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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 09:04
 Deux poèmes de Robert Momeux, l'ami du puits de l'ermite et d'ailleurs.

ÉTERNITÉ DES SIGNES  ESSENTIELS

 

Si l’arbre se tord les mains
Si le sentier s’enfuit à l’horizon
Si l’ombre habille le buisson
Et se déchire à des lueurs

 

 Si l’heure est lente à s’épanouir
Et si le vent s’émeut d’un rien
Si rien ne vient dans le silence
Inutile d’invoquer les fées

 

Inutile de croire aux miracles
Il suffit d’attendre le jour
Il suffit d’être là

 

Au premier chant du coq.

 

 

 

ANCIENNETÉ  DES MONDES

 

 

Le vent griffe

 

Le pelage des collines

 

Les arbres s’agrippent

 

À l’intensité du ciel

 

Ruent s’ébouriffent

 

S’indignent

 

Ils sont plus à la terre

 

Qu’à l’air malgré ce qu’on croirait

 

C’est une longue histoire

 

Entre le sol et eux

 

Bien avant que le jour le sache

 

Ils étaient déjà présents

 

Vivant d’obscurité

 

Dans le silence des respirations secrètes

 

 

 

 

 

 

 

 

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