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6 avril 2006 4 06 /04 /avril /2006 08:24

Je crée un nouveau personnage de poésie Zébane Fanfreluche. Vous pouvez m'envoyer des dessins pour le représenter lui qui ne ressemble à rien et va passer sa vie au fond du sac de la dame au sac(si un éditeur est intéressé je suis preneur d'une édition illustrée)

 

 

 ZÉBANE FANFRELUCHE  le doudou d'amour

 Zébane Fanfreluche est né
Au printemps nation
Dans un bac de peluches en solde
Où il était  seul
Sans étiquette de réduction.
C'était un signe.
Pas un cygne vraiment
Mi âne, mi zèbre, mi lion
Il venait d’un milieu très chiche
Où l’on  fabriquait des peluches
Depuis plusieurs générations.
Ni aigle ni oiseau mais mammifère c’est sûr
Il avait quatre pattes qui ne lui servaient pas
À courir dans la savane.
Zébane Fanfreluche
Causait l’amour comme vous le verlan
Et vous murmurait à l’oreille
Toutes sortes de mots
Que vous seul entendiez.
Aussitôt tous les mystères de la vie
Entraient dans votre pavillon
Et vous ne pouviez plus vous en défaire
Pour l’éternité.
C’était un magicien de la haute lande
D’un regard il faisait une histoire
D’un souffle un souvenir
Et vous sentiez jusqu’au plus profond
De vos sentiers secrets
L’appel du baiser.
De Zébane Fanfreluche.

 

ZÉBANE ET LES HÉLICOPTÈRES

 Un jour Zébane vit évoluer dans l’air
Un oiseau tout de fer
Avec des bras qui tournaient
Dans tous les sens de la girouette.
Un nuage de mauvais vent
Le cloua au fond du sac
Un bruit d’enfer lui fit faire
Trente tours par derrière.
C’est un hélicoptère
Lui téléphona son grand frère
Qui était resté au pays
Des animaux sans frontière.
Peut-être faut-il apprendre
Aux mammifères à drôle d’allure
Qu’il n’y a pas que leur silhouette
Qui étonne les passereaux
les marc
hands de camions.
C’est un hélicoptère
Entendit-il autour de lui
Comme on dit c’est un mirage
Quand on est perdu dans le désert.
La chose montait et descendait
Se prenait en libellule
Et cavalcadait dans les dunes
Du boulevard du clair de lune.
C’est un hélicoptère
Se dit Zébane tout attendri
Peut-être bien qu’il m’attendra
Si je retrouve Fadila
Et l’emmène manger des crêpes
Chez la grand-mère de Suzette.

 

PREMIER VOYAGE DE ZÉBANE DANS UN SAC

Il se retrouva dans un sac
Étonné de tout ce noir
Avec un poudrier plein de secrets
Qui se piquaient le nez
De poudre de perlimpinpin.
Il mit les yeux à la fenêtre
Et s’aperçut que dans la rue
pas un seul quadrupède
Ne lui ressemblait.
Ils avaient de petites oreilles
Et ne devaient pas bien entendre
Ce que disaient les fanfreluches
Dans le fond  noir de leur sac.
Ils avaient des poils  sur la tête
Et un peu sous les bras
sauf les femelles
Ce qui étonna drôlement  Zébane.
Pour rire il secoua ses grandes feuilles
Et la dame qui le transportait
Le fit prestement se planquer
Sous le poudrier en nacre.
Ils habitaient de grandes granges
Avec des ouvertures jusqu’au toit
Même qu’on voyait au travers
Sauf quand ils étaient tout nus.
Et qu’ils mettaient des fanfreluches
Pour occulter leurs ébats.
Ils avaient des carapaces
Telles tortue ou escargot
Mais qui allaient drôlement plus vite
Qu’ils appelaient des autos.
Toujours beaucoup pressés
D’aller faire quoi on ne sait où
Puisqu’il partait le matin d’un bout
Pour revenir le soir au même bout
Et tous les jours recommençaient.

OÙ ON DÉCOUVRE LE NOM DE BAPTÊME DE ZÉBANE

Quel drôle de nom Fanfreluche aussi
Quand Zébane l’apprit
De la bouche de la dame au sac
Il voulut savoir à tout prix
D’où venait son patronyme 
 
Comme on le fait dans les arbres 
 
Dits de la généalogie. 
 
Voilà lui répondit-elle sur un ton d’ironie 
 
Ton nom vient de mes poignets 
 
Sur lesquels il y avait 
 
Des bouts de fils échevelés 
 
Répandus dans tous les sens 
 
De la joie du verbe aimer. 
 
Oh les belles fanfreluches 
 
S’exclama le compagnon de ce jour-là 
 
À la dame au sac qui demanda 
 
C’est quoi des fanfreluches? 
 
Des accroche cœur ma belle dame 
 Il y en a comme ça sur tous les bras 
 
Des dames qui dînent en tête à tête 
 
Dans les restaurants capverdiens 
 
De la révolution des œillets. 
 
Comme l’animal  sortait à ce moment 
 
Du paquet cadeau de l’homme 
 
Il annonça fièrement 
 
Tiens voilà Zébane Fanfreluche. 
 
Ce baptême en vaut bien un autre 
 Dans la religion de ceux qui n’en ont pas.  

 

 

 

 

 

 LA RESSEMBLANCE

Tu ne ressembles à rien
Lui dit la dame au sac.
C’était  la pure vérité
Zébane ne ressemblait
À aucun animal connu
Dans tous les bestiaires du monde.
Il en conçu une légitime fierté
Et un grand désarroi
n’allait-il pas être toujours seul
Et vieillir dans sa vie
Comme n’importe quel glace
Couvert de poudre de riz
De poussière et d’ancienne image?
Il tenta donc de voir
De l’autre côté du miroir
Les animaux de son espèce
Et des espèces voisines
Qui vivaient au fond des sacs
D’un monde qui n’en manquait pas
Du sac Hermès au sac poubelle
Du sac Vuiton au sac à malice
Du SAC  politique au sac  de corde
Et du sac à vin à l’estaminet.
Il tenta donc de CONQUÉRIR
La clef des champs et des prairies
Des bois et des rivières
De la route et des libertés.
Mais ne la trouva pas
Tant son parcours de bête
Était déterminé
De longue date.

 

 

 

 

 

 

 

OÙ ON VOIT APPARAÎTRE LE DIEU

Quand le dieu de la confection pas chère
Créa notre animal étrange
Il visitait la Chine avec un président
Qui tentait d’y vendre une usine clef en main
De prêt à jouer délocalisée.
Il y était venu avec des PDG
Des journalistes d’arrière garde
Et des ministres de premier plan
Pour les photos.
C’était le dieu du commerce inéquitable
Comme on en voit dans les congrès
Dans les rencontres internationales
Et dans les séminaires où les dieux
Ne vont jamais d’habitude;
Il y fit tant de sites
Il y fit tant de discours
Il convertit tant d’ouvriers
Il y vit tant d’ouvrières aux petites mains
Et aux petits salaires
Tant de peluches mal finies
Tant de dragons en crinolines
Qu’il se trompa dans ses calculs
Et enfanta celui qui ne ressemblait à rien
Que tout le monde prit par la suite
Pour une erreur de stratégie.
On ne peut pas faire confiance aux dieux

Qui  sont  tatoués sur le côté
Made in china.

 

LES HIPPOCAMPES

 

Avant d’arriver au printemps nation
Zébane avait déjà voyagé
Sur un porte containers jamaïcains
Avec des matelots dont la salsa
Dévergondait les sirènes de la mer; 
 
La nuit il s’échappait de la cale
Pour monter sur le pont inférieur 
 
Saluer ses frères de galère 
 
Les hippocampes de la mer. 
 
Il trouvait
entre eux et lui
Et entre lui et eux 
 
comme
Une sorte de ressemblance
Tout à fait extraordinaire.
Ils avaient été conçus pour un autre monde.
Avec leur propulsion d’hélicoptère 
 
Leur tête de cheval 
 
Et un rien de fierté
Dans la majesté de leur démarche.
Dans la nuit des quarantièmes rugissants 
 
Les marins ne comprenaient pas
Pourquoi dans le sillage de leur bateau 
 
Autant de petites étoiles de mer 
 
Scintillaient en escadrilles
Belles comme la grande et la petite ourse. 
 
Et le matin ils gardaient dans les yeux 
 
Cent mille étincelles de noctuelles
Qu’ils ne parvenaient pas à effacer
Tout en regardant voler les hirondelles.

 

LE LOGIS DE ZÉBANE

 Quand vous passez la plus belle partie
De votre temps dans un sac
Il faut aller à l’école des bagages
Pour apprendre les gestes de survie
Qui sauvent le sel de vos journées.
La première année vous apprenez
À faire des trous dans le cuir
Dans tous les cuirs
Du plus léger au plus costaud
Du plus coriace au plus transparent.
Du crocodile à la peau de vache
Pour ne pas manquer d’air
Dans toutes les situations
Et voir à l’envers
Les dessous de cotillons.
Il faut bien une deuxième année
Pour apprendre à éviter
Les objets enfournés
Par la maîtresse du hangar
Qui vous cabosseraient;
Tant on peut entasser
D’inutiles babioles
Dans un aussi petit espace.
Et enfin une troisième année
Pour apprendre à réfléchir
Sur les mœurs et coutumes
De la propriétaire accidentelle
Du logis ou vous déroulez
Vos plus belles années
D’animal encore aimé
Inanimé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA GUITARE DE ZÉBANE

 Zébane entendit un jour
Tapis au fond de son sac
Une mélodie mélodieuse
Qui ravit ces innocentes oreilles.
C’était un air fait de notes
Qui se détachaient en chapelet
Comme si on pinçait une corde
Avec des doigts de fée musicale.
Il passa la tête pour voir
Et aperçut une étrange forme
Affalé sur un sofa de rêves
Qui de sa main où il manquait des doigts
Caressait la musique
Comme on caresse une femme d’or.
Autour d’un feu de bois mort
D’étranges silhouettes bougeaient
En tapant des pieds sur le sol
Pour faire aller leurs accords
Jusqu’au centre de la terre.
Les mâles cambraient leurs petits culs
Les femelles les provoquaient
Mettant en avant leurs mamelles
Qu’elles avaient généreuses.
Il fut comme envoûté
Par le spectacle que lui donnait
Le bonheur en peau d’hérissons
De ces gens dit du voyage
Au point qu’il ne put plus jamais
Entendre la musique de Django
Sans qu’un frisson frise son échine
Qui n’en demandait pas temps
Pour prendre l’avion des rêves
Des mangeurs de lunes brèves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ZÉBANE FANFRELUCHE ET SON DOUBLE

 La solitude de celui qui n’a pas d’image
Vient qu’il ne peut jamais rencontrer
Son double son clone ou celui
Qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau.
Zébane le cherchait en vain
Persuadé qu’il devait y avoir
Sur cette terre ou sur une autre galaxie
Un Zébane à lui sosie.
Un jour il crut le rencontrer
Mais ce n’était que le zèbre
Du jardin d’acclimatation
Qui ne s’acclimatait pas
À la pollution de Paris.
Il écrivit aux internautes
Aux astronautes
Aux astrophysiciens
Et à tous ceux qui parcouraient l’univers
En vaisseaux spatiaux ou en galères.
Ce qui lui fit rencontrer un poète
Cyrano de Bergerac
Qui était allé dans les étoiles
Avant qu’Edmond Rostand
Lui fasse don de Roxane
Et d’un nez qui n’avait pas d’image.
Ce qui lui fit croire
Que lui aussi ne ressemblait à rien
Et que c’était pour ça
Qu’il passait son temps
Dans le ciel
Comme lui dans son sac
Et aurait pu devenir son frère.

 

LA NOURRITURE DE ZÉBANNE

 

 

 

 

 

 

 

 Même quand on est dans un sac
Petit animal sans image
Il faut bien se nourrir
Pour ne pas dépérir.
Zébane mangeait
De la petite nourriture
Que la dame au sac
Jetait de temps à autre
Par inadvertance.
Des cacahuètes
Des boules de gomme
Des guimauves de toutes les couleurs
Des peaux de bananes
Des cachous Lajaunie
Qui parfumaient l’haleine
Des cosmétiques
Des anxiolytiques
Et des trucs en iques
Dont il ne parvenait pas
À déchiffrer le nom.
Par inadvertance
Il grossissait
Faisant craquer sa pelure de peluche
Prenant de plus en plus de place
Dans le sac
Tant et si bien
Qu’il fallut en acheter un autre
Pour aller visiter 
Le vétérinaire.
A la fête des mères

  

 

 

 

 

L’AMOUR

 

 

 

 Quand on est peluche
On n’est pas de bois
Et le printemps des amours
Travaillent aussi
La bête qui sommeille
En tout Zébane.

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commentaires

referencement 24/04/2006 22:03

Bien ton blog ! Envie de plus de lecteur ? Pourquoi ne pas venir enregistrer ton blog sur notre annuaire ?

Rendez vous à tous sur : referencement blog annuaire blog

c'est gratuit ! Ca ne vous coutera que 10 secondes ;) SOYEZ LES PREMIERS !

cyril 24/04/2006 20:14

blog sympa et de bonne idées ! :-))
au plaisir Cyril

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