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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 09:40

APPEL AUX REVUES ET AUX LECTEURS DE POÉSIE

 

Ceci est un appel lancé aux revues de poésie papier. Qu’allez-vous devenir dans la tourmente de la crise financière ? N’allez-vous pas disparaître corps et biens happées par les chemins du fric qui passent souvent par des subventions qui risquent d’être diminuées ou purement supprimés. Votre dernier refuge ne risque-t-il pas d’être Internet ? Où en êtes-vous et comment voyez-vous l’avenir dans cette nébuleuse qui a pour millésime 2009 ?

J’ouvre le débat pouvons-nous mettre en place des solutions communes qui nous maintiendrait la tête hors de l’eau ?

Je suis très pessimiste pour l’avenir, de toute part j’entends des troupes de théâtre qui vivent beaucoup de subventions les voir réduites DES REVUES CONTRAINTES DE METTRE LA CLEF SOUS LA PORTE.

Nous ne pouvons pas laisser disparaître nos organes de poésie sans rien faire, sans rien dire, sans agir et aller mourir comme il faut dans un cul de basse fosse de la littérature.

J’en appelle aussi aux lecteurs qui ont leur rôle à jouer dans cette mauvaise passe du fric.

Manifestez-vous on devrait pouvoir tous ensemble être plus fort.

 

                                                                                     Jean-Pierre Lesieur

 

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 09:21
jean-Pierre LESIEUR a le plaisir de vous signaler la parution de Zébane FANFRELUCHE, le doudou qui vit au fond d'un sac de dame, aux éditions de l'Atlantique. 





















Prix éditeur : 18 euros plus frais d'envoi.

ed. de l'Atlantique BP 41 17102 Saintes Cedex
ou 
comme en poésie 2149 av. du tout du lac 40150 Hossegor.  

 

ZÉBANE FANFRELUCHE

 

Zébane Fanfreluche est né

Au printemps nation

Dans un bac de peluches en solde

Où il était  seul

Sans étiquette de réduction.

C'était un signe.

Pas un cygne vraiment

Mi âne, mi zèbre, mi lion

Il venait d’un milieu très chiche

Où l’on  fabriquait des peluches

Depuis plusieurs générations.

Ni aigle ni oiseau mais mammifère c’est sûr

Il avait quatre pattes qui ne lui servaient pas

À courir dans la savane.

Zébane Fanfreluche

Causait l’amour comme d’autre le verlan

Et vous murmurait à l’oreille

Toutes sortes de mots

Que vous seul entendiez.

Aussitôt tous les mystères de la vie

Entrait dans votre pavillon

Et vous ne pouviez plus vous en défaire

Pour l’éternité.

C’était un magicien de la haute lande

D’un regard il faisait une histoire

D’un souffle un souvenir

Et vous sentiez jusqu’au plus profond

De vos sentiers secrets

L’appel du baiser.

De Zébane Fanfreluche.


 

avec 33 croquis par Flam

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 15:18

Jean-Pierre LESIEUR : L'ANIMAL POÉTIQUE et ses MUNITIONS- Gros Textes éditeur- Fontfourane  9€

 

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A l'heure où des livres et des articles de presse s'interrogent, une fois de plus, sur le sens du mot Poésie et sa définition, et cela pour conclure par cette banalité qu'il n'y a pas de définition absolue, et que chaque poète a la sienne -combien de vaines paroles économiserait-on si, une bonne fois pour toutes, on admettait qu'il n'y a pas de la poésie, mais des poésies, une spécifique par poète- et qu'au lieu de s'interroger sur le concept, il vaudrait mieux le faire sur le concepteur, sa condition, sa situation, ses rapports au monde et à lui-même ... C'est ce que fait Jean-Pierre LESIEUR dans  la nouvelle mouture de l'Animal Poétique et ses munitions, l’ouvrage ayant déjà vu le jour en 1998.Il s'agit donc d'une 2ème édition remaniée avec des illustrations d'YVEL.

Sur le ton de la langue qui n'est pas de bois -et là aussi déjà la poésie se montre-Jean-Pierre LESIEUR travaille à l'acide et grave ses poèmes comme des eaux fortes, où les divers aspects de la condition du Poète sont dénoncés par le bouillonnement des mots et le ton de l'ironie, tel ce long texte sur «le poète d'aujourd'hui », où le refrain, lancinant, se répercute de verset en verset pour conclure:

« Le poète d'aujourd'hui sait que le désert avance sur cette planète et sait qu'il est mieux préparé que les autres depuis qu'il y prêche»

C'est d'ailleurs le propre de cet ensemble: de nombreux textes y prennent la forme de versets aux reprises lancinantes, comme si le poète voulait rendre tangible cette obsession qui le hante. Il y a « les outils du poète, la pitance du poète, le poète de demain, les commandements du poète, les amis du poète, les cicatrices du poète ... », textes à travers lesquels se dessinent en creux les douleurs intimes, les doutes et les rages du poète LESIEUR lui-même qui, ne l'oublions pas, c’est déjà défini en tant que tel dans ses précédents recueils et en particulier dans  l'O.S. des Lettres paru en 2005 du Mangeur de Lune paru en 2006:

« Les cicatrices du poète laissent des traces de vent sur toutes les pages blanches qui volent dans les automnes ...

.... Les cicatrices du poète font comme un passeport qu'il présente

aux frontières de ceux qui voudront l'empêcher de mourir ... »

Parallèlement à cette évocation psychosociale, Jean-Pierre LESIEUR, dans son recueil, met l'accent sur la matière même de la poésie : le langage, ou son envers, l’acte d'écrire, l’inspiration, l'impuissance, la page blanche et son crayon, le mot, le poème ...

 

« La poésie qu'est-ce?

... Est-ce frapper à la porte du diable avec la clé du paradis? Est-ce jongler avec des lettres qui pèsent plusieurs tonnes?

Est-ce inventer un mot chaque fois que le temps presse?

Est-ce ton rire dans un sac à malices?

Est-ce toi un soir de larmes? .... »

 

Nous avons là un recueil de poèmes personnels, mais aussi un témoignage fondamental sur ce qui fait qu'aujourd'hui il existe des poètes qui écrivent leur poésie, et que ce sont, peut-être, encore des vivants parmi les morts, car, ne l'oublions pas, «les munitions »du Poète ne sont pas celles qui tuent, mais celles qui font vivre mieux.

 

----------------- Claude Albarède

 


 

 

Bravo Jean-Pierre pour cette exploration du poète en long et en large de ton « animal poétique », tu es lucide, bien sûr.

José Millas-Martin

 

 

Le 4 Novembre 2008.

 

Mon cher Confrère °

 

Il n'est pas coutume; quand on achète un livre, d'en remercier l'auteur. Si on l'achète, c'est parce qu'on aime l'auteur, on n'a pas besoin de le lui redire.

Mais, si je le fais ici, c'est pour t'avouer que j'en ai pour mon argent.. Je m'y sens fraternel car je suis proche de tout ce que tu y défends. Cela ne veut pas dire que tu penses comme tout le monde, tu penses pour quelques révoltés comme toi et il n'y en a guère. En petit Gavroche, tu montes sur les barricades en drôle d'animal avec tes munitions. On sait que l'on gueule pour des prunes mais ça fait grand bien de gueuler. Continue…

°Tous les cons sont mes frères…

Jean L’Anselme

 

 


 

 

 

Dans un recueil plein' d'humour, Jean-Pierre Lesieur évoque la condition du poète

 

La poésie au bord du lac

 

.Jean Pierre Lesieur vit depuis des années au bord du lac d'Hossegor. Dans son garage 'à poèmes, il cisèle inlassablement de petits bijoux poétiques, jouant avec les mots à la Prévert ou à la Devos et observe ses amis qui « courent chaque matin autour du lac marin qui monte et redescend comme un ascenseur sirène ». Les images naissent presque logiquement, ainsi ce crayon « avec 30 cm de mauvaise mine », par~ fois assez obscurément - « l'animal poétique chante en gaélique les ariettes du monde» -, à la manière de ces jazzmen qui quittent la mélodie convenue pour se lancer dans une improvisation audacieuse.

 

Dans ce recueil réédité (<< L'Animal poétique et ses munitions ») il analyse longuement, avec lucidité et tendresse, la condition du poète dans le monde d'aujourd'hui: « Le poète demain sera du monde entier et pas de mon dentier car iI n'aura plus les dents nécessaires pour faire peur. »

Miettes de bonheur.

Qu'est le poète, d'hier, d'aujourd'hui, de demain? Jean-Pierre Lesieur ne cache pas que c'est un être singulier, souvent seul. mais qui surfe sur le quotidien, avec effroi ou jubilation selon le cas, qui n'attend ni richesse ni reconnaissance de ses contemporains, qui ne se console de ses déboires que par une maîtrise de plus en plus complète de la langue, ce qui lui assure des munitions pour compenser ses déboires et grappiller quelques miettes de bonheur.

On peut se procurer le recueil en cherchant sur le web « comme en poésie» et ce livre, dans lequel de petites pièces poétiques se sont glissées entre les pages de réflexion sur la condition du poète, livre quelques secrets du bonheur.

 

Jean-Marie Duten (sud ouest)

 

 

POURQUOI DES POETES

 réactions de Jean-Paul Gavard-Perret 

 

"J'écris par hygiène"  (J-P Lesieur)

 

 

 Le commentaire trop souvent dément le texte. Mais il arrive que le texte soit son propre commentaire, sa fabrique. Peu importe le dehors, l'attirance ou non  pour la nuit et les "nocturnes" : ciel virant du rose au bleu, sur un jardin poudré de la première neige qui évoque le duvet et la douceur, et dont le froid brûle et mord. Couleurs, mouvance des nuages, tout un tableau surgit mais la poésie n'est pas là. Elle est la "destruction d'un mur devant soit" dit Lesieur et peu importe les images collées sur ce mur. La poésie est non seulement graffiti des graffiti elle est pioche : "Ecrire avec une pioche", non pour détruire mais pour remplacer. Depuis qu'il a découvert l'imprimerie Lesieur sait que la poésie est aussi un objet incarné.

 

La poésie est un machinage. Cela ressemble à l'amas de fils restant des  ouvrages précédents que l'auteur reprend parce qu'ils contiennent toujours des départs quoiqu'emmêlés à un corpus ancien. Lesieur retire ces fils  sans que ça se noue ou se coince. Il est  un fil, puis l'autre : il laisse les pensées l'envahir, jamais l'inverse, il y a comme une musique des mots qui se joue, parfois lente et parfois précipitée, en flot ou en gouttes; c'est pourquoi il a toujours un carnet près de lui car il ressent l'envie de noter une phrase, un bout de texte. Il n'exploite d'ailleurs que très rarement ces fragments. Mais il a besoin de poser ces petits cailloux. C'est là qu'en fait et dans la maturation tout se joue. C'est là que Lesieur peut répondre par l'affirmative à sa question : "suis-je un poète". Le poète est celui qui doute.

 

 

JPGP

 

 

Jean-Pierre Lesieur, L'Animal Poétique et ses Munitions, Gros Textes, Fontfourane, 98 p. 9 E.

 

 

 

« Toujours chantera Diérèse en super-teinte comme un pavé lancé dans la vitrine terne des cultures au rabais ». Voici un hommage rare pour une revue tant les poètes en sont avares. Ceux qui devraient faire de la dépense leur principe premier ressemblent souvent à des gagne-petit. Certes leurs travaux poétiques ne les rendra pas riches mais on oserait espérer qu’un monde dégagé de l’appât du gain ne soit pas un si petit monde.

 

Pour ma part je me suis fait une raison : je ne fréquente pas les poètes. Je ne fréquente d’ailleurs pas grand monde. Je préfère la solitude qui me permet de lire les poètes qui m’intéressent. Lesieur en fait partie. Parce qu’en dépit de l’âge qui vient il fait de sa poésie une présence. Son langage parle le terrain de l’être comme ses souterrains sans agencement moral sans non plus une quelconque obscénité.

 

On ne parlera pas pour autant d’innocence. On préfèrera évoquer son œuvre sous l'aspexct d'une suite d’émergences même si celui qu’il nomme l’animal poétique « creuse des galeries qui descendent dans la terre pour retrouver les vers qui lui échappent toujours ». Il doit aussi recharger les accus des vieilles métaphores jetées aux décharges publiques. Car pour trouver du neuf il n’est pas forcément besoin d’inventer du nouveau.

 

 

 Il est pour Lesieur rien de neuf sous le soleil ou sous la lune . mais des cimetières où tant de textes sont ensevelis il faut être l'exhu-mateur  pour trouver des trésors à faire briller dans un travail de reprise. Ses « amis » lui en sont-ils reconnaissants ? Si on en croit le poète (cf. p. 58-60 de son livre) oui. Alors partageons son optimisme et partageons avec lui un table dans « un bouiboui ringard qui sent le thym et la sauge en rut ». Ne demandons à la poésie rien de plus c’est déjà beaucoup pour ceux qui « s’emmerdent en toute innocence », nos semblables, nos frères, nous - souvent.

 

 

 

 

GRIMOIRE DU SENS

 

 

Jean-Pierre Lesieur, L'Animal Poétique et ses Munitions, Gros Textes, Fontfourane, 98 p. 9 E.

 

 

Jean-Pierre Lesieur est  un hétérodoxe athée. S’il convoque des déités ce sont uniquement des  déités terrestres (amis, enfants). La vertu « théologale » de son œuvre tient à cette « question de détail » : la poésie ne fait jamais tourner sur ses gonds une pensée sanctifiante. Elle est fabrique d’hérésie et combat « pour ceux qui s’emmerdent en toute innocence ». Le poète livre avec l’ « Animal » son testament revue et corrigé où si l’on veut le portrait de l’écrivain par-lui même (ce qui est différent de l’autoportrait).

 

Né dans la convergence de son histoire et du sans nom, son livre convoque non seulement l’auteur lui-même mais bien d’autres aussi. Dans son cercle des poètes disparus il y a, comme chef, J-L Parant qui a « perdu la boule », mais pas seulement. Il y a les poètes « rectifieurs, ajusteurs,fraiseurs, tourneurs » (mais rarement derviches) et tous ceux qui aiment à faire des « cercles » parfois vicieux. Lesieur préfère d’ailleurs la boulette en 3 D. que ce type de géométrie plane. Ses figures tutélaires sont  celles qui se confrontent à la trace brûlante de l'écriture. Car le poète se méfie de ceux qui font de l’écriture   une statuaire religieuse et qui à la table de banquet  préfèrent  l'autel. La cas échéant : qu’au moins ce dernier soit « de passe » comme tendrait à le faire penser ce livre iconoclaste.

 

 Lesieur n'est pas tombé tout nu dans les fonds baptismaux - ou du moins, si c'est le cas, il n'en est pas sorti comme les mères vénérées le souhaitent à chacun de leurs fils. C'est un vénéneux (l’inverse d’un venimeux)  mais qui  pardonne aux dieux parce qu’ils ont été inventé par les hommes (et ce n’est pas là  le moindre de leurs péchés). Le poète refuse à son art toute  prêtrise. Et s’il est défroqué c’est au sens premier du terme. Il n’a pas besoin de blasphémer (sinon de manière très subtile) ni de caresser la gaudriole (idem). L'orgueil de l'auteur n'est pas pour autant de déboulonner le sacré mais de donner à l’être une assise plus solide et plus authentique ici-même, ici bas sans faire des « ronds de jambe » en écrivant comme « marchent de vieux cow-boy jamais descendus de cheval depuis le crétacé ». Lesieur fait aussi abstraction de certaines frontières qui sous prétexte de permettre aux hommes et à leur raison d' avancer  les entraînent dans de belles reculades  au sein  d'un bric-à-brac rhétorique digne de tenanciers d'échoppe.

 

 Comme Delteil ou Savary, le poète nous remet devant les faits séculiers face à  tout ce qui se pique d'ésotérisme. C'est déjà le bon moyen de montrer les tyrannies perverses  de croyances poétiques qui tiennent lieu d'officine et d'office. Ecrire reste pour lui une fabrique. Elle n’exclut pas une forme de rationalité. Au chiffrage initiatique il préfère une pensée qui se fend car la raison précède  la magie  et dépasse la religion dans la logique. Si elle transcende le bas ce n’est pas pour l’envoyer vers d’improbables cieux.. Lesieur ne cherche ni à prouver ni à démontrer (ce qui ferait la part trop belle à tout les penseurs ou branleurs de concepts et de "mystères"). Il sait que trop d’esprits poétiques ne forgent  qu'une métaphysique de vaisselle dont ils n'astiquent que les cuivres. En effet les réelles chimie et alchimie répondent à d'autres critères. Le premier  est de transformer l'or en pierre afin de bouleverser tous les systèmes de sécularisation métaphysique. Et à sa façon l'auteur rappelle combien -  même si sa perspective n'est pas pascalienne - qui veut faire l'ange fait la bête.

 

 Sa poésie ne  revient non à créer pour détruire mais détruire pour créer.  Son livre (revu et corrigé) représente l'apologie par excellence non de la poésie mais, par delà, de son essence même et de sa MATIERE à dire, fruit tangible de l’expérience de la chair et de son souffle carné afin (comme chez Bury ou Scutenaire) d'ouvrir le monde à une autre densité. Par delà l'expérience génitrice de ce livre somme, Lesieur montre comment la poésie est Initiation terrestre face aux ignominiques faux-semblants qui maculent par dégradation le vrai sens du réel. Le poète n'ignore pas la féminine engeance de l’écriture. Elle devient la lame de fond et du fond de l'âme capable de fendre le poète  du sommet de ventre jusqu'à la base de la cervelle.  Elle est capable de transformer le monde de son étincelle aussi mystique que corporelle. C'est pourquoi ce livre comme tous ceux de l'auteur nous laisse un  goût de sel. Et s’il fut un temps où les stylistes, ces anachorètes ayant fait voeu de passer leur vie et méditer au sommet d'une colonne, semblaient semer les paroles arrivées du ciel mais pour n'ensemencer qu'un désert, à notre époque où nous ne sommes plus que les hommes-troncs de statures normales de plus en plus enfoncés dans la déglutition de l'homme par l'homme, le courant d'air ne peut venir que du soupirail que Lesieur ouvre.

 

Pour lui, écrire n’est pas saisir, encore moins posséder le monde ou le maîtriser. Ce n’est pas pour autant que l’écriture appartient à un art pauvre. Ou alors il faut entendre dans l’adjectif « pauvre  » une conscience aiguë que l’écriture travaille avec des traces. Son objet est une empreinte qui n’essaye pas de représenter le monde sous forme de vestige mais de le re-présenter à un état naissant. La lecture de l’Animal est productrice d’une connaissance aussi intime que distanciée par rapport aux définitions habituelles de la poésie. Lesieur  crée une étonnante force d’imprégnation et de déstabilisation des images.  Sa poésie devient peau, peau limite, poche, diversion, immersion, immixtion, capables de donner au monde de nouveaux tatouages. Grâce à lui nous dévorons le jour qui nous dévore et nous crache de l’autre côté du monde. Preuve qu’il y a bien une limite, une peau qu’il faut franchir. En lisant un tel livre il faut penser  les images qui en surgissent non en terme de développement photographique mais de développement algébrique qui met au jour dans une série d’équations nouvelles les différents termes qu’elle renferme ou encore en développement  géométrique qui permet de visualiser des surfaces et des rapports inconnu de la réalité et de son opacité sous l’effet d’un rire qui vient tout ébranler.

 

JPGP.

 

et de  Jean Louis Bernard

 

Merci infiniment pour votre "animal"! C'est un véritable tour de forc que vous avez réussi là! Cet humour moitié gouailleur moitié surréaliste que vous mettez au service d'une remarquable éloquence ( la plupart de vos poèmes, surtout ceux ne leitmotiv, sont à lire à haute voix). Tel le Preneur de rats de hamel, votre flûte poétique attire les mots, qui se pressent nombreux derriière vous, mais vous ne les noyez pas, au contraire, vous leur faites sillonner le fleuve de la vie en incantations jamais grandiloquentes et faussement malicieurs. Bravo pour cette leçon de vie qui ne se prend pas au sérieux et qui, de ce fait justement, remet quelques idées en place.


 

Jean-Pierre Lesieur : L'ANIMAL POÉTIQUE ET SES MUNITIONS (Gros textes)

 

C'est une réédition. Première publication en 1998. Mais de fait, ce n'est pas une réédition, puisque la première faisait 25 pages, et la seconde environ 90, avec pas toujours les mêmes textes ... bref, comme l'écrit Jean-Pierre Lesieur, elle est «remaniée, diminuée et augmentée », et au bout du compte, il reste le titre, quand même ... Donc, si on a du mal à comparer ce qui n'est pas vraiment comparable, on s'aperçoit que la plupart des nouveaux textes, même s'ils datent peut-être de la décennie précédente, sont assez différents de ceux qui demeurent. D'un côté de «vieux» textes relativement courts, moins d'une page souvent, et de l'autre, côté innovations, des poèmes de plus longue haleine, deux, trois ou quatre pages, à la structure anaphorique, souvent titre en même temps, composés de fait de versets, avec effet spirale garanti, et charme envoûtant de la répétition hypnotique. On y retrouve une certaine gouaille à la Prévert, mâtinée de subtilités discrètes et de ponctuations lyriques. Je m'interrogeais sur l'insistance des titres où le mot «poète(s) » ressort: Non les poètes, Les outils du poète, La pitance du poète, Le poète demain, Les amis du poète, Les poètes sans rien, Les enfants du poète, La mort du poète, Les cicatrices du poète, Le sang du poète ... A force de vouloir traiter le poète en « animal poétique », avec un côté réducteur ou pathétique, à force de vouloir lui conférer à tout crin une certaine humilité, n'arrive-t-on pas finalement et paradoxalement à le sacraliser, et parvenir à l'inverse du but recherché? Je pose la question.

 

9 €. Fontfourane. 05380 Châteauroux-les-Alpes.

 

 

Jacques MORIN in revue Décharge



et de Jean CHATARD 

 

L'ANIMAL POETIQUE ET SES MUNITIONS Jean-Pierre Lesieur

(Gros Textes) 96 pages - 9 €-

Bien que publié une première fois aux mêmes éditions « Gros Textes », «L'animal poétique et ses munitions» n'est pas à proprement parler une réédition tant Jean-Pierre Lesieur a opéré de transformations plus ou moins radicales dans le texte original. On peut donc considérer cet ouvrage comme un nouveau venu dans notre petit monde de la poésie.

Jean-Pierre Lesieur à qui l'on doit la création tout à fait personnelle des revues « Le pilon» et «Comme en poésie », deux trimestriels originaux, fut, ne l'oublions pas, à l'origine du numéro spécial du «Puits de l'ermite» consacré à l'école. Il est également l'auteur de plus de quinze plaquette;dont certaines furent fabriquées pars~~-soins- dans son apparterrnmt même. C'est diucombien se justifie le titre de l'un de ses premiers ouvrages: « L'O.S. des Lettres ».

Avec «L'animal poétique et ses munitions », Jean-Pierre Lesieur convoque les poètes et leur distribue les tâches que chacun mérite. Tous les cas de figure sont envisagés (du moins envisageables) et c'est un festival sur la « Poésie d'aujourd'hui », sur « La mort du poète », sur « Les enfants du poète », sur les « Cicatrices du poète, « Le sang du poète ».

«Les cicatrices du poète dansent dans les yeux bourreaux qui les bichonnent sans mettre sur leurs plaies de baume cicatrisant»

Pas moins de 3 textes sont consacrés à « l'impuissance ». Est-ce à dire que les poètes ? ... En bon revuiste qu'il est, Jean-Pierre Lesieur termine son livre par une pleine page sur le «Critique de poésie », un certain J.C. à qui il dédie ce poème.

Jean Chatard


 et de  Georges CATHALO

 

Jean-Pierre LESIEUR : L'animal poétique et ses munitions (Gros Textes éd., 2008), 100 pages, 9 euros - Fontfourane - 05380 Châteauroux-les-Alpes.

Depuis plusieurs décennies, Jean-Pierre Lesieur mène un combat poétique en solitaire sans jamais se décourager et sans céder aux chants des sirènes des modes successives. Il tient solidement le cap un peu à la manière d'un capitaine à la barre de son navire. « J'écris par hygiène » confesse-t-il mais aussi pour nouer des liens fraternels comme le rappelle le poème « Ali-poète et les quarante valeurs ». Ce livre lui sert à faire le point : il y est question de poètes et d'éditeurs, de muses et de musettes, de plaques et de plaquettes...Même s'il ne se fait guère d'illusions sur sa mission poétique et s'il « taille son crayon de traitement de texte », il conserve cette lucidité qui manque à beaucoup : « Donc je suis le poète non poète qui écrit comme un poète et qui vit comme un honnête homme peut-être » ou comme un « grand jeune homme qui n'en finit pas de ne pas vouloir vieillir ». Lesieur a rassemblé ici des poèmes incantatoires et d'amples apostrophes lyriques. Et si. parfois, la mélancolie ou le sentiment de finitude gagnent du terrain (lire les poèmes Un mot, Les cicatrices du poète, Les faux poèmes,...) il se rebelle et se redresse aussitôt : « Non, les poètes ne marchent pas dans les rails des suiveurs » ; on pourrait même ajouter qu'ils précèdent, que c'est heureux qu'il en soit ainsi et que ce n'est pas fini.


et de Robert Momeux dans une correspondance

J’ai lu et relu avec grand intérêt cet Animal poétique et ses munitions. C’est un chef-d’œuvre d’Humour (parfois noir). Mais ce n’est pas que cela. On y découvre un recensement, presque systématique, de tous les maux actuels, un inventaire scrupuleux de tous les motifs trouvés, par ses si nombreux ennemis, pour dénigrer la Poésie.

Je te félicite grandement pour ce livre ?

Robert Momeux, (correspondance

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 11:02



Je publie dans comme en poésie depuis deux numéros, 34 et 35, Poésie people. Vous trouverez ci-dessous les textes déjà publiés.
Vous pouvez augmentez de vos propres articles, réels ou imaginaires, cette rubrique. (anniversaire, mariage, naissance, décés, adultère, rencontres de poètes etc. pour ne pas laisser le créneau à n'importe qui).
A vos plumes!


 

Une page de people poésie dans le livre de la poésie people.

  Au moment de mettre sous presse nous apprenons avec stupéfaction que le petit chose est devenu un grand machin. On n’arrête pas la croissance.

Une grande sauterie où de nombreux people poètes étaient présents, a donné lieu à

quelques débordements en



indigestion de textes.
On a ramassé dans les poubelles de nombreuses lettres et

phonèmes qui n’avaient pas pu

entrer dans l’estomac de certain chroniqueurs gastropoètes rassasiés.

 Nous sommes en mesure de révéler que le poète très connu Jean Chatard envisage de rentrer dans les ordres,

suite à une révélation divine qu’il reçut en sarclant ses tomates un matin de Pentecôte.

  Guy Ferdinande, le chti bien connu, dément avoir tourné dans le film de Danny Boone, comme le mentionne  la presse locale qui ne lui veut pas que du bien.

Selon des sources qui demandent confirmation Claude Vercey, le bourguignon et Jacques Morin, l’auxerrois se seraient pacsés à la mairie de Beaune durant les enchères des hospices à droite de la Décharge.

  Le 14 juillet une immense teuf se déroulera à Hossegor avec clou du spectacle un défilé de poètes surplanches. Que vous soyez de l’ancienne vague ou de la nouvelle vague, retenez la date, la parité sera entièrement respectée.

 Pour les 70 ans de la revue People Poésie, une grande réception sera donnée dans les salons de l’hôtel

Lutetia. Déguisement obligatoire en poète. Toute la jet set sera au rendez-vous, pourquoi pas vous. Nous écrire 
pour connaître la date on veut éviter les poètes maudits et les S.D.F de la poésie.

 
La belle poétesse Victoire Flassigny, s’est fait refaire le nez et les seins. Ce qui lui donne la silhouette de Paméla Anderson. Les paparazzis sont tenus à l’écart par crainte d’un accident du travail.

  Devenez reporter dénonciateur pour people poésie. Les découvertes et investigation que vous pourrez faire dans la faune étrange de la nuit depoètes vous paiera largement de vos efforts.

  Avec ses droits d’auteur perçus pour la pasticherie le poète Claude Albarède et madame ont pu se payer une croisière au Moyen-Orient parce que le grand n’était pas libre. Ils sont revenus enchantés de ce plongeon dans le monde des gens qui gagnent somptueusement leur vie.

  Jean L’Anselme, n’a pas cessé d’être importuné par les paparazzis qui voulaient absolument immortaliser un Con comme la lune, parce que c’est la première fois qu’ils en avaient un de vivant devant leurs objectifs qui ne paraissaient pas très catholiques ni bien  intentionnés.

  Un poète entièrement nu est apparu dans l’émission quotidienne les poètes nus parlent aux poètes nus sur France cul. Il récita un poème dans lequel sa nudité était entièrement détaillée grain de beauté par grain de beauté. Il n’impressionna pas la pellicule numérique qui en a vu d’autres.

 

  Nous allons publier les mémoires d’un vieux poète inconnu sous le titre « ranimons sa flamme ». La présentation

du livre sera faite sous l’arc de triomphe

 La grande vedette de la poésie X, Muse Partouse, unijambiste, a pris son pied dans une grille d’arbre, la chute fut

terrible et son orgasme à la mesure de ses alexandrins qui boitaient bas.

 Une grande fête à laquelle participera le tout Hossegor des lettres et des arts, sera donnée en l’honneur  de la
surfeuse d’argent qui écrit sur une planche à roulettes.
On attend du beau monde de l’ancienne vague.



 

 

 People poésie, les branchés poésie pour la poésie branchée. Forestier non?

 Poésie people est en mesure de vous révéler que pour la sortie du numéro 36 de Comme en poésie sur le Poète du 21 ème siècle. Il sera là.

   Sans le faire exprès nous avons surpris la grande poète Albane Gelé au saut du lit. Nous somme en mesure de fournir quelques bigoudis authentiques qui ont volé à travers la pièce en direction de notre opérateur/caméraman.

 

 

  Un casting de rêve, Prévert et Vaché. Ca broute méga.

  Entendu lors d’une soirée mémorable où la gent poétique se pressait à l’entrée de la tente (ou de l’attente), :   « on progresse vers le fond » Le fond  de l’air est frais et la progression rafraîchissante.

  Vous vous souviendrez toute votre vie de l’immense soirée déguisée qui clôtura le festival de poésie nue de Nanterre. 
 Ils avaient tous oublié leur déguisement  à la maison.

  CARNET ROSE

Nous sommes heureux d’annoncer la venue au monde de quintuplées dans la famille de Pierre Ziegelmeyer et madame. Elles seront toutes destinées à la poésie.

   L’état nous attaque en procédure parce que nous avons raillé la petite taille de son chef. Notre rédac chef mesurant un mètre soixante au garrot s’attaque lui-même aussi pour auto-injure. Dans la poésie people les petits n’ont pas le droit à l’écriture mais se rebiffent

 Dans notre rubrique ils se sont pacsés il faut ajouter le directeur de Traction Brabant, et le directeur de Gros textes, pour l’amélioration de la race des revues de poésie.

   Recherchons starlettes pour la présentation de Comme en poésie au prochain salon de la revue.  Les mensurations requises ne seront communiquées qu’aux impétrantes et aux prétendantes syndiquées.

 

 

Envoyez-nous vos people nouvelles, nous les publierons.

 

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 08:25

AVIS DE PARUTION

les éditons Gros textes et Jean-Pierre Lesieur ont le plaisir de saluer la parution de la deuxième éditon remaniée beaucoup de L'animal poétique et ses munitions. 

Cet ouvrage de 100 pages au format 13 x 21  sera disponible à partir du mois de septembre 2008.

L’animal poétique et ses munitions de Jean-Pierre Lesieur, au prix de 9 € (plus 2 € de port – port gratuit à partir de l'achat de deux exemplaires) et verse ……. € (chèques à l'ordre de Gros Textes) A Gros Textes Fontfourane 05 380 Châteauroux-les-Alpes

Ou

chez l’auteur Jean-Pierre Lesieur  2149 av du tour du lac 40150 Hossegor, aux mêmes conditions et à l’ordre de comme en poésie.

 extraits

 COMMENT

 

 

BEAUX BEAUX BEAUX… Les poètes.

 

           

 

            J’ai toujours cru que les poètes étaient beaux (et belles les poètes), parce que pour écrire de la poésie il faut nécessairement avoir une âme pure, de belles mains et des jambes bien galbées.

            Puis peu à peu, au hasard de mes rencontres il m’est apparu, qu’on se fait parfois de fausses idées  toutes  faites qu’il faut avoir un jour le courage de rectifier.

            Tous les poètes ne sont pas beaux à l’extérieur comme à l’intérieur. (si vous voulez  visiter l’intérieur de certains poètes je peux fournir adresse  et horaire d’ouverture.)            

            Pour les contempler de l’extérieur il suffit de s’introduire dans des soirées et manifestations à tendance ou prétention poétiques.

            Alors, régalez vos yeux :

            Le petit gros rondouillard avec des lunettes et une barbiche stalinienne qui vous déshabille du regard, c’est un poète;

            La vieille dame dont les dents se déchaussent dans du rouge à lèvres jusqu’au milieu du front, aussi; le ventre proéminent qui tressaute à chaque mot ponctuant chaque phrase de han sonores et gutturaux c’est un poète célèbre dans les Charente maritime.

            Les gros sourcils qui broussaillent et vous toisent d’importance en coulant le regard si doux du héros de Victor, un poète;

            Les petites jambes grêles paumées dans un pantalon à plis posées sous un nez Chorysateux toujours rouge et coulant, encore un poète;

            La madone des vers fardée comme une affiche, aux hanches confondues avec les poignées d’amour de sa voisine de droite –une poète de l’autre sexe- ;

            La petite souris qui se glisse dans un coin au point de la confondre avec la tapisserie qui représente la prise de la mère Michel par Raminagrobis, aussi;

            La tête en lame de couteau plantée sur de grandes dents qui veut tout bouffer, réformer les mots, bouger la syntaxe, refaire LA POESIE, un poète.

            Le grand maigre qui dit n’importe quoi et le plus fort possible pour que tout le monde croit en son génie,  également;

            La petite vieille voûtée qui passe de groupe en groupe présentant un manuscrit à tous ceux qui veulent bien le prendre, comme à la messe la quête; une poète en mal d’édition.

            Et le mec là au milieu, aussi beau que Delon, c’est moi  mais ne le dites à personne ma femme croit qu’elle a  épousé Séguéla.

 

 PS. Si des poètes, males ou femelles, se sont reconnus ce n’est pas dû au dieu hasard, mais à une observation très fine des raouts littéraires auxquels je fus convié souvent avant mon passage entre les mains habiles de mon chirurgien inesthétique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ISBN : 2-35082-060-2                                             8 €

 

 

L’indomptable énergie du poème

ressemble à s’y méprendre

à une allumette de guimauve verte

qu’un peintre au chômage

tenterait vainement de rayer

dans le sens de la longueur.

 

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 07:35




le numéro 35 de comme en poésie a été envoyé le 17 septembre.
 

SOMMAIRE DU N° 35

 



Page 2 : Éditorial :  Paresse des papesses.

Page 3 :Michel  L’Hostis

 Page 4/5 : Patrick Argenté

 Pages 6/7 : Renaud Marhic

 PAGE 8 : Lydia Padellec

Page 9 : Benjamin Chinour

10 : Jean-Louis Bernard

Page 11 : Évelyne André-Guidici

Pages 12 : Bénédicte Lefeuvre

 Page 13 :  Fred Johnston

Pages 14/15 : Christian Bulting

Page 16 : Valérie Durif

Pages 17 : Nadia Leroux

Page 18/19 : Pierre Mironer

Page 20/21 / Dana Shishmanian

Pages 22/23 : Ferrucio Brugnaro

Page 24/25/26 : Emmanuelle Le cam

Pages 27: André Nicolas / Lipska

Page 28/29 : Zébane Fanfreluche

30/31 : Arnaud Duvivier

:Pages 32 : Fadila Baha

Page 33 : Lionel Mar

Page 34 : Fabienne Alliot

Page 35 : Marc Bonetto

Page 36 Christine R. Winninger

Page 37 : Michelle Caussat

Page 38/39 : Bruno Sourdin

Page 40 : Olivier Mathian

Page 41 : Jeanpyer Poëls

Pages 42 : communiqué de Morgan Riet

Page 43 : Mes coups de cœur.

Page 44/45 : Cartes légendées.

Page 46  : La pasticherie (Claude ALBARÈDE)

Page 47 : pot-au-feu.

Page 48/49/50 : SUPERVIELLE et les mains/ Pascale GIOVANETTI

Page 50 : José Millas-Martin

Page 51/52 : poésie people/people poésie.

53 : Comme dans les livres.

 Page 54/55 : Comme en revues.

 Page 56 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

Dessins de couverture Claudine Goux, extraits du livre de Françoise CARADEC En belle terre noire, paru aux Éditions En Forêt.

le numéro 36 consacré  au poète du 21 ème siècle paraîtra en décembre.  

 

 

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 07:33

































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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:11




la revue Comme en poésie 34 sera mise à la poste le 9 juin 2008.

SOMMAIRE

Page 2/3/4 : Lionel MAZARI

 Pages 5 : Gérard LEMAIRE

 Pages 6/7 : Line SZOLLOZI

 PAGE : 8/9/10 : Jean-Michel BONGIRAUD, Bruno SOURDIN

Page 11 : dessin de Antonio QUADROS FERREIRA

Pages 12 /13 :  Zébane FANFRELUCHE. J.P.L

Pages 14/15/16 : Sarah DENOIRJEAN

Pages 17 : Thomas VINAU

Page 18 : Robert MOMEUX

Page 19: Françoise LAUX (peinture)

Page 20/21 : Thomas GRISON

Pages 22/23 : Catherine MAFARAUD

Page 24 : Alain SIMON

Page 25 : Guy CHATY

Pages 26/27: Jean-Paul BOTA

Page 28/29/30/31 :  Béatrice KAD

:Pages 32 : Lorenzo LE QUELLEC

Page 33 : Jean-Marc THÉVENIN

Page 34 : Fadila BAHA

Page 35 : Fabrice MARZUOLO

Page 36: Simon MATHIEU

Page 37 : Daniel PERTHUIS

Page 38 : Michèle CAUSSAT

Page 39 : Ludovic CHAPTAL. Poésie SMissée;

Page 40 : Comme dans les livres

Page 41 : Sébastien AYREAULT

Pages 42/43 : Cartes légendées

Page 44 : Conseils et annonces

Page 45 : Comme la poésie à l’école, La pasticherie (POËLS)

Page 46  : La pasticherie (Claude ALBARÈDE)

Page 47/48/49/50 : SUPERVIELLE et la dualité.

Page 51 : Bric à broc

Pages 52 : People poésie

53 : Coups de cœur J.P.L

 Page 54/55  : Comme en revues.

 Page 56 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

 

 Tableau de couverture : Antonio QUADROS FERREIRA



EDITORIAL DE LIONEL MAZARI

 

 

Les adeptes de la littérature jetable en ces temps de tri sélectif ont de beaux jours devant eux. Plutôt que d'envoyer directement les brouillons de leurs inimaginables manques d'inspiration â la corbeille, ils les mettent dans des livres-poubelles qu'ils demandent au lecteur d'aller balancer aux ordures â leur place. C'est ainsi que les adeptes de la littérature jetable parviennent â tenir le haut du pavé dans des containers, leurs déchets emballés dans des pochettes surprises et du papier cadeau qu'ils nous offrent contre un peu ou beaucoup de monnaie â la saison des feuilles mortes ou le printemps des poètes venu. A nous de ne pas accepter leurs fausses étrennes d'étrons parfumés. Car si leur poésie se donne, l'emballage lui se paie. Selon vos moyens ou votre cœur. Les adeptes de la littérature jetable n'aiment pas que les paroles des autres restent, ni que les écrits vieillissent bien dans nos jeunes mémoires, mais n'ont pas toujours la sincérité de l'avouer. Par contre, ils semblent bien qu'ils ne veuillent rien bisser perdre de ce qu'ils sont, ce en quoi ils sont excusables vu que nous  ne  sommes pas grand-chose.

Si vous êtes auteur vous même jetable, dura-selle ou sublime peu importe, les petits potentats protopoétiques de la médi-culture installés dans la littérature de huart, vous adresseront d'infamantes lettres de péremption où ils vous expliqueront que vous êtes tout â fait publiables certes, mais que si vous n'avez aucun pouvoir, alors ils ne peuvent rien pour vous; mais contre vous par contre veulent bien, ô veulerie! Un rien dont ils sont peu avare, puisque ce rien â l'échine courbée et â la langue dérapeuse n'est rien d'autre que la partie risible du glacier des frustrations que dès la solitude leur imaginaire leur inflige.

Puis ils rejoignent pour la course aux bourses des médailles du travail, en bennes­phalanstères vitrées et calorifères, closes et climatisées, la caravane des adeptes de la littérature jetable qui paradent et ne font que passer les uns assumant leur ridicule et s'agitant avec beaucoup de bruit, les autres plus timides plus sérieux et plus fiers mais non moins guignolesques affectant la pause saccadée d'un silence en cascade. Ils se rendent alors eux même; puis vont â l'occasion de grands pillages festifs et nauséeux - festivals et salons du livre-, se recycler de livre-poubelle en livre­poubelle. On les retrouve un peu plus tard un peu plus loin lors de grands débats thématiques organisés tous frais de résidence payés â la casse de Cam-Cacas' ou au marché aux puces d'About-dHabit, ils y entonnent en cœur leur ode â Charlot Fourrière, avant d'aller gratter midi â tous les râteliers et de s'interroger très spéculerement et fort pécuniairement afin de répondre provisoirement â d'essentiels questionnements qui tendent à démontrer qu'aujourd'hui on peut parler d'A uto-da- d'art quand an brûle une Voiture publicitaire plutôt qu'un live., ou bien encore que la livre de plume se pèse plus vite que le livre de plomb ou le contraire peut-être…

Et quand on pense qu'il paraîtrait que dans le même sac la même chose se produirait et en mêmes choses se reproduirait dit-on ça et là dans la peinture et la musique où on continue depuis cinquante ans à nous donner à entendre et à voir du silence en cage avec des boulets aux oreilles et des clins d'œil barbelés... Alors un conseil: en matière d'art, revenez demain si vous voulez savoir ce qui se passe aujourd'hui! Non, attendez plutôt après-demain, parce que leurs produits, non pardon, leurs enfants doit-on dire, les protègent, droits d'auteurs et d'ayant droits obligent.

 

Jetable-Poésie Simonie 2 - Les Anonymes Amnésiques

Je vois autour de moi bien des poètes attristés de n'avoir pas accès à la Jetable­Poésie Simonie et par conséquent à aucun éditeur disposé à leur offrir une large diffusion de leur œuvre. Tous ces pauvres auteurs rejetés que les éditions "Cheynes astrales et autres Castors" abattent pour le compte du Comité Central de Lecture Capitale, tous ces interdits de publication par Gallimard, Flammarion et autres maisons mères, tous ces orphelins sans moyen de pression lorgnent avec rage sur leurs bourreaux et avec envie sur leurs concurrents plus chanceux. Moi j'essaie bien de les consoler en leur expliquant que tous ces gentilshommes mieux placés qu'ils jalousent n'ont pas un lectorat réel plus large que le leur (et ce n'est pas là seulement de ma part une manière perfide de leur avouer le peu d'intérêt que m'inspirent autant leurs écrits que ceux de leurs heureux rivaux).

Car il faut savoir deux ou trois chose... Il ne faut pas croire: les pères B. Noël qui ne seraient pas un cadeau quand bien même leurs livres ne serviraient que d'emballage, les ceux qui Xavier Débordes et qui bordent les ceux qui délirent dans la Blaine, les Parant de tout un chacun, tous les poètes sans parole, les Oho!la!lacaca Colas et les G.Lucas en gésine, les Novarinateur qui renovarinent, les Deguy en guise d'eux-mêmes, les ceux qu'on ne parvient pas à perdre dans le triangle des bermudas de Lodève -et la liste est très longue de ceux qui ne se promènent souvent que  leur propre livre sous le bras - ne sont pas vraiment lus par les autres et certainement pas par leurs éditeurs.

Ce que les grandes maisons d'édition leur proposent, par l'intermédiaire de complices d'intérêt (complices qui sont parfois eux-mêmes hélas des auteurs de talent et de goût pourtant), c'est: premièrement un lectorat fictif et fabriqué lié à un potentiel d'événements microcosmiques; deuxièmement un volume de vente dépendant de leur propre renommée qui n'a rien à voir avec la poésie; troisièmement des glossateurs intéressés armés d'indulgence rapace et flanqués d'une garde de francs-tireurs reconvertis en mercenaires experts en polémique virtuelle; quatrièmement l'assurance que, par élimination du danger, les désagréments d'une véritable concurrence contemporaine leur sera épargnée de leur vivant; et cinquièmement des avantages périphériques flatteurs et rémunérateurs (articles, résidences, collaborations, promenades) Pourquoi tout cela? Pour la gloire? Pas seulement... Il y a bien des années de cela Michel Leiris, qui par ailleurs écrivait comme un cochon et qui ne s'en est pas moins retrouvé en Pléiade, expliquait avec honnêteté au micro d'une radio nationale que, contrairement à une idée reçue et à la rumeur entretenue, il y a de l'argent à se faire en poésie, notamment à l'époque par des ententes bien senties avec la mode picturale. Alors là-dessus, je comprends bien mieux certains de mes camarades frustrés par l'insuccès et arbitrairement recalés par les hautes instances de la médiocrité; tous ces camarades désédités qui n'ont ni monuments ni émoluments à leur patrimoine; tous mes pauvres camarades inpubliés qui n'ont pas eu leur couple de statue-statut pour accroître leur filiation. Du coup je ne peux que leur redire pour les consoler sans conviction et sans parvenir à autre chose qu'à leur saper le moral, que leur lectorat réel n'est pas moins étendu que celui de ces poètes du relationnel Illustres certes ou presque, mais non pas lus.

Presque rien à leur envier donc...non? Car sérieusement est-ce que vous les lisez vous, ces influents, ces affluents, ces confluents de la culture qui savent bien que les petits ruisseaux font font font trois petits tours et puis s'en vont. Et qui vont vite alors, très vite, non! encore plus vite que ça... en pilleurs prêts pour l'orpaillage. Non niais vraiment est ce que vous les lisez ces pioupious promus par des universitaires surentraînés à l'ennui et en attente de retour d'ascenseur ou d'estomac; ces fils de familles et copains de fils de famille compensant le plus souvent par des moyens illimités un talent limité; ces pions du brillant échec flattés par des metteurs en scène avides de subventions publique? -Car je vous rappelle afin de calmer vos griefs démocratiques et vos ulcères, que les subventions à la culture ont bel et bien été inventées  par les notables pour financer de  façon  occulte les prétentions artistiques de leur progéniture afin  que celle-ci ait le sentiment  de "voler" de ses propres ailes-. Non mais sérieusement est-ce que vous les lisez davantage vous ces universitaires remerciés d'une publication pour leurs bons et loyaux sévices à l'art; ces metteurs en scène mis en page au gré des vents des pères Ubu de l'édition?

Enfants, étudiants, comédiens, est-ce que vous les auriez appris par cœur ou commentés ces pseudo-poèmes, si leur agents, instituteurs, professeurs ou dramaturges attitrés de crise ne vous avaient pas menacés, battus ou grassement payés, pour faire circuler leurs noms propres qui sont les nom communs des Anonymes Amnésiques et de l'absence d'Identité et d'Originalité?

En ces temps de ploutocratie reconduite par les urnes closes à double-fond, les artistes sucrés du pouvoir mangent de la confiture de subversion en tartines qui bizarrement ne retombent jamais du mauvais côté et se saoulent d'un alcool très cool de liberté frelatée pour nous livrer à la fin une parole étrangement accordée, très stratégiquement distribuée et fort lucrative.

 

 

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 08:14


tableau de Yvel

A Jérome Kerviel à qui je ne demande même pas de payer mon poème.

LE CROQUEUR

 

 

Il croquait la banque des pauvres


Sur un carnet en peau de croco


Parce qu’il avait les crocs dehors


Comme un fauve de dessin inanimé.


Ses yeux rouges lançaient des pleurs


Qui recouvraient doucement le monument


du temple du fric et de l'argent.

 


Il croquait la banque des pauvres


L'estomac dans des talons de chèques


Vide ne ne pas pouvoir déguster


La bonne mine de son crayon.


Depuis des années sur le trottoir


Trottinant  menu de chevalet


Qu’il ferrait d’un café chaud


Quant il claudiquait dans l'hiver

 

Il croquait la banque des pauvres


C'est tout ce qu'il avait pour bouffer.

 

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 20:44

 


image de Rosy Candau

Je bosse sur un recueil qui tourne autour de l'argent, du fric du flouze...Ce qui n'est parait-il pas très poétique et pourtant je m'accroche. en voici l'ouvre-boîte.



DE TROC EN FRIC

 

 


Une carotte pour une pomme, un lapin pour deux choux, une carpette contre un tapis, ta fille pour mon fils plus deux chèvres, ma femme contre les tiennes....

Jusque là le troc, sauf dans quelques cas épineux et de conscience, avait suffi à rendre les menus services usuels.

On troqua aussi de groupe à groupe, d’état à tribu, de partenaire à concurrent, de gardien à gardé, de gardien à évadé. On en prit même l’habitude. D’immenses beuveries troc s’organisèrent avec les surplus. Dès lors on s’avisa qu’il fallait inventer le fric.

L’affaire ne se fit pas du jour au lendemain et les tractations furent longues délicates et ponctuées de nombreux soubresauts.

On assista à des luttes lyriques entre livres tournois dans des lices couvertes de lys d’or et de seigneurs chamarrés.

On surprit des bateleurs d’occasion affairés à estampiller monnaie pour leur propre compte et qui chutèrent malencontreusement dans des culs de basse fosse.

On signa des papiers sur la bosse d’un bossu dans une rue de Paris qui a découvert depuis les promoteurs immobiliers et le plus vieux métier du monde.

On fabriqua une monnaie pour le nord et le sud après avoir essayé une monnaie pour chacun.

Las, on tenta, tâtonna, suça, soupesa, essaya, trouva un système qui fonctionne en douceur pour ne pas jeter la populace dans les affres de la révolution. Ainsi naquit le FRIC.

Les ravaudeuses râlèrent bien un peu parce que les pièces trouaient les hauts de chausses. On les assigna puis leur donna des billets de plus en plus inimitables et le collant invisible pour les reconstituer. On élimina les ravaudeuses et les racoleuses.

DES LORS IL FALLUT :

- Coffrer un grand nombre de faux-monnayeurs, de délinquants mineurs et majeurs, de garde des sceaux, de ministres avides

- Prévoir des convoyeurs de fonds, des systèmes d’alarme de plus en plus perfectionnés, un sinistre des finances, des percepteurs collecteurs, des inspecteurs, des vérificateurs, un monnaie stable, un système de  référence, des dévaluations, un serpent monétaire avec des pattes de franc flottant, des économistes distingués et les autres, des chalumeaux oxyacétyléniques pour coffres inviolables dont on a égaré la clef, des experts en balistique, une brigade antigang, des prises d’otages, de la cupidité, l’intéressement aux bénéfices, la participation bidon au ramassage des toiles dans les baux de Provence, Créer des feuilles de paie, la sécurité sociale, la retraire des vieux qui laisse de plus en plus vieillir, les dossiers en souffrance et le chômage partiel total et intermittent, les travailleurs immigrés, les patrons de combat, les centimes additionnels, les impôts locaux, les contributions directes, indirectes, involontaires, qui biaisent, en détours, en zigzags.

-Inventer la B.N.P, les trusts, les supermarchés, les hyper machines, Las-Véga, la roulette, les machines à sous, la Mafia, l’Amérique, le surintendant des finances, le chancelier de l’échiquier, l’échec des négociations.

-Tricoter les bas de laine, les cotes en bourse, le chandail des croupiers en rupture, l’assurance des notaires et leur cache-nez pour la prison, les bas de laine des promoteurs, les gants pour prendre les pincettes.

- Renier la parole donnée, la traite à trente jours, le tope-là en confiance, l’amitié, son père et sa grand-mère, ses origines modestes.

Et bien vite d’astucieux petits génies découvrirent qu’on pouvait acheter les consciences, c’était affaire de prix.

Tout devint possible.

 

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