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5 février 2005 6 05 /02 /février /2005 00:00

 

              Claude Albarède me fait parvenir un extrait du Monde 2 du 24 décembre 04 dans lequel Pierre Assouline parle de Rififi chez les poètes. « Éric Gross le directeur du CNL commit le crime de modifier la bourse d’année sabbatique (26400 €) allouée au poète Dominique Meens auteur d’aujourd’hui je dors, en la transformant en bourse de création (13200 €)

Pourquoi? Parce que tous les quatre ans depuis dix ans, ce même poète obtient cette allocation que ses défenseurs voulaient augmenter à l’ancienneté ».

              On croit rêver. En France avec mes deniers entre autres l’état assiste des poètes, leur offre des années sabbatiques, et me refuse une commission  paritaire alors qu’avec ce qui est octroyé à un seul je pourrai faire lire un nombre incalculable de poètes à tous pendant plusieurs années.

Monsieur Gross si vous voulez réformer les aides attribuées tournez vous vers les revues, elles seules sont capables de redonner souffle à la poésie.               Aidez les pour leurs expéditions postales puisque les libraires et les diffuseurs n’en veulent  pas. Faites les venir dans les manifestations telles que le marché de la poésie, le salon de la revue les différents salons du livre en leur offrant les frais de déplacement, d’hébergement et la location des stands. Elles sont les forces vives de la poésie actuelle et suffisamment diverses pour que vous soyez certain qu’il n’y aura pas les coquins et les copains qui se sucreront. Elles sont implantées sur tout le territoire c’est un gage de diffusion certain et non engluées dans le parisianisme. Elles se battent quotidiennement pour survivre ce qui prouve leur vitalité qui ne pourrait qu’être décuplée avec votre aide.

              Entendons nous bien je ne veux pas être subventionné je ne demande que l’équité des attributions pour diffuser un produit essentiel de notre culture qui si il n’est pas rentable n’en est pas moins très prisé.  Il vous suffit de réactiver les rouages déjà existants en y mettant de l’huile au bon endroit, de notre côté nous nous occuperons de la création et en prime nous vous apporterons des lecteurs de poésie et nous en susciterons d’autres puisque mieux diffusées.

              Ma modeste expérience me dit que la plupart des poètes ne veulent pas du salariat ou du mécénat pour eux-mêmes, mais ils aimeraient bien que les revues dans lesquelles ils publient, les manifestations auxquelles ils participent puissent les défrayer pour leur travail créatif, en ne leur octroyant  pas une aumône, ainsi regagneront-ils en considération.

              Les revues sont, actuellement,  le marchepied de la création poétique et ont remplacé les éditeurs frileux, leur comité de lecture et les diffuseurs. C’est ici que vous devez faire porter votre effort si vous voulez que la poésie reprenne pied dans ce siècle où on en a de plus en plus besoin. La poésie indispensable d’aujourd’hui pour un acte à notre démesure.

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Jean-Pierre lesieur - dans poésie
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