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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 20:49

suite à l'article sur non le poète j'ai reçu aussi un texte d'Alain Lemoigne si le coeur vous en dit dites moi c'est qui pour vous un poète.

Un poète, ce n'est pas un esthète

ni la plante savante d'une université.

Un poète, ce n'est pas un courtisan

ni le porte-lyre d'un parti.

Un poète, ce n'est pas un bonimenteur

ni le notable d'une certitude.

Un poète, ce n'est pas un linguiste

ni le cuisinier ès plagiats.

Un poète, ce n'est pas un bouffon

ni l'esseulé de la petite tour.

Un poète, ce n'est pas un monsieur-je-sais-tout ni le balèze des urinoirs médiatiques.

Un poète, ce n'est pas un jongleur

ni le farfadet des poncifs recyclés.

Un poète, ce n'est pas une définition

mais tout juste un instant

qui devient.

Alain LEMOIGNE

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Alain Lemoigne - dans poésie
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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 09:31

En écho à non les poètes Aubazine répond...

OUI, LES POÉTESSES !

 

 

 

 

Oui les poétesses vivent dans la cité de la Joie,

 

Oui les poétesses sont les filles véritables d’Ève,

 

Oui les poétesses regardent le sage et reprennent un quartier de Lune,

 

Oui les poétesses respirent à pleins poumons dans les bistrots désenfumés,

 

Oui les poétesses accueillent à bras ouverts les espions venus du froid,

 

Oui les poétesses descendent toutes de François (Rabelais),

 

Oui les poétesses peuvent opter pour la maternité,

 

Oui les poétesses crayonnent de noir leurs yeux de biches,

 

Oui les poétesses ne sont pas toutes chiches,

 

Oui les poétesses écrivent contre papier bouffant et encre de bon aloi,

 

Oui les poétesses n’ont parfois plus que leurs yeux pour pleurer,

 

Oui les poétesses n’ont rien à cacher et le montrent,

 

Oui les poétesses voguent sur l’écume des jours,

 

Oui les poétesses agrafent aux revers de leur chlamyde le verbe sauvage,

 

Oui les poétesses engloutissent à plein régime,

 

Oui les poétesses sont les mamelles de la scansion,

 

Oui les poétesses hurlent peace & love à plein gosier,

 

Oui les poétesses savent ravauder les trous de l’atmosphère,

 

Oui les poétesses usent à bon escient d’ustensiles affûtés comme des langues,

 

Oui les poétesses n’ont qu’une porte en voile blanc,

 

Oui les poétesses commencent à faire provision de ballons d’oxygène,

 

Oui les poétesses ne sortent leur muse qu’en liesse,

 

Oui les poétesses remplissent des métaphores d’or coulant qu’elles bouchent à la cire,

 

Oui les poétesses zonent souvent près de la Voie Lactée,

 

Oui les poétesses sont en harmonie avec les éléments qu’elles dé-chaînent,

 

Oui les poétesses savent bien qu’elles sont l’avenir de l’Homme,

 

Oui les poétesses boutent le feu aux Préfectures,

 

Oui les poétesses ont des voix de Sirènes,

 

Oui les poétesses sont tigresses indomptées,

 

Oui les poétesses accouchent encore de mares de mots,

 

Oui les poétesses se peignent dans les courants d’air,

 

Oui les poétesses modestes œuvrent dans l’anonymat,

 

Oui les poétesses interprètent la vie à chaque trépas,

 

Oui les poétesses sont tisserandes des toiles immatérielles,

 

Oui les poétesses shootent dans les boîtes à clous,

 

Oui les poétesses soutiennent ceux qui n’acceptent pas ces dictatures de cons,

 

Oui les poétesses bercent les rêves des hommes de peine,

 

Oui les poétesses alchimistes fabriquent des photos molles,

 

Oui les poétesses de Salomon chantent jusque sous la douche,

 

Oui les poétesses tressent des vérités qu’elles ont filé en douce,

 

Oui les poétesses reconnaissent être effrayées par les rides arides,

 

Oui les poétesses déboulonnent les statues qui tuent l’art,

 

Oui les poétesses accouchent un peu dans la douleur,

 

Oui les poétesses giflent à toute volée les souffleteurs d’écrits vains,

 

Oui les poétesses remercient vivement la Vie chaque matin,

 

Oui les poétesses aiment à péter dans la soie du noir,

 

Oui les poétesses n’ont pas leur langue dans la poche même si elles ont des poches sous les yeux,

 

Oui les poétesses se doivent d’être inoxydables en leur journée double,

 

Oui les poétesses ont bien fait de jeter leur soutif en pâture aux ânes bâtés,

 

Oui les poétesses n’avortent que quand elles sont dos au mur,

 

Oui les poétesses qui ont chaud aux fesses n’ont pas froid aux yeux,

 

Oui les poétesses...

 

 

 

                                                                                                         AubaZ!ne SAXETT

 

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 15:30

Vous les connaissez mal, vous ne les connaissez pas bien; les poètes.

NON LES POÈTES !!!

 

 

 

Non les poètes ne vivent pas en dehors de la cité interdite

Non les poètes ne sortent pas de la cuisse de Jupiter

Non les poètes ne craignent pas la mort  ne demandent pas la lune

Non les poètes n’évitent pas les fumées tristes de l’usine

Non les poètes n’ont pas peur de l’Amérique

Non les poètes ne sont pas dans la manche des dieux

Non les poètes ne naissent pas dans la maternité des facultés

Non les poètes ne dessinent pas sur les langes des riches

Non les poètes ne mangent pas dans la main des puissants

Non les poètes n’écrivent pas dans la gratuité

Non les poètes ne servent pas les dictateurs du monde pauvre

Non les poètes ne dissimulent pas de tiroirs secrets

Non les poètes ne zèbrent  pas la nuit des parchemins

Non les poètes ne cherchent pas le sommeil du verbe

Non les poètes ne fréquentent plus les chapelles ardentes

Non les poètes ne mangent pas dans n’importe quel râtelier

Non les poètes ne sucent pas le lait des nourrices sèches

Non les poètes n’inventent pas un monde sans amour

Non les poètes ne gravitent pas dans une galaxie sans atmosphère

Non les poètes ne traînent pas des casseroles hautaines

Non les poètes n’ouvrent pas des portes condamnées

Non les poètes ne tapent pas sur des casseroles pleines d’air

Non les poètes n’enferment pas leur muse dans des musées

Non les poètes n’affirment pas des métaphores de pacotille

Non les poètes ne perdent pas les sentiers des étoiles

Non les poètes n’ont pas peur des orages de foudre

Non les poètes n’espèrent pas dans l’avenir du passé

Non les poètes n’enflamment pas de fausses meules de foin

Non les poètes ne chantent pas des mélodes parfaites

Non les poètes ne marchent pas dans les rails des suiveurs

Non les poètes ne craignent pas la disparition des mots

Non les poètes ne perdent pas leur temps à redessiner le vent

Non les poètes ne dressent pas des tentes sur les rives de la misère

Non les poètes ne refont pas le monde à chaque nouvelle image

Non les poètes ne construisent pas des ponts sur des rivières à sec

Non les poètes ne burinent pas la rue dans les passages protégés

Non les poètes n’acceptent pas la dictature des cons

Non les poètes ne bercent pas l’illusion dans le comique de situation

Non les poètes ne conduisent pas leur vie comme une moto folle

Non les poètes ne vocalisent pas dans des matins sans avenir

Non les poètes ne possèdent pas des vérités toutes faites

Non les poètes ne pleurent pas dans le gilet des rides

Non les poètes ne burinent pas leur nom sur des socles sans statue

Non les poètes n’enfantent pas dans la douleur du beau

Non les poètes ne boursouflent pas les ardeurs du soir

Non les poètes ne chantent pas dans des chorales sans feu

Non les poètes ne réchauffent pas les oxygènes absents

Non les poètes ne brillent pas dans les salons ventrus

Non les poètes ne perdent pas l’honneur perdu des autres

Non les poètes ne paradent pas dans les cimaises des théâtres sans cœur

Non les poètes ne sombrent pas dans l’alcoolisme distingué

Non les poètes ne vibrent pas au vol à voile des absences d’envergure

Non les poètes ne puisent pas dans les réserves de vos peurs

Non les poètes ne perçoivent jamais le salaire qui ne leur est pas dû.

 

 

 

 

                                            Jean-Pierre Lesieur

 

 

 

 

 

 

 

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 09:26

Le numéro 28 de comme en poésie est paru.

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR
Page3 /Catherine MAFARAUD-LERAY
Pages 4 : Olivier MATHIAN
 Page 5 : Fabrice MARZUOLO
Page 6 : Ferrucio BRUGNARO
Page 7 : Gérard LEMAIRE
Page 8/9 : Fadila BAHA
Page 10/11 : Pierre MAUBÉ
Page 12/13 : Aubazine SAXETT
Pages 14 : Marie-Noëlle AGNIAU
Page 15 : Sébastien MÉNARD
Page 16: Michel MALACRINO
Page 17: Danielle GEORGES, J.C TOUZEIL
Pages 18/19 : Bruno SOURDIN
Page 20: Suzanne LE MAGNEN
Page 21/22/23 : Michel GENDARME
Page 24 : Claude ALBARÈDE
Page 25 : Pascal MORA
Page 26/27: LA FÊTE À MARTINE
Page 28 : Valérie DURIF, Marc BONETTO
Page 29  : Teri ALVES
Page 30 : J.L BERNARD, Michelle CAUSSAT
Page 31 : Alain CROZIER
Page 32 : Pierre MIRONER
Page 33 : LISKA
Page 34/35 : Jean-Pierre LESIEUR
Page 36: COUPS DE CŒUR
Page 37 : LA PASTICHERIE
Page 38/39: CARTES LÉGENDÉES
Page 40 : Guy CHATY
Page 41 : Florent DESORMAUX
Page 42 : Georges CATHALO
Page 43 : Olivier DROUIN
Page 44/45 : Cécile VINCIGUERRA
Page 46/47 : POT AU FEU
Page 48 : CONSEILS ET ANNONCES
Page 49 : COMME DANS LES RECUEILS
Page 50/51 : COMME DANS LES REVUES
Page 52 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

 

Fadila BAHA 

 PASSAGE 

              Des familiers inquiétants se sont agités je dormais sous la cave les fausses notes me perturbaient tournant et tête à l'envers je tentais d'y mettre un grain mal m'en prit ils faisaient paquet n'en déplaise à mes oreilles mes peurs pourquoi n'arrivaient-ils pas à se mettre en route un chignon réfractaire? J'avais les nerfs en pelote une incertitude de l'accueil je transpirai sous la couette ils se pétrifiaient je souhaitais savourer un café bien sur folle équipée en solitaire il fallait y penser ne pas tricoter des liens incertains d'autres des anciens flous je ne les vis plus la maison Passage Dubois avait été démolie insalubre.

 DU FAMILIER 

 Et le père de convoquer chacun il y avait des lustres et pas l'eau courante mais donner une place au paradis !!

Non il ne sentait pas sa dernière venue mais gratifier ou punir avait toujours été son rôle une drôle de nuit personne ne dormait il dut capituler la réunion serait plurielle elle fut surréelle avec des grands témoins des mages de la solennité un peu de frayeur du merveilleux l'au-delà avait bonne figure c'était l'ici et maintenant qui donnait envie d'aller au lit disputes querelles les frères les sœurs les absents la nébuleuse les coupables il y avait du familier.

 INVINCIBLE 

              Le vélo galope comme il a des ailes tant pis pour le bleu il coupe la vitesse et les sensations crispé sur ses freins c'est pas du jeu. La tête penchée sur le guidon à moi les lacets il y en a bien pour un quart d'heure d'extase avant la fontaine la fierté enfantine dans les sacoches le vélo c'était sans les mains sans les jambes et la raclée du père insensible aux genoux saignants il avait tout vu inconsciente inconsciente pardon je badigeonne mes bobos pour demain non? le jour d'après. Tiens arrivée au Pont de Montvert là haut c'est le mont. On regarde les cartes à chacun son tour du Causse Méjean bonheur myrtilles faucons et un verre de mauresque pour le parfum quinze jours toute une vie je suis invincible.

 

 LA JEUNE FILLE

          Elle a des œillets blancs au teint qui ne la quittent pas si elle perd les connaissances en plein midi un dimanche pas leur vocation de meubler les têtes dans l'abnégation autant remplir le tonneau des danaïdes et la voilà qui questionne et la place se vide autour d'elle il y a Benoît il est bien là il ne retient pas son émotion devant les cheveux de blé il sera son protecteur son ami elle acquiesce glisse sa menotte dans sa main droite elle a les yeux du soleil à présent et les œillets blancs pimpants.

QUEL TEMPS

Pauvres sirènes hier elles chantaient
aujourd'hui elles hurlent
que nous parlez vous
esprits de la nature vivre avec quel temps
auriez vous perdu le sens commun?
Et le hurlement du loup la nuit à la lune?
Et l'iris?
Vous l'admirez au bord de l'étang unique
si vous cherchez à le cueillir
vous découvrez un cordon ombilical
qui court sur la terre
s'élance à la conquête du sol
soudain réapparaît à la surface
épanoui en une nouvelle fleur.

Marie-Noëlle AGNIAU

Fragment 72

Ton chant pose par-dessus la voix une nappe de fraîcheur, un cercle plus grand, Il se niche partout dans le monde même en dehors et pour cause : il est le monde. Nos tempes ( ces deux creux autour de la tête où jadis s'appuyaient les os de la tête) marquent le début. Elle sont la cloison derrière laquelle tout commence. D'être chacun soi fait qu'on ramène à l'autre ce qu'il n'entend pas.

 

 

 

Toi auprès de qui sont nos ressources ( comme au sortir de l'eau noyée)
toi qu'un poids de coccinelle ferait tomber - sans égal -
bouche à bouche inverse ( de qui l'arbre ou la bête tient-il l'autre ? )
oiseau vétuste, aussi vétuste que le corps ( d'ailleurs un oiseau vétuste habite le corps, il suffit d'ouvrir les poumons de notre manteau)
à tes lèvres noires, je prends comme à la boîte d'un secret dont le velours se décolle et guette de quoi faire surgir le souffle en continu,
je levai la main sans te saisir ( de peur que tu la manges dans un repas qui ne fut pas à ta taille) pour que tu puisses échapper au broiement des os : tu fis route vers la fenêtre et dans l'encart du ciel l'enfant put voir son délai d'innocence. Une sorte de chaise gardée à laquelle on revient une  fois les épreuves finies.

 

La forme poème : si c'est un fleuve, nous enterrerons les virgules et de la terre semée, jailliront les choses qui n'ont pas pu se faire. Le décollement dont je parle : une ouverture capable d'étendre au maximum la surface de respiration.

 

 ( toi auprès de qui sont nos fantômes)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 09:04
 Deux poèmes de Robert Momeux, l'ami du puits de l'ermite et d'ailleurs.

ÉTERNITÉ DES SIGNES  ESSENTIELS

 

Si l’arbre se tord les mains
Si le sentier s’enfuit à l’horizon
Si l’ombre habille le buisson
Et se déchire à des lueurs

 

 Si l’heure est lente à s’épanouir
Et si le vent s’émeut d’un rien
Si rien ne vient dans le silence
Inutile d’invoquer les fées

 

Inutile de croire aux miracles
Il suffit d’attendre le jour
Il suffit d’être là

 

Au premier chant du coq.

 

 

 

ANCIENNETÉ  DES MONDES

 

 

Le vent griffe

 

Le pelage des collines

 

Les arbres s’agrippent

 

À l’intensité du ciel

 

Ruent s’ébouriffent

 

S’indignent

 

Ils sont plus à la terre

 

Qu’à l’air malgré ce qu’on croirait

 

C’est une longue histoire

 

Entre le sol et eux

 

Bien avant que le jour le sache

 

Ils étaient déjà présents

 

Vivant d’obscurité

 

Dans le silence des respirations secrètes

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 07:59

 au 2149 ave du tour du lac à Hossegor

Le garage aux poèmes vient de voir le jour à Hossegor. Si vous habitez dans la région ou si vous passez par hasard venez lire de la poésie celle de Jean-Pierre Lesieur mais aussi tous les recueils et revues récoltés ici ou là.

Vous pouvez aussi envoyer vos poèmes, manuscrits, recueils, revues ils seront mis en lecture dans le garage aux poèmes.

d'autres lieux sont possibles pour lire des poèmes

la POETHEQUE  14 Pl du 11 novembre1918 38090 Villefontaine

ARPO à Carmaux centre culturel du Tarn bibliothèque départementale

maison de la poésie Rhônes Alpes rue dr Lamaze 38400 Saint Martin d'Hyères.

Si vous avez d'autres adresses je les mettrai sur le blog

c'est tellement difficile de trouver de la poésie à lire.

Si vous êtes auteur et que vous voulez que vos livres soient mis en lecture dans le garage vous pouvez me les envoyer à l'adresse de la revue 2149 av du tour du lac 40150 hossegor

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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 08:01

le numéro 27 de comme en poésie est paru.

SOMMAIRE

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR

 

Page3/4/5 : André CAMPOS-RODRIGUEZ

 

 Pages 6/7: Béatrice MACHET

 

 Page 8 : Laurent FELS

 

Page 9 :Stella RADILESCU

 

Page 10 : Nathalie RIOU

 

Page 11 : Jay BLACK

 

Page 12/13 : Éric DUBOIS

 

Page 14: Jean-Baptiste PÉDINI

 

Pages 15 : Jeanpyer POËLS

 

Page 16/17: Michel MERLEN

 

Page 18: Luce GUILBAUD

 

Page 19: Arnaud CALVI

 

Pages 20/21 : Véronique JOYAUX

 

Page 22/23: AMARANTA

 

Page 24/25  : Ludmilla PODKOSOVA

 

Page 30/31/32: Catherine MAFARAUD-LERAY

 

Page 33 : COUP DE COEUR

 

Page 34/35: Rodolphe OSCÈSE

 

Page 36/37: Florent DESORMAUX

 

Page 38  : Claude LUÉZIOR

 

Page 39 : COMME EN CORRESPONDANCE

 

Page 40/41 / Alfonso JIMENEZ

 

: Page 42/43 : SAINT ALBRAY

 

Page 44/45 : cartes légendées

 

Page 46 : La pasticherie

 

Page 47 : Pot-au-feu

 

Page 48 : Conseils et annonces

 

Page 49: Comme dans les recueils

 

Page 50/51 : Comme dans les revues

 

Page 52 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

 

 

ÉDITORIAL J.P Lesieur 

 

 

 

 

            Il n’y a aucune fatalité à écrire de la poésie. Il n’y a aucune fatalité à vivre en poète et à vivre sa poésie. Il y a seulement un énorme plaisir intellectuel qui ne débouche pas forcément sur une ascèse de vie particulière.

 

              Fabriquer une revue et je l’entends au sens de tout faire soi même conception, choix des textes, maquette, impression, assemblage, diffusion, expédition, représente une somme de travail qui  procure aussi une position particulière en regard de l’écriture. Je vis cela depuis 27 numéros et je n’en suis pas encore las. J’y ai appris l’humilité de la chose écrite et sa relative inimportance si je peux me permettre ce néologisme. J’y ai appris l’humilité de celui qui agit et fait de ces propres mains. J’y ai développé mon humilité d’homme. Ce qui vous en conviendrait n’est pas une mince affaire.

 

Le « faire », comme je l’entends, pour un poète le ramène dans la cité et lui rend une position d’acteur qu’il a tendance à déserter du fait d’une certaine marginalité qui lui est assignée par la société civile. Et je suis persuadé que cela a une influence sur sa manière d’appréhender et diffuser ce qu’il écrit.

 

Le « faire » le met au rang de l’artisan de bonne facture et en prenant en main les moyens de reproduction de sa production poétique lui assure une autonomie qui  passe par aucun de ces cribles qui souvent lui ôtent le droit de paraître et par voie de conséquence de faire paraître.

 

Le « faire » ouvre en quelque sorte la porte de la générosité envers ses condisciples que bien souvent il publie pour le plaisir de les publier et ainsi leur faire l’avance d’une aide de la fraternité poétique et leur tendre une main amicale par delà les mots.

 

Je  me rends,  de plus en plus compte, qu’il existe dans cette société hyper friquée une difficulté inhérente au trop plein qui gagne les lettres il y a embouteillage de l’offre d’écriture avec un lectorat qui stagne voir diminue. Je parle bien sûr de la poésie, phénomène accru par Internet qui permet à n’importe qui de mettre n’importe quoi et de le baptiser poème. Est-ce un mal? Je me garderai bien de me prononcer tant que le monde poétique sera aussi divisé sur ce qu’il convient d’appeler poésie. Laissons faire,  la postérité et le hasard finiront bien par se rencontrer.

 

J’étais dans un salon du livre, à Hossegor, mais oui dans une aussi petite commune on fait chaque année un salon, et j’ai vu défiler devant mon stand des centaines de gens qui allaient assister aux conférences de : Chancel, Picouli, Hondelatte, Levaï, etc. remarquez pas un poète dans le nombre. Le seul de mes livres qui accrocha quelques regards et quelques doigts fut celui  dont la couverture était en couleur avec un titre alléchant : Mon papa m’a dit... Les gens sont bien conditionnés par l’emballage si cher à la pub. Et ils repassaient avec sous le bras le livre dédicacé de celui qui venait de parler. Plus de sous pour ma poésie.

 

 

Catherine MAFARAUD-LERAY

 

  POUR LA FEMME DU CLOWN

Certaines sûres serrées
Presque toutes
Cerises d'Ipoustéguy
En queues exclamatives
Odeurs de treilles
Yeux de caviar « Sauve qui peut »
Cerises à la Soutine
Séchées en l'arbre
Cramoisies noires pourries
Petits foies de moineaux
Sous le pied écrasés méchamment
Près du vin renversé
Cerises de Manuel
De Manuel de Falla
Gommées de géométrie fugaces
Si peu sorcières troubles parfois
Incertaines Lumière Couleur contrastes
Et surtout Lorca
Et l'orange éclatée
Cinq heures du soir quand
Ignacio Sanchez Mejias
Fut pris par le taureau
Cloué au sol
Sur un vieux tas « de chiens éteints ».

 

POUR LA FEMME DU CLOWN,BRAVO,BRAVO,
ET QUI FAIT LA VAISSELLE, BRAVO, BRAVO,

 

 

 

 

 

 

 Si vous avez des contributions  pour le prochain numéro vous pouvez me les envoyez au 2149 av du tour du lac ou par Internet à  j.lesieur@wanadoo.fr

 

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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 07:53

parution  récente

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre LESIEUR

 

 

 

 

 

LE MANGEUR DE LUNE

 

 

 

Journal dérisoire d’un petit poète

 

 

 

1935-1991

12 €

à comme en poésie 2149 avenue du tour du lac 40150 Hossegor

 

Jean-Pierre Lesieur

 

 

 

 

 

 

le livre majeur de Jean-Pierre Lesieur qui retrace la vie d'un petit poète tout au cours d'une existence à cheval sur deux siècles.

 

 

 

Jean-Pierre Lesieur

 

 

 

Poète du quotidien de la fraternité ouvrière, de la révolte, de l’humour corrosif aussi, revuiste de tempérament, directeur notamment de Comme en poésie. ( l’année poétique 2005 Patrice Delbourg et Jean-Luc Maxence)

 

 

 

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 09:29

Ces poèmes ont été écrits, sans prétention de publication, par une femme amoureuse d'un poète et qui les a aimés et qui l'aime encore. Prenez les comme une formidable lettre d'amour.

LE TRAMWAY AUX FEUILLES D’OR

 

 

 

 

 

La ville s’endort à l’aube en désir

Les rêves se précipitent

Vers le tramway de Septembre

Aux feuilles d’or.

Quand tu prends mon corps dans tes bras

Somnambules

Mon fleuve paresse

S’ouvre à la mer

Et le tramway aux feuilles d’or

Oubliant la trajectoire des lignes

Devient barque de nuit

Glissant doucement

Sur les vagues jade

Berçant notre amour de ses rames.

 

 

 

 

 

 

 

ENTRE TAGE ET SEINE

 

 

 

 

 

Au carrefour de mes doutes
Entre Tage et Seine
Mes racines se promènent
A la main d’un poète.
Boulevard des saudades
Entre Tage et Seine
J’ai planté l’horizon.
Dans le creux de ta main
J’ai trouvé l’Océan
De tes yeux voyages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPLEEN DE TOI

 

 

 

 

 

 Par un matin de vent et de froid
Visage collé à la vitre
J’attends un signe du ciel. 
Les feuilles d’automne
Tapissent mon coeur.
La tristesse me prend doucement
Dans ses jacinthes bleues.
J’attends un signe du ciel
Et de toi.

 

 

 

 

 

 

 

POUR TOI

 

 

 

 

 

 

 Dans le ciel sans couleur qui ne promet rien 
A la fenêtre des matins
Quand je vois passer
L’hirondelle mélancolie.
J’invente des lacs, des brumes et des bras.
Tous les oiseaux sont morts de froid.
Dans le ciel sans couleur qui ne promet rien
Il n’y a que tes mains pleines de roses
Et de rêves...
Pour attendre demain.
J’ai le nom d’une fleur quand tu m’appelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vent souffle dans mon coeur
Le ciel écrase les montagnes
De son gris désespoir.
Les sapins sont vêtus de noir
Le ruisseau pleure ton absence
Mon regard est vide de toi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’heure des rêves
Des flocons de mots blancs
Caressent mon visge
Réveillent mes sens
Et me parlent de toi.
J’invente pour nous
Le printemps aux rires cascades
Le parfum des amandiers en fleur
Les musiques sublimes
Pareilles à nos baisers.
Puis la nuit descend
Déchirer mes songes.
Et le vent marche toujours sur mon coeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour toi
Je cueillerai des roses blanches en Janvier.
Pour toi
J’arrêterai le soleil du printemps.
Pour toi
J’inventerai les nuits claires d’été
de sourires parfumées.
Pour toi
Je serai la mer dans le sel de tes yeux.
Pour toi
J’allumerai la tempête des tendresses.
Et ta voix tombera sur moi
Comme une pluie de caresses
Dans cet inguérissable ciel.

 

 

 

 

 

 

 

 

REQUIEM

 

 

 

 

 

Jongleur de rêves animés
Exquise montgolfière attachée
Aux voiles de mes yeux
Nomades immobiles
Pont suspendu à mon coeur
Images solaires aux vents
En rafales de plaisir.
Requiem à la vie
Encore et encore...

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTRE HISTOIRE D’AMOUR

 

 

 

 

 

 Notre histoire d’amour
De poèmes détachée
Nous la jouons à quatre mains
Sur un piano de soleil.
Cachée au fond de mon coeur tiroir
Elle sort en douce
Quand la nuit se fait blanche.
Elle parcourt mon corps
De vague en vers
De vers en vague
Laissant des taches d’encre sur mon ventre.
Notre histoire d’amour
Déborde des solfèges
Court vers la mer
Cherche une maison sans toit
Plantée de sable chaud
Aux portes et fenêtres éventrées
Par le bonheur
De voir les étoiles.
Je décalque tes lèvres sur mon oreiller d’écume.

 

 

 

 

 

 

 

DÉJÀ NOS SOUVENIRS

 

 

 

 

 

 

Cueille les secrets verts
Que les vagues murmurent aux rochers
De ma mémoire.
Garde ces odeurs violettes
Qui font vibrer les veines saudade
De mon ailleurs.
Laisse des empreintes éternelles
Sur le sable blanc
De mes envies.
Regarde l’immensité  mystère
Invente l’infini.
Et me verras-tu peut-être
Au-delà du visible
Impatiente d’écrire...
Nos souvenirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un soir au Marais
A l’heure de nos pas sur ta vie
Tu dessinais
Le silence des rues
La fontaine aux baisers
La maison de tes  amours premiers.

 Un soir au Marais
Nous avons traversé le temps
De tes jardins liberté
Aux marches de fleurs et de fruits.

J’avais les mains froides, mon amour,
Ce soir-là!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nos visages entrelacés
Sont partis en secret
Au jardin des poèmes
Où les mots sont caresses.
Douces caresses
Caresses de roses
Nos visages entrelacés
Subtile aquarelle
Sur un fond de soie
Qui prend feu
Par excès de lumière.
Nos visages entrelacés
Bonheur unique
Parfaite oasis 
Dans le désert du quotidien.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai rêvé
J’ai rêvé d’un bateau triste
Attaché au quai de l’inquiétude
Attendant les départs.
J’ai rêvé d’un oiseau fou d’espace
Posé au bord de mon coeur
Lissant une histoire d’amour.
J’ai rêvé d’un univers imparfait
Où une constellation est née
Clandestine et lumineuse
Comme nous.
J’ai rêvé d’un poème
Tout écrit au sucre et à la canelle
Qui fondait dans nos bouches.

Olga SAUDADE

 

 

 

 

 

 

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 08:23

Liban 76

 

 

 

 

 

 

Les enfants en chômage de patrie

 

portent des feuilles de paie

 

pour écrouer les arbres.

 

Têtes fabuleuses comme on n'en voit plus

 

que dans les quartiers bas où ça pue

 

qu'il faut friser à chaque fête solaire

 

chrétienne

 

maronnite

 

musulmane

 

orthodoxe

 

ou ravie.

 

Tête d'enfant déjà un peu rieur

 

d'avoir affronté la mort sans savoir

 

les popes farceurs

 

les démagogues.

 

Quel monde leur fut donné

 

pour broyer leurs poitrines à la meule des hymnes

 

et au soleil terreux des coffres-forts.

Poème extrait de Le mangeur de lune de Jan-Pierre Lesieur à paraître aux éditions comme en poésie/les écrivains du lac.

L'histoire bégaie et les poètes sont un peu vigie ce poème fut écrit en 1976.

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