Samedi 30 juin 2007

 

 

LA MORT DU POÈTE

                                              

                                               A tous les poètes

 

                                               Dont on a oublié jusqu’au nom.

 

                                              

 

 

La mort du poète ne laissa nulle trace

Sur les feuilles mortes de l’histoire

Et il disparut corps et lettres

A l’horizon du septième ciel.

Nul n’eut plus le loisir

De lire ses moindres mots

De parcourir la justesse de sa vie

Ni de déceler le souvenir

D’un pauvre parcours de rien.

La mort du poète ne laissa pas de rimes

Il n’en utilisait pas il ne les aimait pas

Son vers chantait faux et sa barbe

Brisait les mélodies d’un coup du sort.

Il voulut une épitaphe

A mettre sur ses cendres

« L’homme de rien retourne au rien »

 

Tout s’envola dans le vent de la mer.

Et il disparut corps et bien.

La mort du poète ne laissa nulle trace

Sur le cristal des roches en mouvement

Qui courait plus vite que son ombre

Et il disparut corps et corps.

Seul le souffle d’un miroir en mal

De reconnaissance

Tenta un temps de garder

La silhouette de ses amours

Qui s’estompait dans la garrigue

La mort du poète ne laissa pas de strie

Ni de noctiluques si lumineuses

A la surface de l’avenir de l’homme

Nulles traces qu’un jour

Un chercheur du passé

Puisse ressusciter

Sous la férule du soleil d’alors.

La mort du poète ne laissa nulle  trace

Dans la fulgurance des orages.

 

 

 

 

 

 

par lesieur publié dans : poésie
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Commentaires

Salut à toi cher poète triste,

Mais non on ne mourra pas oubliés, c\\\'est pas parce qu\\\'on est ni Hugo, ni du Bellay , que l\\\'on fera partie du cercle des poètes disparus sans épitaphe.


On l\\\'aura, je te l\\\'assure ici, notre petite place au Panthéon des poètes. Puisque, comme tu le sais : rien ne se crée, rien ne se perd : tout se transforme...
D\\\'ailleurs je me demande comment on fera pour nous reconnaître lorsque nos vieux atomes se seront recombinés en de nouveaux dans la grandeur intergalactique...


À méditer, âme éditée, à m\\\'éditer (rannée)...


Bisous
O.

commentaire n° : 1 posté par : aubazine le: 04/07/2007 12:09:01
La poèsie est morte depuis longtemps.
N'importe qui s'improvise poète avec n'importe quoi.
commentaire n° : 2 posté par : Naxor le: 08/07/2007 12:39:42
Mise à mort du poète

Dans les heures serrées et vaines
Lourds et inutiles boucliers
L'Espagne souffle son haleine
Le chant du poète fusillé
Seulement ombre colorée
Elle te parle sans émoi
Sans corps
Souvenirs aux instants aimées
Tu le savais pourtant
La mort
Il est parti en elle
Hiver
Verglas

Et froid aux mots

Lames de sanglots qui errent
Sur tout recoin
Bout de papier
Colle un mot sur la porte de la mort;
A jamais!
commentaire n° : 3 posté par : Nadia le: 09/07/2007 01:39:29
c'est un merveilleux poème..
qui en ais l'auteur ?
j'aimerai le contacter pour lui demander son accord
afin d'utiliser le texte pour le mettre en chanson

merci d'avance

Matt
commentaire n° : 4 posté par : Matt (site web) le: 14/04/2008 22:20:37

pas de problème, je suis l'auteur de ce texte et accorde bien volontiers ma permission? Jean-pierre Lesieur


réponse de : (site web) le: 18/04/2008 09:00:43
salut JEAN PIERRE COUCOU ME REVOILOU J AI CHANGE DADRESSE ET DE MAIL ALORS ECRIS MOI MON MANGEUR DE LUNE

irene.bourlas@orange.fr

POETIQUEMENT VOTRE
IRINA
LA SIRENE SEREINE OU FRENETIQUE A TOI DE CHOISIR
OU PRENDS LES 2 C'EST MIEUX !
commentaire n° : 5 posté par : irina (site web) le: 27/06/2008 18:47:29

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