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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:22

couverture-42.jpg

 

Le numéro 42 de comme en poésie sera mis à la poste le mercredi 2 juin et présenté dans le garage aux poèmes le samedi 12 juin

 

SOMMAIRE

 

Page 2 : éditorial

Page 3 : Jean-Pierre Lesieur

Pages 4 à 7 : Christina CASTELLO

Pages 8 à 10 : Ferrucio BRUGNARO

Page 11 : Nadia LEROUX

Pages 12 à 13 : Lucien WASSELIN

Page 14 : Gérard LEMAIRE

Page 15 : Jean CHATARD

Pages 16 à 18 : Agnès SCHNELL

Page 19 : Jeanpyer POËLS

Page 20 : Hervé MESDON

Page 21 : France BURGHELLE-REY

Page 22 : Olivier LE LOHÈ

Page 23 : Thierry ROUSSELET

Page 24 à 25 : Jean-Marc COUVÉ

Page 26 : Stella VINITCHI  RADULESCU

Page 27 : Suzanne LE MAGNEN

Pages 28 à 29 : Charles DOBZINSKY

Page 30 : Vincent MOTARD - AVARGUES

Page 31 : Mélanie FOURGOUX

Page 32 : Jean-Pierre LESIEUR

Page 33 : Pourquoi tout ce rouge?  Claude VERCEY

Page 34 : Diane MEUNIER

Page 35 : Pierre ANSELMET

Page 36 : Gary KLANG

Page 37 : Patrice ANGIBAUD

Page 38 : Yann MIRALÈS

Page 39 : Colette ANDRIOT

Page 40 : Sylvie DURBEC

Page 41 : Jean-Pierre LESIEUR

Page 42 à 43 : Véronique JOYAUX

Page 44 : Olivier MILLOT

Page 45 : POT AU FEU

Page 46 : AU FIL DU FIL  JPL

Page 47 :  Yves BRESSANDE

Page 48 à 49 : Armand VIVIER

Page 50 à 51 : Richard TAILLEFER

Page 52 : LISKA. FRAISIA

Page 53 : Michèle CAUSSAT

Page 54 : LA PASTICHERIE. Claude ALBARÈDE

Page 55 : JOURNAL. Hervé MERLOT

Pages 56 à 59 : CARTES LÉGENDÉES. POT AU FEU.

Pages 60 à 64 : LES LIVRES ET LES REVUES. INTENDANCE

 

  EXTRAITS

 

 

Aux ciseaux je me coupai de l’alphabet

Je me châtrai de ma patrie* d’encre et de sève

Sans où et sans rien dans ce Sud

Exilée de l’écho de mon alpha

Je suis un suicide de métaphores

Une lettre aveugle un verbe sans racine

La pleine lune maternelle se trompa de route

Et me donna le jour en cette terre australe

Je suis un faux-pas de la Nature

Après chaque voyage

Dévêtue de ma peau temple sans Dieu

Dans la vapeur oxydée d’une ombre

J’écris sur des esquilles de l’enfer

Du sang bénit gicle de mes mains

Mais elles brûlent. Pas de cendres, que du feu

Je suis le gémissement de la Terre en rut

Implorant la pluie virile de ma patrie*

* en français dans le texte

 

Cristina CASTELLO

 

 

 

 

 

Une souris de Palestine

à l'exil voulant échapper,

creusait avec ses pattes fines

sous le territoire occupé.

Le haut mur qui barrait sa route

étranglait son pays étroit,

elle voulait, coûte que coûte,

se muer en cheval de Troie.

Un tunnel lui rendrait la vie,

elle forait toujours plus fort,

comme au ghetto de Varsovie

les Juifs qu'on vouait à la mort.

Elle creusait vers la lumière,

transperçant le mur implanté,

d'un trou pour rejoindre la terre

où chemine la liberté.


Charles DOBZYNSKI

 

 

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comme en poésie - dans poésie
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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 10:40

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Comme en poésie et le Garage aux poèmes lancent  : L'été de la poésie à Hossegor.

  Lecture permanente et gratuite de poésie dans le garage aux poèmes. (Il se passera toujours quelque chose)
Salon du livre d'Hossegor début juillet (2, 3, 4)
Exposition peinture dans les jardins. Flam, Regina Engel (sculpture) et ses amis, Yvel ETC.
 (Prendre contact)

Théâtre : Le château en T, inspiré de Tardieu et de Jean-Pierre Lesieur. Le 5 juin 20 H 30 à Hossegor, studio 40.  Le 7 juin 15 H à Soustons, Roger Hanin

Peinture : Flam en son garage, et autres…

Lecture par des poètes de passage ou invités lectures collectives, on amène ses poèmes.

Atelier d'écriture poésie. Initiation à l'imprimerie à la casse. Et tout ce que vous pourrez amener de frais poétique et innovant.
Faites passer l'information
.

 

Contact : Jean-Pierre Lesieur 2149 av du tour du lac 40150 Hossegor j.lesieur@orange.fr
Tel : 05 58 43 54 22 / 06 70 58 56 07

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comme en poésie - dans poésie
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 08:20

Le numéro 41 sera mis à la poste le 3 mars 2010 (pour les abonnés, revue non vendue en librairie)


sommaire du numéro 41


Page 1 : Sommaire

Page 2 : Édito JPL

Page 3 : Hervé MERLOT

Pages 4 à 7 : Nicolas GILLE

Pages 8à 9 : Christine LAURANT

Page 10 à 11 : Danièle MARCHE

Page 12 : Isabelle LÉVESQUE

Page 13 à 14 : Simon MATHIEU

Page 15 : Thomas VERCRUYSSE

Pages : 16 à 17 : Hafsa SAFI

Pages 18 à 19 : Françoise BIGER

Pages 20 à 21 : Bernadette DELAGE

Pages 22 à 23 : Olivier MATHIAN

Pages 24 à 25 : Élisabeth ARAGON

Pages 26 à 27 : Isabelle GROSSE

Page 28 : Jacques ROLLAND

Page 29 : Maurice RICHOUX

Pages 30 à 31 : François-Xavier MAIGRE

Pages 32 à 33 : François-Xavier FARINE

Pages 34 à 35 : Michel GENDARME

Pages 36 à 37 : François TEYSSANDIER

Pages 38 à 41 : Hamid TIBOUCHI

Page 42 : Dominique GAUBERT

Page 43 : Jean-Louis BERNARD

Page 44 : Robert MOMEUX

Page 45 : Jean CHATARD

Pages 46 à 47 : André NICOLAS

Pages 48 à 49 : Catherine MAFARAUD-LERAY

Page 50 : Laurent BROCHARD

Page 51 : Jean-Pierre GAUBERT

Page 52 : Patricia LARANCO

Page 53 : poèmes manuscrits Lionel MAR

Pages 54 à 55 : La pasticherie, ALBARÈDE, COUVÉ

Pages 56 à 57 : CARTES LÉGENDÉES

Pages 58 à 59 : POT AU FEU

Pages 60 à 61 : LES LIVRES REÇUS / COUPS DE CŒUR

Pages 62 à 63 : LES REVUES

Page 64 : INTENDANCE



LE HARD EN SORT

(pastiche à la mémoire de Charles CROS)

 

 



Aux sous-papes; assez, cul : ris, té!

Il était un grand corps beau - doux, doux, doux

Contre ce corps une queue - longue, longue, longue,

Et, au sol, un vilain sort - hi, hi, hi

Le vit s’étonne en ses mains  - serré, serré, serré

Son dard autour du nœud coule  - chaud, chaud, chaud,

Elle pelote sa bourse  -pleine, pleine, pleine.

Lors, elle monte la queue - longue, longue, longue,

Se plante ce nœud coulant  -paf, paf, paf!

Tout au fond de son corps beau  -doux, doux, doux

Il l’est salé, dare-dare - qui monte, qui monte, qui monte,

Fait nœud coulant à sa bourse - hot, hot, hot

Pour con-trer tel vit... l’en sort - hi, hi, hi!

Il bande encor’ de la queue - longue, longue, longue

La flatte par le sous-dard - tendre, tendre, tendre,

Et puis, il s’en vit aie heur : Oui! OUI!! OUI!!!

Depuis lors, le vit lent sort - ah! ah! ah!

Dès qu’elle flatte sa bourse - pleine, pleine, pleine

Et elle - sa sœur-  bat l’beurre : quel mât leurre! quel mât leurre!

J’ai proposé ce pastiche, - pistaché /  piste hachée,

Pour mettre (ou fourrer) les culs - coincés,  coincés,  coincés,

Et amuser les cochons - groin, groin, groin!

 

Jean-Marc COUVÉ

 

Lettre d'un ex-directeur de revue de poésie à un jeune poète

Cher Poète.

J'ai bien lu vos poèmes. La société sacralise des Van Gogh qui, vivants, étaient miséreux. Aujourd'hui, il faut de la belle littérature, lisse et sans vagues, un temps calme donc, pour qu'il n'y ait pas un mot plus haut que l'autre. Fuyez la FNAC, la vraie littérature appartient à la rue. Fuyez les belles paroles formatées ! Ne pas faire comme d'Ormesson dans les jeux à la télé. A la limite, vous pouvez balancer votre poésie sur la façade de l'Elysée, histoire de faire parler de vous. C'est bien comme cela que l'on devient célèbre... il faut frapper, attirer les regards, puisque les génocides n'intéressent plus personne (ça passe mal à la télévision), puisque le sang se dissout très bien dans la lessive (surtout le sang des enfants et des femmes mutilées). Moi, je ne peux pas vous dire comment briller en poésie, il y a certainement des recettes que je ne connais pas. Tout cela est un peu irrationnel. Il y a des milliers de poètes... on est tous comme des cons devant la télé, la boite carcérale à faire reluire la connerie universelle. Ah, non, n'allez pas faire de vagues ! Nous serons artistes dans cent ans, en attendant il convient de la fermer. Il faut rester en ligne dans les salons, pas sur le front des mots (trop dangereux). Ben oui, la poésie que dalle, la poésie c'est vraiment très bizarre. Surtout, ne pas envoyer ses poèmes à d'Ormesson, on pourrait tous finir dans une émission de variétés, la honte du poète, le déshonneur ! Gardez vos poèmes silencieux. La poésie s'écrit dans le silence de la geôle. Soyons tous des poètes maudits à découvrir dans cent ans ! Aujourd'hui, il faut faire du tapage ou se coudre les lèvres... N'allez surtout pas émettre un vers au café, en société, ça risquerait de vous détruire... pire, vous pourriez être reconnu comme poète ! C'est bien là le début des emmerdements ! Restons lisses, polis comme des galets et l'océan charriera ses marées de pétrole. Qui a dit que la poésie a une quelconque utilité publique ? On rêve tous de finir dans des recueils (cercueils), la mort du poète, sa fin inévitable ! Le poète aussi aime le repos, le silence ! Désolé de ne pas pouvoir faire plus pour vous. Vos poèmes auraient mérité de paraître dans Mot à Maux. Bon vent quand même.

Laurent BROCHARD ex-directeur de la revue Mot à Maux

 

DESSIN DE COUVERTURE / Hamid TIBOUCHI

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 21:20

 

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ORGUEIL DES REVUES DE POÉSIE

 

NON les revues de poésie ne veulent pas vivre de mendicité,

De subventions plus ou moins versées,

(Supprimées sans préavis,)

De chapeau tendu dans les marchés de la poésie,

(Qui souvent font payer notre participation),

D’aumônes circonstancielles,

De miettes de fin de repas dans des cantines infamantes,

De pourboires négligemment glissés avec dédain dans nos poches

De moues dédaigneuses aux sphères de l’indifférence,

De paiement en nature qui ressemblent à des viols

De rebut laissé sur des articles déjà soldés

De tapes papelardes sur nos épaules en pleine forme

De paroles condescendantes qui ne descendent de rien

(Laissez votre adresse et l’on n’écrit jamais)

D’encouragements lâches qui n’osent dire leurs noms

D’arguties plombées par des fausses complaisances

De grises compassions trop molles pour servir

De volte face soudaine sans qu’on puisse la prévoir

D’amour incestueux qui ne s’assument pas

De regards en coulisse d’un théâtre du pauvre

De chèque en bois polis comme des cercueils

(Et sans poignées dorées pour les croquemorts du verbe)

 

NON, les revues de poésie ne veulent pas vivre de mendicité

Elles ont leur dignité belle comme des lecteurs.

 

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:52

HOSSEGOR                                        Sud Ouest du 16/12/09

La vie comme une poésie

Modeste, humble et lumineux par nature, Jean-Pierre Lesieur n'aime rien plus que transmettre et parta­ger la poésie contemporaine, libre expression de libres penseurs au combat pacifique et inaltérable. Questions au créateur de la revue « Comme en poésie » et du « Garage aux poèmes » installé dans sa mai­son autour du lac d’Hossegor.

« Sud Ouest ». La revue « Comme en poésie » a 10 ans, quel est le secret de sa longévité ?
 
Jean-Pierre Lesieur. C'est une re­vue trimestrielle de poésie contem­poraine qui accepte tous les genres de poésie. Les poèmes arrivent par la Poste, par le net ou par connais­sance, je les publie dans la revue que je compose entièrement pour en li­miter le coût, les abonnements per­mettent de couvrir les frais.

Quels sont les thèmes fondamen­taux du poète Jean-Pierre Lesieur ?

La fraternité ouvrière avant tout, l'humour et la dérision. J'ai été ouvrier mécanicien à Air France, devenu instituteur grâce aux cours du soir.

Quelle est votre style, la forme pré­férentielle de placement des mots ?

J'utilise levers libre, c'est-à-dire qui trouve son rythme à l'intérieur de la phrase et non par sa forme.

Pourquoi défendez-vous la poésie.  D'un sonnet au slam des « Fleur du mal » de Charles Baudelaire à René Char ou Antonin Artaud, où est le fil rouge?

Il me semble que c'est le moyen plus libre pour exprimer révolte et émotion.

« Le Garage aux poèmes », trésor de guerre pour qui goûte les mots les idées, propose des centaines d'’ouvrages consultables surplace librement : « Le poète a toujours raison voit plus loin que l'horizon.. chante Jean Ferrat

                                                      Propos recueillis par Chantal Destribats

Contacts : j.lesieur@orange.fr,

tel 05 58 43 54 22,

blog : comme.en.poesie.over-blog.com

1249 av. du tour du lac40150 Hossegor

 

 

Le club des poètes non disparus. photo ch. d

  photo

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 16:43

JE NE SUIS PAS

 

Je ne suis pas de ce pays

Où les tourterelles tombent en passant

Et les taureaux en mourant

Où les hommes ont des bérets

Pour dissimuler leur calvitie

Aux yeux des belles colombes.

Je ne suis pas de ce pays

Ne m’en excusez pas on nait ou on peut

Et jamais où l’on veut

On nait comme on peut

Dans les accidents de la vie et leurs aléas

Il n’y a pas de quoi s’en flatter

Tant on n’y est pour peu de choses.

Je ne suis pas de ce pays

Aucune région ne se vantera

De m’avoir fait homme de vie

Aucun pays ne me réclamera

La dime du souvenir ancestral.

Je suis homme du monde

Et de ces mers que parcourent

Les requins de la mauvaise foi.

De ces pousses-aux-crimes

Qui ont toujours un drapeau à défendre

Et un ennemi à défenestrer.

Je ne suis pas de ce pays

Et je vous demande à genoux

De ne pas m’en vouloir du tout

De me regarder comme l’étranger

Qu’on aime avoir à sa table

Même s’il n’a pas le même accent

La même couleur de peau

Les mêmes vêtements mordorés.

Je ne suis pas de ce pays

Je ne fais que passer.

 

                                               Jean-Pierre Lesieur

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 15:25

J'éCRIS


Pour oublier de vivre cette vérole de déveine, ces acacias menteurs dont les épines puent, ces grands coups de pieds au cul, trop nombreux pour faire mouche.

Pour oublier ce paysage mort, un peu plus que nature, et des lunes couchantes qui baillent à fendre l’air.

Pour oublier ces apprentis Rimbaud qui ne riment jamais dans l’épaisseur du verbe se contentant de vitrioler quelques tranches d’adjectifs.

Pour oublier ces carcasses qui traînent  dans des rues de poussière ou un arbre n’est jamais aussi vert que les fumées qui le ceignent de leurs oxydes mortels.

Pour oublier la télévision, les satellites et les yeux bien pensant, qui se repaissent de conneries à longueur d’automne sans plus connaître le rythme quaternaire des saisons.

Pour oublier qu’on tue  - comment dire autrement l’acte qui consiste à rendre un homme mort - qu’il soit : fedayin, kabyle, israélien, palestinien, vietnamien, ou noir avec les armes perfectionnées des “technologienymphes”.

Pour oublier les charniers de capots, de phares et de portières qui s’engrossent en sourdine dans des accouplements de choc révélés concupiscemment par l’emboutisseuse électronique, la tronçonneuse à magnétique et le trombinoscope des présidents directeurs généraux de l’univers.

Pour oublier les enzymes gloutons, pas si cons qu’on le dit, et qui, un jour, feront une fête formidable au derniers globules rouges et blancs de nos corps.

Pour oublier l’image d’un poisson, ventre en l’air, filant au fil de l’eau, entre cent mille congénères aussi occis que lui, dont la vie ne rend plus compte aux hameçons des apprentis prêcheurs.

Pour oublier les rivières stériles et les mers idoines qui vous larguent la jambe quand vous trempez le pied heureuse de quitter ce corps déjà fade.

Pour oublier ces sirènes fichées dans le brouillard qui demandent à l’homme de ne plus respirer et condamnent à temps le bruit de ses poumons et à mort son sang.

Pour oublier de crever, étouffé entre deux rames d’invention nucléaires, et aller voir dans les palais de la découverte de l’au-delà ce qui aurait pu  vous éviter le voyage.

Pour oublier de rendre compte, quand il en est encore temps, de la bave nauséabonde qui sourd des glaciers à la barbe des frigidaires et des icebergs en dérive terminale.

Pour oublier la griffe de l’égout sur les scaphandres autonomes de ceux qui descendront curer les abysses désolés.

Pour oublier les soleils ventrus perchés sur des échasses, incapables de fixer le regard d’un enfant sans avoir le vertige.

Pour oublier la main sur l’épaule de celui qu’on torture parce qu’il jette dans la rue le sperme de ses idées.

Pour oublier ce qu’un pied de fougère condense de rosée quand on a un peu soif sur les chemins torrides.

Pour oublier la narcose définitive des champignons.

Pour oublier que je ne suis pas dupe.

J’écris DE LA POÉSIE;.

                                                                                                    JEAN-PIERRE LESIEUR

 

 

 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 07:40
Comme en  poésie 39 sera envoyé aux abonnés le 16 septembre.
SOMMAIRE

Patrick CHOUISSA
André GACHE
Phil CHARTRON
Geneviève LIAUTARD
Valérie FOURNON
Jean SIOUI
Joëlle BASSO
Alain HELISSEN
Geneviève BERTRAND
Paljor NGODUP
Alain JEGOU
Béatrice MACHET
Jean-Louis BERNARD
David MOUGERET
André NICOLAS
Patrick WERSTINK
Werner LAMBERSY
Ludovic CHAPTAL
LISKA
Morgan RIET
Olivier MILLOT
Jean-François LATASTE
Michel L'HOSTIS
Gérard LEMAIRE
François Xavier MAIGRE
André CHENET

DESSINS / Lambert SAVIGNEUX et Françoise SERREAU


LE TEMPS Du POÈTE par J.P LESIEUR

 




Ce numéro est un peu particulier une grande première partie jusqu’à la page 38  a été rassemblée par Béatrice MACHET qui a sollicité des textes et dessins de ses amis et amène une autre manière dans la revue. Béatrice a réagi à ma demande de prendre en charge un numéro, elle m’a envoyé 38 pages. Je me suis occupé des autres.

              J’ai beaucoup de textes reçus en attente ce qui retarde un peu le temps de publication, mais ne vous inquiétez pas ça viendra. 

              Comme d’habitude, ce n’est plus un scoop il y a eu quelques coquilles dans le numéro précédent. Dans le texte de Vinau, me signale Alain Surre sans plus de précision et la fin du poème L’arène de l’instant de Patricia Laranco  a été coupée. « L'arène de l'instant /où quelquefois, /l'on croit /être, avec lui, l'objet /d'un grand regard / qui plonge ! ». J’y ajoute dans le genre Le Cure- pipe à la place du Cure-dent dans l’article sur Claude Vercey et la méprise sur le prix Aliénor pour Albarède, ce n’est pas Résurgence qui a eu le prix mais Fulgurante résine. Je vois bien là ma répugnance aux prix en général que je partage avec le cinéaste Jean-Pierre Mocky, dont j’ai entendu un interrogatoire sur Inter. Ouf, il va me falloir bientôt toute la première page pour signaler mes coquilles pas Saint Jacques.

Je ne cite pas les revues dans lesquelles ont déjà publié les poètes que je mets dans la revue, de peur d’en oublier et de me faire des ennemies. ( souvent on oublie de citer Comme en poésie alors que je fus un des premiers à les publier). Je ne cite pas non plus leurs activités professionnelles, qu’est-ce que cela apporte de savoir qu’ils  sont fondés de pouvoir ou péripatéticiennes?

Connaître les œuvres qu’ils ont déjà publiées ne sert pas non plus  à grand-chose car on  les trouve dans peu de librairies voir aucune  et qu’il n’y a pas ou peu de diffuseur, d’autant qu’on peut aller sur Internet pour se renseigner, parfois.

Pour être dans l’air du temps, j’ai mis sur fesse book un groupe Comme en poésie sur lequel vous pouvez venir  discuter.
Depuis peu de temps et par hasard,  j’écris pour le théâtre. J’ai mis les textes dans un livre Porte ouverte… ou rouge, que vous pouvez vous procurer en supplément à la revue (10 euros) dans lequel j’ai mélangé sketchs et poèmes sur le thème des portes. Le spectacle a été joué dans le superbe théâtre de Soustons par la troupe Toutazimut et est prêt à voyager dans la région si on trouve des salles.

Ah, oui, j’ajouterai que j’ai quitté l’association des amis du tour du lac à Hossegor parce que son président s’occupait beaucoup trop du passé, à mon goût  et faisait du compte d’auteur pour lequel je n’ai pas une passion particulière, entre autres.

Bon automne et bonne lecture de ma petite revue qui ne tombe pas encore comme une feuille de frêne ou de hêtre


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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 08:18



 


Jean-Pierre LESIEUR : Zébane Fanfreluche (De l'Atlantique éd., 2008), 72 pages, 18 euros -BP 41 - 17102 Saintes cedex.

Dans cet original recueil, alternent les poèmes de Lesieur et les dessins de FLAM .On y suit les aventures et les mésaventures d'une peluche singulière à travers ses pérégrinations dans un sac de femme, ses découvertes et ses révélations, ses surprises et ses déceptions. Ne ressemblant à aucun autre animal connu, Zébane Fanfreluche se sent toujours à l'écart, comme celui qui n'a pas d'image et qui ne rencontre jamais son double. Il se sent aussi la victime du temps, des projets et des souvenirs. « En parlant du passé en forme d'avenir aujourd'hui ». Sous une apparente légèreté de ton et d'allure, Lesieur parvient à communiquer au lecteur une réelle émotion liée aux situations vécues par cette malheureuse peluche. On y devine une transposition de faits vécus, de rencontres avortées, de moments douloureux. : « Son credo était de survivre / Le plus longtemps possible / Dans le sac de la dame / Qui l'avait adopté ».

                                                                                         Georges CATHALO

 

 

 

Jean-Pierre LESIEUR - ZEBANE FANFRELUCHE - Editions de l'Atlantique

Au XVIII ème siècle le poète-humoriste Louis GRESSET publiait « VER-VERT » l'histoire poétique et cocasse d'un perroquet qui renvoyait à l’humain. Même procédé pour Jean-Pierre LESIEUR créant la peluche « Zébane Fanfreluche », S.D.F. de sac de femme et miroir de poche de l'animal social qu'est le poète, engoncé dans son handicap de solitaire de compagnie. .Ainsi le recueil se déroule sur le mode : « Je te renvoie, lecteur, mon affectivité à fleur de peine et mon innocence contrariée »...Ce Zébane, c'est aussi, peut-être, le Stroumf de Boris Vian, le souffre-plaisir de Jean de la lune, le Poil de carotte du vibro-rêveur, ou le Petit Prince de la peluche...Tout y passe avec Lesieur, puisqu'utilisant, dans sa forme versifiée, le procédé du Candide, il nous parle en direct, nous confie les espoirs et les déboires de son héros:

« Quand vous passez la plus belle partie

De votre temps dans un sac
II faut aller à l'école des bagages
Pour apprendre les gestes de survie
Qui sauvent le sel de vos journées..... »

Le long de monologues dialogues - et ce n'est pas la moins originale invention de l'auteur- le lecteur ne s'ennuie pas.et passe par tous les ingrédients psycho-sociaux, exacerbés par la sensibilité du poète: tendresse, amour, jalousie, angoisse, amertume, érotisme, dérision, satire, nostalgie, métaphysique, mort et résurrection...En un mot toute une expérience d'existence dont le mystère n'est surtout pas dévoilé :

« Zébane crut qu'on l'avait déposé

A l'assistance publique des peluches

Parce qu'on ne l'aimait plus.

La dame au sac avait passé un difficile moment

Comme toute vie en comporte assurément

C'est compliqué d'exister parfois avec un cœur

Tiraillé entre la vie de tous les quotidiens

Et la rêverie des jours anciens qu'on voudrait bien

Ne pas quitter comme un vieux sous vêtement. »


 Claude ALBAREDE


 

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 09:49
la revue n°37 est p arue et a été envoyée début mars 09

 

COMME EN POÉSIE n°37

sommaire

François TEYSSANDIER
Sanford FRASER
Fédérique KERBELLEC
Jean-Marc THÉVENIN
Raymond BEYLER
Évelyne MORIN
Jacques BLOT
laurence BOUVET
Yves-Jacques BOUIN
Mathias LAIR
Catherine ANDRIEU
Telma DESROSES
Bertrand PLACINES
Jacques MORIN
Jean-Louis GARITTE
Jean-Michel MAYOT
Jean-Michel GUYOT
Laurent FIELS

Céline ROCHETTE-CASTEL

Éric DUBOIS

Jeanpyers POËLS

Michèle BOURGEAIS

Diane MEUNIER

Valérie CANAT DE CHISY

Line SZOLLOSI

Patrick WERSTINK

Nicolas JEUSSEAUME

Martine LEDOUX

France BURGHELLE REY

Thibault MARTHOURET

Georges CATHALO

Supervielle le hors venu de Pascale GIOVANETTI

Jean L’ANSELME

Fadila BAHA

Didier OBER

Claude ALBARÈDE

André NICOLAS

 

ÉDITO DE JEAN  PIERRE LESIEUR

 

Nul n’a le privilège de la poésie et nul ne peut se vanter d’être le poète de son temps tant le temps dérive vers le noir absolu et l’arbitraire.

              Comme en poésie créée en 2000 avait 32 pages, ce présent numéro en a 64; il a doublé sa pagination en 8 années, sans aucune augmentation de prix. Pour rester dans la norme je devrais mettre l’abonnement à 24 euros.  Pour l’instant je n’y touche pas d’autant qu’il semble que nous allons entrer dans une période de difficultés financières et professionnelles. Réjouissez vous lecteurs fidèles.

J’ai mis sur Internet l’idée que les revues de poésie prennent en charge leur diffusion, ce qu’elles sont obligées de faire en ce moment, mais aussi qu’elles s’entraident dans ce domaine. En utilisant la toile, comme on dit, on doit pouvoir créer un site de référence où les abonnés/lecteurs trouveront des abonnements groupés, des informations sur les parutions, etc. (travail peu fait par les diffuseurs)

Cerise sur le gâteau c’est la régionalisation de la diffusion. Un référent par région chez qui les bibliothèques, les médias de toutes sortes, les libraires  trouveront des numéros plus facilement.

Maintenant il y a le problème de la poste. Ce service coûte très cher aux revues qui ont du mal à se diffuser autrement. Ne pourrait-on pas profiter des déplacements des animateurs ou des lecteurs pour qu’ils puissent emmener les revues d’un point à un autre en utilisant internet pour les échanges de bonne volonté.

Ce ne sont peut-être là que quelques idées utopiques mais si nous avons la volonté il n’y a aucune raison qu’il n’en sorte pas quelque chose de concret.

On pourrait aussi envisager l’autoproduction de nos revues. C’est un mouvement qui est amorcé et qui devrait prendre plus d’ampleur. Avec de petits investissements on se passe des imprimeurs, relieurs et autres. Le numéro que vous avez dans les mains a été entièrement fabriqué par mes bons soins. Au lieu de demander des subventions financières pour un numéro essayons d’obtenir des tutelles qui acceptent, des machines : photocopieuses, relieuses, massicot et le nec plus ultra chaine d’impression.

Saura-t-on, revuistes, profiter des difficultés qui s’annoncent pour revoir de fond en comble la fabrication et la diffusion de nos revues auxquelles nous tenons tellement. Qu’en pensez-vous, et toi lecteur, lectrice ?

 

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