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26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 08:33

Le numéro 25 de comme en poésie est paru.

SOMMAIRE

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR
Page3 : Claudia Ainchil
Page 4/5: Denis Emorine
Pages 6/7 : Véronig Simon 
 Page 8/9: Stella Radulescu
Page 10 : Jacques Simonomis
Page 11 : José Millas-Martin; Didier Ober
Page 12/13 : Claude Favre
Page 14 : Patricia Laranco, Bernard Lanza
Page 15 : Michel Lemercier, Gil joseph de Mamanro
Page 16 : Robert Momeux
Page 17: Georges Gachnochi
Page 18: Jean-Claude Touzeil
Pages 19 : Éric Dubois
Page 20: Éric Savina
Page 21: Laetitia Marcucci, Didier Leroy
Page 22 : Cécile Vinciguerra
Page 23 : Benoit Gastou
Pages 24 : dessin de Danièle Stremler
Page 25/26: Journal Jean-Pierre Lesieur
Page 27 : dessin de Danièle Stremler
Page 28 : Ferrucio Brugnaro, Don Alfieri
Page 29 : Gérard Lemaire
Page 30: Liska
Page 31: Patrice Maltaverne
Page 32/33/34/35 : Dessins légendés
Page 36 : Fadila Baha
Page 37 : lettre de Jean Rousselot, michelle Caussat
Page 38/39: Roland Nadaus
Page 40/41 : Critiques : Vercey, Lesieur, Machet
Page 42 : La pasticherie Claude Albarède, Pierre Covarel
Page 43 : Patrick Joquel, Michèle Bourgeais
Page 44/45 : Jean L’anselme
Page 46: Marc Bonetto
Page 47 : Pot au feu
Page 48 : Conseils et annonces
Page 49 : Comme dans les recueils
Page 50/51 : Comme en revues J-P.L
Page 52 : De vous à moi et de moi-z-à vous.J-P.L

 

 

  ÉDITORIAL  Jean-Pierre Lesieur

Est-ce qu’on peut agir en poète? Est-ce qu’on peut devenir un poète d’action? Pourquoi le poète serait-il un homme, ou une femme, différents des autres hommes et femmes? Est-ce que je vous en pose des questions, moi? Il doit bien y avoir la même répartition entre intelligence et connerie chez les poètes que dans une rame de métro bondée à 6 heures du soir. Vivre en poète c’est aussi écrire de la poésie. Ah bon on peut vivre en poète sans rien écrire. Je le crois aussi. Mais alors comment le prouver, s’il le faut. Pas facile. Il n’y a pas de comportement type, sauf peut être dans la conscience collective quand elle énonce, un vrai poète ou quand un chroniqueur sportif dit pour un joueur particulièrement agressif « c’est pas un poète ». De la douceur, de la tolérance  caractériseraient donc notre poète. Bon je prends. Pourtant un mec irascible ou sous influence qui tire un coup de pistolet sur un autre ne pourrait pas être poète et du meilleur tonneau, si j’ose dire? C’est que, bon revoyez ma rame à six heures du soir un peu plus haut. C’est que ce n’est pas facile de distinguer dans la foule... le poète.

Je me suis fait allumer par mes pairs, enfin mon père spirituel, pour la compréhension du poème. J’entendais l’autre jour une émission de radio où un reporter de Libé, Mordillat,  disait que la littérature c’était bon de ne pas la comprendre tout de suite, que la littérature demandait un effort. Qu’il n’avait pas tout de suite compris Ulysse de Joyce, qu’il s’était d’abord attaqué aux dialogues  et que ce fut Michel Butor qui lui en révéla toutes les arcanes et qu’ensuite ce roman devint pour lui lumineux. Je bats ma coulpe, sauf à dire pour moi, avec les surréalistes; que la poésie que j’aime ce n’est pas de la littérature. C’est autre chose. Un instant de vie poétique comme les instants en parallèles qu’Alain Frontier notait au jour le jour, à l’heure, l’heure, de sa compagne Marie-Hélène alors qu’elle le photographiait et dont il vient de tirer un bouquin de 412 pages, Portrait d’une dame aux éditions Al Dante. Des phrases sublimes, des phrases banales, dont le chroniqueur de Aujourd’hui poème dit que ce n’est pas de la poésie au sens ou on l’entend. Et oui il y a aussi de la poésie qui n’est pas au sens où on l’entend.

En parlant de ce mensuel de poésie, le seul un peu consistant à ma connaissance, j’aimerai bien qu’il cause  de ma revue pour que ses lecteurs sachent que dans mon petit coin de sud ouest il y a aussi de la poésie et un poète qui campe prés d’un lac avec une revue dans les bras.

Et je terminerai sur un vœu que tous les intégristes de quoi et de qui que ce soit nous fichent  la paix et nous laissent vivre en poète ou non, en religieux ou non, en athée ou en agnostique comme bon nous semble et nous les laisserons également vivre en paix avec leur conscience.Et vive le droit à la caricature de tous les dieux de la terre et d’ailleurs.

 L'amour en moi

L’amour en moi
fleuves qui surgissent
toujours vigoureux
toujours marchant
occasionnant des confusions
des pleurs d’enfants
de grands pleurs
qui me font rire
et c’est une bien belle habitude
je m’en étouffe même
mais c’est tellement nécessaire pour être vivante
leurs ailes d’anges
leurs hirondelles
leurs je t’aime et je t’aime
leur beau langage, si nécessaire
obligatoire
que si l’on venait et qu’on me disait
qu’aimer est laid
je ne les croirais pas.

  Claudia AINCHIL (poète d'Amérique centrale traduction de Marie-Christine SEGUIN)

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