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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 08:01

le numéro 27 de comme en poésie est paru.

SOMMAIRE

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR

 

Page3/4/5 : André CAMPOS-RODRIGUEZ

 

 Pages 6/7: Béatrice MACHET

 

 Page 8 : Laurent FELS

 

Page 9 :Stella RADILESCU

 

Page 10 : Nathalie RIOU

 

Page 11 : Jay BLACK

 

Page 12/13 : Éric DUBOIS

 

Page 14: Jean-Baptiste PÉDINI

 

Pages 15 : Jeanpyer POËLS

 

Page 16/17: Michel MERLEN

 

Page 18: Luce GUILBAUD

 

Page 19: Arnaud CALVI

 

Pages 20/21 : Véronique JOYAUX

 

Page 22/23: AMARANTA

 

Page 24/25  : Ludmilla PODKOSOVA

 

Page 30/31/32: Catherine MAFARAUD-LERAY

 

Page 33 : COUP DE COEUR

 

Page 34/35: Rodolphe OSCÈSE

 

Page 36/37: Florent DESORMAUX

 

Page 38  : Claude LUÉZIOR

 

Page 39 : COMME EN CORRESPONDANCE

 

Page 40/41 / Alfonso JIMENEZ

 

: Page 42/43 : SAINT ALBRAY

 

Page 44/45 : cartes légendées

 

Page 46 : La pasticherie

 

Page 47 : Pot-au-feu

 

Page 48 : Conseils et annonces

 

Page 49: Comme dans les recueils

 

Page 50/51 : Comme dans les revues

 

Page 52 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

 

 

ÉDITORIAL J.P Lesieur 

 

 

 

 

            Il n’y a aucune fatalité à écrire de la poésie. Il n’y a aucune fatalité à vivre en poète et à vivre sa poésie. Il y a seulement un énorme plaisir intellectuel qui ne débouche pas forcément sur une ascèse de vie particulière.

 

              Fabriquer une revue et je l’entends au sens de tout faire soi même conception, choix des textes, maquette, impression, assemblage, diffusion, expédition, représente une somme de travail qui  procure aussi une position particulière en regard de l’écriture. Je vis cela depuis 27 numéros et je n’en suis pas encore las. J’y ai appris l’humilité de la chose écrite et sa relative inimportance si je peux me permettre ce néologisme. J’y ai appris l’humilité de celui qui agit et fait de ces propres mains. J’y ai développé mon humilité d’homme. Ce qui vous en conviendrait n’est pas une mince affaire.

 

Le « faire », comme je l’entends, pour un poète le ramène dans la cité et lui rend une position d’acteur qu’il a tendance à déserter du fait d’une certaine marginalité qui lui est assignée par la société civile. Et je suis persuadé que cela a une influence sur sa manière d’appréhender et diffuser ce qu’il écrit.

 

Le « faire » le met au rang de l’artisan de bonne facture et en prenant en main les moyens de reproduction de sa production poétique lui assure une autonomie qui  passe par aucun de ces cribles qui souvent lui ôtent le droit de paraître et par voie de conséquence de faire paraître.

 

Le « faire » ouvre en quelque sorte la porte de la générosité envers ses condisciples que bien souvent il publie pour le plaisir de les publier et ainsi leur faire l’avance d’une aide de la fraternité poétique et leur tendre une main amicale par delà les mots.

 

Je  me rends,  de plus en plus compte, qu’il existe dans cette société hyper friquée une difficulté inhérente au trop plein qui gagne les lettres il y a embouteillage de l’offre d’écriture avec un lectorat qui stagne voir diminue. Je parle bien sûr de la poésie, phénomène accru par Internet qui permet à n’importe qui de mettre n’importe quoi et de le baptiser poème. Est-ce un mal? Je me garderai bien de me prononcer tant que le monde poétique sera aussi divisé sur ce qu’il convient d’appeler poésie. Laissons faire,  la postérité et le hasard finiront bien par se rencontrer.

 

J’étais dans un salon du livre, à Hossegor, mais oui dans une aussi petite commune on fait chaque année un salon, et j’ai vu défiler devant mon stand des centaines de gens qui allaient assister aux conférences de : Chancel, Picouli, Hondelatte, Levaï, etc. remarquez pas un poète dans le nombre. Le seul de mes livres qui accrocha quelques regards et quelques doigts fut celui  dont la couverture était en couleur avec un titre alléchant : Mon papa m’a dit... Les gens sont bien conditionnés par l’emballage si cher à la pub. Et ils repassaient avec sous le bras le livre dédicacé de celui qui venait de parler. Plus de sous pour ma poésie.

 

 

Catherine MAFARAUD-LERAY

 

  POUR LA FEMME DU CLOWN

Certaines sûres serrées
Presque toutes
Cerises d'Ipoustéguy
En queues exclamatives
Odeurs de treilles
Yeux de caviar « Sauve qui peut »
Cerises à la Soutine
Séchées en l'arbre
Cramoisies noires pourries
Petits foies de moineaux
Sous le pied écrasés méchamment
Près du vin renversé
Cerises de Manuel
De Manuel de Falla
Gommées de géométrie fugaces
Si peu sorcières troubles parfois
Incertaines Lumière Couleur contrastes
Et surtout Lorca
Et l'orange éclatée
Cinq heures du soir quand
Ignacio Sanchez Mejias
Fut pris par le taureau
Cloué au sol
Sur un vieux tas « de chiens éteints ».

 

POUR LA FEMME DU CLOWN,BRAVO,BRAVO,
ET QUI FAIT LA VAISSELLE, BRAVO, BRAVO,

 

 

 

 

 

 

 Si vous avez des contributions  pour le prochain numéro vous pouvez me les envoyez au 2149 av du tour du lac ou par Internet à  j.lesieur@wanadoo.fr

 

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commentaires

ALOREDELAM 05/11/2006 10:10

monsieur lesieur ,
passioné de poésie je veux bien acquérir votre revue d'autant plus que j'y ai vu un nom que je connais , mais vous n'indiquez pas vos conditions , pouvez vous le faire afin que je vois si cela est dans mes possibilités
L

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