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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 20:44

 


image de Rosy Candau

Je bosse sur un recueil qui tourne autour de l'argent, du fric du flouze...Ce qui n'est parait-il pas très poétique et pourtant je m'accroche. en voici l'ouvre-boîte.



DE TROC EN FRIC

 

 


Une carotte pour une pomme, un lapin pour deux choux, une carpette contre un tapis, ta fille pour mon fils plus deux chèvres, ma femme contre les tiennes....

Jusque là le troc, sauf dans quelques cas épineux et de conscience, avait suffi à rendre les menus services usuels.

On troqua aussi de groupe à groupe, d’état à tribu, de partenaire à concurrent, de gardien à gardé, de gardien à évadé. On en prit même l’habitude. D’immenses beuveries troc s’organisèrent avec les surplus. Dès lors on s’avisa qu’il fallait inventer le fric.

L’affaire ne se fit pas du jour au lendemain et les tractations furent longues délicates et ponctuées de nombreux soubresauts.

On assista à des luttes lyriques entre livres tournois dans des lices couvertes de lys d’or et de seigneurs chamarrés.

On surprit des bateleurs d’occasion affairés à estampiller monnaie pour leur propre compte et qui chutèrent malencontreusement dans des culs de basse fosse.

On signa des papiers sur la bosse d’un bossu dans une rue de Paris qui a découvert depuis les promoteurs immobiliers et le plus vieux métier du monde.

On fabriqua une monnaie pour le nord et le sud après avoir essayé une monnaie pour chacun.

Las, on tenta, tâtonna, suça, soupesa, essaya, trouva un système qui fonctionne en douceur pour ne pas jeter la populace dans les affres de la révolution. Ainsi naquit le FRIC.

Les ravaudeuses râlèrent bien un peu parce que les pièces trouaient les hauts de chausses. On les assigna puis leur donna des billets de plus en plus inimitables et le collant invisible pour les reconstituer. On élimina les ravaudeuses et les racoleuses.

DES LORS IL FALLUT :

- Coffrer un grand nombre de faux-monnayeurs, de délinquants mineurs et majeurs, de garde des sceaux, de ministres avides

- Prévoir des convoyeurs de fonds, des systèmes d’alarme de plus en plus perfectionnés, un sinistre des finances, des percepteurs collecteurs, des inspecteurs, des vérificateurs, un monnaie stable, un système de  référence, des dévaluations, un serpent monétaire avec des pattes de franc flottant, des économistes distingués et les autres, des chalumeaux oxyacétyléniques pour coffres inviolables dont on a égaré la clef, des experts en balistique, une brigade antigang, des prises d’otages, de la cupidité, l’intéressement aux bénéfices, la participation bidon au ramassage des toiles dans les baux de Provence, Créer des feuilles de paie, la sécurité sociale, la retraire des vieux qui laisse de plus en plus vieillir, les dossiers en souffrance et le chômage partiel total et intermittent, les travailleurs immigrés, les patrons de combat, les centimes additionnels, les impôts locaux, les contributions directes, indirectes, involontaires, qui biaisent, en détours, en zigzags.

-Inventer la B.N.P, les trusts, les supermarchés, les hyper machines, Las-Véga, la roulette, les machines à sous, la Mafia, l’Amérique, le surintendant des finances, le chancelier de l’échiquier, l’échec des négociations.

-Tricoter les bas de laine, les cotes en bourse, le chandail des croupiers en rupture, l’assurance des notaires et leur cache-nez pour la prison, les bas de laine des promoteurs, les gants pour prendre les pincettes.

- Renier la parole donnée, la traite à trente jours, le tope-là en confiance, l’amitié, son père et sa grand-mère, ses origines modestes.

Et bien vite d’astucieux petits génies découvrirent qu’on pouvait acheter les consciences, c’était affaire de prix.

Tout devint possible.

 

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 17:50
le numéro  33  de comme en  poésie   a été mis  à la poste aujourd'hui  6 mars. 


yvel-18.jpg

SOMMAIRE DU N° 33

 

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR

Pages 3/6 : Anne BLAYO

 Pages 7 : Véronique LE GUEN

 Pages 8/9 : Fabienne ALLIOT

Page 10 : Yves PLAMONT

Page 11 : Franck LEGAUD

Pages 12 / Chem ASSAYAG

 Page 13 : Didier OBER

Pages 14/15 : Stella VINICHI RADULESCU

Pages 16 : Olivier MATHIAN

Page 17 : Alain JÉGOU

Page 18 : Pascal MORA

Page 19 : Mathias LAIR

Page 20/21 : Jean-Louis MASSOT

Pages 22 : Georges CATHALO

Page 23 : Jeanpyers POËLS

Page 24 : dessin de Luce GUILBAUD

Page 25 : André NICOLAS

Pages 26/27: Christophe PETIT

Page 28/29 : Zébane Fanfreluche/Flam

Page 30 : Sylvie BOURCIER/Pauline LABRANDE

Page 31 : Jean-Pierre GAUBERT/Bernard LANZA

Pages 32 : Morgan RIET

Page 33 : dessin de Luce GUILBAUD

Page 34 : Bénédicte LEFEUVRE

Page 35 : Muriel CARUPT

Page 36/37 : Marc Antoine BRACHET

Page 38/39/40 : Hozan KÉBO

Page 41 : Yves PLAMONT

Pages 42/43 : cartes légendées

Page 44/45 : Pierre MIRONER

Page 46 / 47/48 Pascale LÉONETTI

: Page 49 : Marc BONETTO

Pages 50/51 : Comme dans les livres/ bric à broc

Pages 52 : Claude ALBARÈDE, Alain SURE La pasticherie

Page 53 : COUPS DE COEUR

 Page 54/55  : Comme en revues

 Page 56 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

Tableaux  de couverture : YVEL

 

 

Dites 33 et votre mal de poésie sera reconnu. Numéro 33 le chiffre bicéphale vous va merveilleusement au teint. L’édito est une coutume dans comme en poésie et dans pas mal de revues je ne déroge pas, ni ne dérange parce que audience courte et ciblée.

              Sommes nous en mal de culture? Et ne devrait-on pas muscler la poésie aux OGM pour qu’elle puisse contaminer, transformer, détériorer, se répandre et  répandre aux alentours le droit à l’insoumission qui est un devoir. Bon ce n’est pas non plus toute la poésie qui est insoumise, mais quand je la rencontre j’aime bien lui faire la cour.

Christian Degoutte, dont j’admire la chronique et envie les pages dont il peut disposer dans Verso, me parodie en faisant du à la manière de dans la critique ou il chronique le numéro 30. Christian, toi tu officies dans une revue riche, pleine de pages, moi dans une revue pauvre avec les pauvres moyens de son « patron » et peu de pages, 56 maintenant, alors je privilégie les poèmes. C’est un choix.

Mais je n’ai rien a justifier. Je termine de payer ma machine dite photocopieuse couleur, dernière mensualité en février et il va falloir que je rame un peu cette année pour boucler les fins de mois, ramer, ne suis-je au bord de mer, j’ai l’habitude. Je n’ai rien à justifier puisque je ne sers que la poésie et que je n’en fais pas un commerce de charmes, du moins pas encore.

Bartabas a réclamé ses subventions d’une manière disons légèrement musclée, je ne porte pas de jugement de valeur mais je crains fort que l’assistanat conduise irrémédiablement à des réductions plus ou moins drastiques qui mettent en fureur celui ou celle qui ne les reçoit plus. Si toutes les revues qui sont dans ce cas employaient la même méthode le ministère de la culture deviendrait un bunker avec accès gardés et mot de passe. Ce qu’il n’est pas sinon ça se dirait.

Je mets sur le site http://www.pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur les numéros du Pilon pour la petite histoire poético-littéraire si le cœur vous en dit vous pouvez aller y faire un tour.

Méfiez-vous d’internet le trop finit par lasser le lecteur et je vois beaucoup de jeunes ou moins jeunes poètes apparaître partout et tous les jours, en poésie ce qui compte c’est de tenir la distance de la qualité, la quantité ne suffit pas.

Il suffit de laisser tomber le voile pour se rendre compte de ce qui se cache derrière, et souvent derrière il y a un joli minois qu’on voudrait embrasser sur la bouche, mais attention la surprise peut être plus cruelle, ça pourrait être tsarkosky.

Bonne lecture de ce trente et unième numéro dans lequel j’ai encore mis beaucoup de poètes ce qui vous en donne pour votre argent et vous permettra de découvrir tous ces beaux poèmes qui nous régalent et s’il y en a qui ne vous plaisent pas, soyez indulgents la poésie est innombrable.

 

ÉDITO Jean-Pierre Lesieur

 


Dites 33 et votre mal de poésie sera reconnu. Numéro 33 le chiffre bicéphale vous va merveilleusement au teint. L’édito est une coutume dans comme en poésie et dans pas mal de revues je ne déroge pas, ni ne dérange parce que audience courte et ciblée.

              Sommes nous en mal de culture? Et ne devrait-on pas muscler la poésie aux OGM pour qu’elle puisse contaminer, transformer, détériorer, se répandre et  répandre aux alentours le droit à l’insoumission qui est un devoir. Bon ce n’est pas non plus toute la poésie qui est insoumise, mais quand je la rencontre j’aime bien lui faire la cour.

Christian Degoutte, dont j’admire la chronique et envie les pages dont il peut disposer dans Verso, me parodie en faisant du à la manière de dans la critique ou il chronique le numéro 30. Christian, toi tu officies dans une revue riche, pleine de pages, moi dans une revue pauvre avec les pauvres moyens de son « patron » et peu de pages, 56 maintenant, alors je privilégie les poèmes. C’est un choix.

Mais je n’ai rien a justifier. Je termine de payer ma machine dite photocopieuse couleur, dernière mensualité en février et il va falloir que je rame un peu cette année pour boucler les fins de mois, ramer, ne suis-je au bord de mer, j’ai l’habitude. Je n’ai rien à justifier puisque je ne sers que la poésie et que je n’en fais pas un commerce de charmes, du moins pas encore.

Bartabas a réclamé ses subventions d’une manière disons légèrement musclée, je ne porte pas de jugement de valeur mais je crains fort que l’assistanat conduise irrémédiablement à des réductions plus ou moins drastiques qui mettent en fureur celui ou celle qui ne les reçoit plus. Si toutes les revues qui sont dans ce cas employaient la même méthode le ministère de la culture deviendrait un bunker avec accès gardés et mot de passe. Ce qu’il n’est pas sinon ça se dirait.

Je mets sur le site http://www.pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur les numéros du Pilon pour la petite histoire poético-littéraire si le cœur vous en dit vous pouvez aller y faire un tour.

Méfiez-vous d’internet le trop finit par lasser le lecteur et je vois beaucoup de jeunes ou moins jeunes poètes apparaître partout et tous les jours, en poésie ce qui compte c’est de tenir la distance de la qualité, la quantité ne suffit pas.

Il suffit de laisser tomber le voile pour se rendre compte de ce qui se cache derrière, et souvent derrière il y a un joli minois qu’on voudrait embrasser sur la bouche, mais attention la surprise peut être plus cruelle, ça pourrait être tsarkosky.

Bonne lecture de ce trente et unième numéro dans lequel j’ai encore mis beaucoup de poètes ce qui vous en donne pour votre argent et vous permettra de découvrir tous ces beaux poèmes qui nous régalent et s’il y en a qui ne vous plaisent pas, soyez indulgents la poésie est innombrable.

 



 
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 09:02

 
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L’amour fin de Vincennes


                                             pour  O.

 

Une branche de mimosa alanguie de voyage

Plantée sur l’orme  pelé  de miroir du parc

Est venue embaumer  les yeux de paradis

Des canards siffleurs de la sauvage prairie.

Le livre portugais d’une poétesse aveugle

Découpait en morceaux d’écoute  le parcours

D’une femme qui aima un homme plus que tout

Là sur un banc de la Porte Jaune de Vincennes bois.

Une autre fit tuer par son amant le mari innocent

Dont elle ne voulait plus dans les ruelles de son cœur.

L’amour fin celui dont on a faim à ne plus savoir

Ecrire le mot tant il dérive dans la tête

L’amour fin l’enfant des voyages trop courts

Tu me l’as donné avec ton corps de soif intense

tressautant sous mes doigts guerriers de  feu

qu’un barbier de cinéma en vengeance

aurait voulu couper de ces ciseaux multiples.

Le gnou et le corbeau faisaient ménage à trois

Avec le plan des incompréhensions de  vie

Et au loin les vautours attendaient une proie

Qui ne venait jamais dans ce zoo d’autre monde.

L’amour fin  prit à bras les ailes de

l’ange capucin que nous avons  frôlé

le bel amant des amendes d’autoroutes

Qu’un seul petit frisson devait mettre en déroute.

Sur le pas des cascades que les mots relayaient

S’obstinaient des croupes à combler de caresses

Et mes mains s’épuisaient en milliers d’offrandes

Toutes plus intimes les unes que les autres.

Il y  avait dans ce ciel aux vents incertains

Comme un parfum de rêve et de réalité

Qui décoiffait le cœur dans un bruit de sourdine.

L’amour fin descendait de la dune un poème

dans chaque regard où se mouraient les yeux

Des passants étonnés par des éclairs d’os.

Qu’un cygne au port en devenir puisse

ouvrir l’horizon d’une clef à la hanche

procurant aux passants un judo éphémère

qui ne menait nulle part dans le sens des flèches.

Et toutes ces girafes de démarche majestueuse

Qui venaient manger dans nos mains apprenties.

Jean-Pierre Lesieur

 

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 09:12
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Voilà deux poèmes que j'ai extraits d'un recueil que j'appellerai en toute simplicité LE FRIC. Jean-Pierre Lesieur.(j'ajouterai qu'on m'a toujours dit que le fric n'était pas un sujet "poétique".)

OR

 

 

OR la belle conjonction des extrêmes de même doute pour les menottes lascives des menaces

 OR le pont à faire passer aux esseulés de la réussite sociale pour qu’ils meurent de l’autre côté.

 OR noir comme il se doit maquillé d’enduit gras à la périphérie  pépinières des bourses.

 OR nièrent en bloc s’être embourbés dans les tourbières  conduisant les armes au gué des fondrières.

 OR dur à jeter selon le mode d’inemploi dans le cycle obligatoire de la surconsommation forcée.

 OR fin d’une époque finie à finir en toute finitude pour magnifier le fin du fin.

 OR bel amusement - avec une s - des époques de fier baroque où on ne savait pas arrêter d’enrichir.

 OR gane piège à faire frémir la main de ma tante sous les yeux du grand-père.

 OR sait - tout et rien - comme une gare musée sur un rail en fesse de sac, à Paris.

OR vingt deux carats avec le poids exact sans tare à effacer une fois l’alliance mise pour deux éternités.

 OR gasme à manier comme une petite main avec toutes les précautions d’usage et de déception pure.

 OR meau, coquillage de roc, indécollable à n’utiliser que sur papier hygiénique pour vers de longue durée.

 OR tie, à conserver soigneusement pour y jeter le froc de ceux qui veulent cesser de béatifier.

 OR gueil, commensurable dans tous les cas sauf chez ATTILA qui repoussa tout sauf l’herbe.

 OR ni soit qui mal y pense la fière devise d’une salamandre percluse de rhumatismes.

OR bite qui tourne longtemps autour de la vieille terre avant de faire la bonne affaire

OR gelet, galette qu’on tient à l’oeil dans une banque suisse pour les flux de déflation.

 

LES CHEMINS DU FRIC

ou le Michelin doré des sentes  de placement.

 

L’argent va à l’argent comme la vache au taureau quand il paît tranquille dans son pré cachant bien ses glandes et son faux air d’inséminateur artificiel.

L’argent va à l’argent dans la ligne directe des notaires actifs de droits imprescriptibles des descendants de la grande descente en droite ligne au travers.

L’argent va à l’argent dans les mille replis de l’injuste connivence des vagues de nantis qui s’accrochent aux digues en béton armé.

L’argent va à l’argent en avançant les lèvres pour des baisers mortels emplis de boutons plus blancs que les poisons phalloïdes.

L’argent va à l’argent sans calculer le poids de pudeur requise par les tables de vaisselles d’or ou bivouaquent les requins du banquet partageur.

L’argent va à l’argent sans mettre sur ses fesses le slip de la décence ni cacher les perles de conscience qui partent une aune.

L’argent va à l’argent, en fûts, en pots, en barres, en tonneaux, en billets, en bas de laine, en coffres, en cassettes, en titres, en boucles, en colliers, en désespoir de cause, en pavillons, en immeubles, en hôtels, en champs, en prés, en paille, en cheptel, en maisons closes, en voiture, à pied, à cheval de course, en manade, en étalon, en carats, en ballon libre.

L’argent va à l’argent tous les moyens sont bons.

 

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 09:53
 

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DEVENEZ LE RÉDAC CHEF D’UN NUMÈRO DE COMME EN POÉSIE

 

Comme en poésie vous offre la possibilité de réaliser un numéro complet de la revue.(56 pages) A l’instar de Jean Chatard, qui réalisa cet exploit pour le Pilon n°7 et dont on peut avoir une idée en allant sur le site http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur en tapant sur l’onglet « Pilon, » devenez le réalisateur d’un numéro complet de la revue.

Il suffit pour cela  d’en conserver l’esprit et les rubriques (et ou d’en inventer)  et de m’envoyer le résultat sur le net mais aussi sur papier à j.lesieur@orange.fr ou à l’adresse de la revue 2149 avenue du tour du lac 40150 Hossegor.

La ou les meilleures réalisations seront mises en forme et en musique par Jean-Pierre Lesieur pour les numéros futurs.

Si vous ne connaissez pas la revue vous pouvez vous abonner pour 12 € ou vous offrir un numéro pour 3 €, utile pour votre création future.

C’est une initiative comme en poésie.

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 11:07
100-0043_IMG.JPG

de Fabrice Marzuolo

Une idée, vous me direz si elle est bonne ou pas, réalisable ou non…

Tous les revuistes se réuniraient (sur un forum, ou autre) –évidemment ceux, avec des atomes crochus (pas les doigts)  pour décider de mettre en commun leur matériel : papier, imprimeur, distribution, pourquoi pas un local etc.  Oui, il s'agit bien d'une sorte d'œcuménisme des non chapelles poétiques (excusez la grossièreté de l'expression)… A partir de ce débat, pourrait naitre une revue ( la périodicité serait à définir) et pour tout nouveau numéro, un revuiste, chaque fois différent prendrait les commandes (comme ces instances européennes avec les présidents qui changent régulièrement, mais c'est un mauvais exemple).

Avant, pour ne pas appliquer de formules budgétaires mais poétiques,  il faudrait contacter tous les lecteurs et les poètes afin de connaître jusqu'où ils sont prêts à aller pour la survie du projet ( oui, en abonnements, en soutiens, ou d'autres formes selon les moyens de chacun, pas seulement pécuniaires), appelons cela une promesse de dons (ou la période rage de dons)…cet aspect devrait être traité bien en amont du lancement éventuel de cette revue afin de bien séparer cet aspect de celui de la publication des textes (le choix de ces derniers résulterait d'un comité de lecture choisi par le revuiste aux commandes du numéro en cours)… A définir aussi un réelle complémentarité entre une revue papier et sa diffusion sur le Net, par exemple.

Bon, je ne vais pas plus loin dans cette idée, peut-être est-elle nulle, qu'en pensez-vous, vous qui avez l''expérience (certains plus de trente ans dans le milieu) –je me dis que si ça n'a pas été fait jusqu'ici, un truc doit m'échapper sûrement…

ON peut répondre sur le site dans les commentaires ou sur j.lesieur@orange.fr
il n'est pas possible que l'on ne trouve pas une solution, poètes revuistes prenez la parole au moins internet peut servir à ça.

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 19:58

TU VIS SURVIS ET MEURT PEUT-ÊTRE…

MON FRÈRE DE JOUG DANS LES LETTRES

 

Tu vis dans ce monde et te demande pourquoi

Dieu Allah Bouddha  Vishnou  ou personne

T’ont posé là au milieu de la rue dégueulasse

Entre les tours de chauffe des petites entreprises.

Ce monde de coups fourrés et de strass entourloupe

Te baise sur la bouche quand tu pleures un câlin

Et ta main ne sait pas retirer ce délicat venin

Qui encombre tes lèvres d’une trace un peu louche.

Ils t’ont piqué ta liberté de regarder les feuilles

Et d’humer quand tu veux le parfum d’une rose

Et d’inventer un monde plus pur d’air pas pollué

Par les miasmes amoureux du fric et du pouvoir.

Tu vis dans ce bordel  du chacun pour soi

Tombé là par hasard d’un charter de poètes

Qui les menait au graal du matin libéral

Qu’ils avaient payé d’une chiquenaude

En  croyant écrire pour le bonheur du peuple.

La main de l’inconscient s’est posée sur tes fesses

Où des traces de doigts s’incrustent en cicatrices

Ecce Omo d’un devenir sans avenir

Tu erres dans les clous de la génuflexion.

Des rêves d’immenses espaces frisent dans ton regard

Mais quand tu tends tes yeux l’image en est fugace

S’ils inventent des fusées c’est pour les sans papiers

Qu’on envoie visiter la planète des  retours.

Tu vis dans ce monde à la terre non promise

A peine certain d’avoir un devenir d’atome

A peine incertain de mille correspondances

Fermées à ton périple de métaphysicien du vide.

Les balançoires de l’instant se dérobent en loucedé

Nul ne sait en arrêter les ondulations lascives

Et te voilà au-delà des milles billevesées

Qu’on t’a inculqué de force à flanc des récidives.

Aucune allée tracée ne s’ouvre sous tes souliers

D’un bord à l’autre te voilà privés de rails

Et tu donnes aux ornières de la cacophonie

Une note à rédiger pour inventer la vie.

Tu vis de roulis et de tangage grands froids

Des voyages sans but qu’il te faut inventer

Alors que les billets d’intense traversée

Te sont refusés par les potentats  de ta planète.

Exclu par la marée des tables ostentatoiresundefined

Le va et vient des routes entame ta colère

Et tu tombes pauvre fiche molle du jour

Dans les bras du désespoir qu’une grue mine.

 100-0023-IMG.JPG

Et si tu m’as suivi jusque là pauvre lecteur mon frère

Regarde au fond de toi le puits de ta misère

Et va sur la route ou survit la trace  d’un hémisphère

Pour donner au soleil un morceau de chimère.


Jean-Pierre LESIEUR

 

 

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 09:37
je reçois un nouveau texte de  Fabrice Marzuolo que je joins au débat
Grenelle gredin couché dans le foin



Cher Jean-Pierre,

 

Je tiens à citer deux poètes dans ce débat –ils ne cautionnent pas mon idée du non-Grenelle de la poésie, je ne sais même pas ce qu’ils en pensent mais en tout cas , je détourne leurs propos pour apporter de l’eau à mon moulin… Chaque citation est tirée du Décharge 136 :

Voilà, de Jean-Michel Bongiraud :

"Une société qui assurerait à la poésie sa place, toute sa place, ne pourrait être une société de consommation."

Et de Jean-Louis Jacquier-Roux , quelques éléments subtilisés dans les Ruminations de Claude Vercey:

".../... un mode de diffusion relativement clandestin, une sorte de résistance-réticence au discours officiel "

Oui, je crois que la poésie est une façon de résister et ce qui me dérange dans ce Grenelle, c’est le côté "demande officielle" de résister.

Si je prends mon nombril, je suis venu à la poésie parce que j’en ai ressenti le besoin, parce que je respire mieux à ses côtés ; Si j’avais reçu un catalogue chez moi, des publicités, des musiques douces pour aller passer mes vacances avec elle, sûr que j’aurais tout bazardé !

La survie de la poésie ne dépend pas d’un budget, elle réclame le cœur des hommes, elle vivra tant qu’elle coulera dans leur sang, et surtout, sa santé ne reflète pas sa propre vigueur, si on pense qu’elle meure c’est tout simplement que l’humanité agonise : d’ailleurs, est-ce un hasard si la poésie a repris du poil de la bête quand il s’agissait de lutter contre la bête immonde ? Non, la poésie reprend des forces quand les hommes s’opposent à la barbarie, toute forme de barbarie, et celle de l’argent roi en fait partie.

Mais lorsque les hommes se mettent à tout accepter, se coulent dans le sens du courant, admettent les principes de la botte, prennent les slogans du showbiz  pour des pensées profondes, confondent les animateurs télé et les journalistes (chômeurs ceux-là) , la république  et la bourse, forcément la poésie est en danger…Mais que dire des hommes alors ?  

Donc, voici une proposition  pour sauver la poésie :

Résistons à lui appliquer les formules budgétaires ! Et on s’en sort sans sponsor, les pieds devant !   

amicalement

Fabrice


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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 20:04
de Fabrice Marzuolo cette remarque qu'on peut commenter.
Bonjour,
 
Bravo, Sarko va t'appeler dans sa bande si tu continues sur cette voie! Que des mauvaises propositions, des formules de lessives appliquées à la poésie!
Pourquoi pas aussi :poésie plus  pour gagner plus!
En lisant ce catalogue j'ai l'impression que les poètes sont marginalisés parce qu'on n'a pas voulu d'eux au medef mais qu'ils sont prêts à baisser leur culotte pour y entrer!
Tu cherches quoi exactement? La gloire, la reconnaissance, tu veux passer à la télé?
Pourquoi pas, chacun son truc…Pour ce qui concerne mon avis, je pense que compte tenu de la connerie actuelle, si la poésie se marginalise c'est un signe de bonne santé. Que les cons ne s'intéressent pas à elle, c'est encore un bon point pour elle…Qu'elle soit invendable alors là, c'est la meilleure chose qui puisse lui arriver! Quant à la poésie dans les écoles, alors là avec tous ces couillons à pédophiles qui ont malheureusement échappés à l'avortement salutaire, il n'y aurait pas pire destinée pour elle, laissons  aux jeunes un outil dignes d'eux à savoir l'Internet, ils ont déjà de quoi s'occuper assez longtemps et avec l'informatique on a toujours l'impression d'être dans le sens du progrès, de l'avenir. Bref, que la poésie soit sans avenir justement, c'est le seul horizon encore respirable de nos jours, alors voici ma proposition: ne rien changer!
 
Amicalement

et un deuxième mail après ma réponse
 
Fabrice   


Voilà qui est dit! Si tu ne cherches ni gloire ni fortune, comme moi, je te rassure, nous sommes sur la bonne voie!

A noter au passage que chercher à se faire éditer ne signifie pas vouloir être lu par le plus grand nombre (il me semble que dans le milieu des revuistes et des éditeurs passionnés qui gravitent dans la sphère, le nombre de lecteurs n'augmente pas, en fait, ce sont les mêmes!).

L'important dans ces éditions confidentielles –au sens noble, c'est la reconnaissance de ses pairs…Par exemple, ton avis sur mes écrits, importe pour moi –tu vis en poésie depuis longtemps et tu sais de quoi tu parles. Malgré ces provocations, j'ai beaucoup de respect pour tes actions dans ce domaine, merci à toi.

 

Amicalement

 

Fabrice


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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 15:56

j'ai retiré cet article à la demande de son auteur, mille excuses. Jean pierre.

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