde 
Flâneuse, elle se montre 
Coquette, elle se poudre 
Mourante, elle se lève 

... et la Nuit porte le deuil de la Nuit.

 

SOURCE

 La Nuit prend sa source au

 pied

 de

 la

l 

e

 t

 t

 r

 e

 

Page 7

 

LE TEMPS PASSE COMME L'OMBRE.       Pierre COLIN - J.Jacques DORIO

 

Célèbre, le funambule traversait d'une crête à l'autre cette vallée de larmes, en écrivant des odelettes sur son fil.

 

I1 avait deux passions : son chien Mendelssohn et les concerts de klakson. I1 s'abritait sous sa voix; elle lui servait de parasignes. Jamais elle ne prit le soleil. Elle était blanche comme une église.

 

Quand il fut mort, on fit appel aux terrassiers pour dégager son ombre, ensevelie sous des monticules de livres.

 

Tant et si bien ils piochèrent, qu'atteignant ses œuvres posthumes, ils eurent cette phrase inouïe :

 

« Elle est encore plus grande après sa MORT! »

 

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 16:46
DEUX JOURS À PARIS

                                                                            a o.116-1658-IMG.JPG

On a rempli tous les parkings
de nos corps enlacés serrés
coller sur les jetons de présence
de la poésie des villes.
On a déjoué tous les fauteuils
du ciné des vieux truands
à la brisure de ces lèvres
qui se nouent dans le noir.
Peu de temps casse le temps
comme une fracture de plaisir
que deux pigeons caressent du bec
quand les graines tombent du ciel.
deux jours à Paris volés sans rêve
impossible des les enfreindre
peinture sans sang pinceau étroit
rue de l'amour à cloche bois.
on a vendu nos âmes aux  vents
qui coulissaient sur les nuages
interdisant les faux amis
qui en voulaient à nos espoirs.
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