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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:11




la revue Comme en poésie 34 sera mise à la poste le 9 juin 2008.

SOMMAIRE

Page 2/3/4 : Lionel MAZARI

 Pages 5 : Gérard LEMAIRE

 Pages 6/7 : Line SZOLLOZI

 PAGE : 8/9/10 : Jean-Michel BONGIRAUD, Bruno SOURDIN

Page 11 : dessin de Antonio QUADROS FERREIRA

Pages 12 /13 :  Zébane FANFRELUCHE. J.P.L

Pages 14/15/16 : Sarah DENOIRJEAN

Pages 17 : Thomas VINAU

Page 18 : Robert MOMEUX

Page 19: Françoise LAUX (peinture)

Page 20/21 : Thomas GRISON

Pages 22/23 : Catherine MAFARAUD

Page 24 : Alain SIMON

Page 25 : Guy CHATY

Pages 26/27: Jean-Paul BOTA

Page 28/29/30/31 :  Béatrice KAD

:Pages 32 : Lorenzo LE QUELLEC

Page 33 : Jean-Marc THÉVENIN

Page 34 : Fadila BAHA

Page 35 : Fabrice MARZUOLO

Page 36: Simon MATHIEU

Page 37 : Daniel PERTHUIS

Page 38 : Michèle CAUSSAT

Page 39 : Ludovic CHAPTAL. Poésie SMissée;

Page 40 : Comme dans les livres

Page 41 : Sébastien AYREAULT

Pages 42/43 : Cartes légendées

Page 44 : Conseils et annonces

Page 45 : Comme la poésie à l’école, La pasticherie (POËLS)

Page 46  : La pasticherie (Claude ALBARÈDE)

Page 47/48/49/50 : SUPERVIELLE et la dualité.

Page 51 : Bric à broc

Pages 52 : People poésie

53 : Coups de cœur J.P.L

 Page 54/55  : Comme en revues.

 Page 56 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

 

 Tableau de couverture : Antonio QUADROS FERREIRA



EDITORIAL DE LIONEL MAZARI

 

 

Les adeptes de la littérature jetable en ces temps de tri sélectif ont de beaux jours devant eux. Plutôt que d'envoyer directement les brouillons de leurs inimaginables manques d'inspiration â la corbeille, ils les mettent dans des livres-poubelles qu'ils demandent au lecteur d'aller balancer aux ordures â leur place. C'est ainsi que les adeptes de la littérature jetable parviennent â tenir le haut du pavé dans des containers, leurs déchets emballés dans des pochettes surprises et du papier cadeau qu'ils nous offrent contre un peu ou beaucoup de monnaie â la saison des feuilles mortes ou le printemps des poètes venu. A nous de ne pas accepter leurs fausses étrennes d'étrons parfumés. Car si leur poésie se donne, l'emballage lui se paie. Selon vos moyens ou votre cœur. Les adeptes de la littérature jetable n'aiment pas que les paroles des autres restent, ni que les écrits vieillissent bien dans nos jeunes mémoires, mais n'ont pas toujours la sincérité de l'avouer. Par contre, ils semblent bien qu'ils ne veuillent rien bisser perdre de ce qu'ils sont, ce en quoi ils sont excusables vu que nous  ne  sommes pas grand-chose.

Si vous êtes auteur vous même jetable, dura-selle ou sublime peu importe, les petits potentats protopoétiques de la médi-culture installés dans la littérature de huart, vous adresseront d'infamantes lettres de péremption où ils vous expliqueront que vous êtes tout â fait publiables certes, mais que si vous n'avez aucun pouvoir, alors ils ne peuvent rien pour vous; mais contre vous par contre veulent bien, ô veulerie! Un rien dont ils sont peu avare, puisque ce rien â l'échine courbée et â la langue dérapeuse n'est rien d'autre que la partie risible du glacier des frustrations que dès la solitude leur imaginaire leur inflige.

Puis ils rejoignent pour la course aux bourses des médailles du travail, en bennes­phalanstères vitrées et calorifères, closes et climatisées, la caravane des adeptes de la littérature jetable qui paradent et ne font que passer les uns assumant leur ridicule et s'agitant avec beaucoup de bruit, les autres plus timides plus sérieux et plus fiers mais non moins guignolesques affectant la pause saccadée d'un silence en cascade. Ils se rendent alors eux même; puis vont â l'occasion de grands pillages festifs et nauséeux - festivals et salons du livre-, se recycler de livre-poubelle en livre­poubelle. On les retrouve un peu plus tard un peu plus loin lors de grands débats thématiques organisés tous frais de résidence payés â la casse de Cam-Cacas' ou au marché aux puces d'About-dHabit, ils y entonnent en cœur leur ode â Charlot Fourrière, avant d'aller gratter midi â tous les râteliers et de s'interroger très spéculerement et fort pécuniairement afin de répondre provisoirement â d'essentiels questionnements qui tendent à démontrer qu'aujourd'hui on peut parler d'A uto-da- d'art quand an brûle une Voiture publicitaire plutôt qu'un live., ou bien encore que la livre de plume se pèse plus vite que le livre de plomb ou le contraire peut-être…

Et quand on pense qu'il paraîtrait que dans le même sac la même chose se produirait et en mêmes choses se reproduirait dit-on ça et là dans la peinture et la musique où on continue depuis cinquante ans à nous donner à entendre et à voir du silence en cage avec des boulets aux oreilles et des clins d'œil barbelés... Alors un conseil: en matière d'art, revenez demain si vous voulez savoir ce qui se passe aujourd'hui! Non, attendez plutôt après-demain, parce que leurs produits, non pardon, leurs enfants doit-on dire, les protègent, droits d'auteurs et d'ayant droits obligent.

 

Jetable-Poésie Simonie 2 - Les Anonymes Amnésiques

Je vois autour de moi bien des poètes attristés de n'avoir pas accès à la Jetable­Poésie Simonie et par conséquent à aucun éditeur disposé à leur offrir une large diffusion de leur œuvre. Tous ces pauvres auteurs rejetés que les éditions "Cheynes astrales et autres Castors" abattent pour le compte du Comité Central de Lecture Capitale, tous ces interdits de publication par Gallimard, Flammarion et autres maisons mères, tous ces orphelins sans moyen de pression lorgnent avec rage sur leurs bourreaux et avec envie sur leurs concurrents plus chanceux. Moi j'essaie bien de les consoler en leur expliquant que tous ces gentilshommes mieux placés qu'ils jalousent n'ont pas un lectorat réel plus large que le leur (et ce n'est pas là seulement de ma part une manière perfide de leur avouer le peu d'intérêt que m'inspirent autant leurs écrits que ceux de leurs heureux rivaux).

Car il faut savoir deux ou trois chose... Il ne faut pas croire: les pères B. Noël qui ne seraient pas un cadeau quand bien même leurs livres ne serviraient que d'emballage, les ceux qui Xavier Débordes et qui bordent les ceux qui délirent dans la Blaine, les Parant de tout un chacun, tous les poètes sans parole, les Oho!la!lacaca Colas et les G.Lucas en gésine, les Novarinateur qui renovarinent, les Deguy en guise d'eux-mêmes, les ceux qu'on ne parvient pas à perdre dans le triangle des bermudas de Lodève -et la liste est très longue de ceux qui ne se promènent souvent que  leur propre livre sous le bras - ne sont pas vraiment lus par les autres et certainement pas par leurs éditeurs.

Ce que les grandes maisons d'édition leur proposent, par l'intermédiaire de complices d'intérêt (complices qui sont parfois eux-mêmes hélas des auteurs de talent et de goût pourtant), c'est: premièrement un lectorat fictif et fabriqué lié à un potentiel d'événements microcosmiques; deuxièmement un volume de vente dépendant de leur propre renommée qui n'a rien à voir avec la poésie; troisièmement des glossateurs intéressés armés d'indulgence rapace et flanqués d'une garde de francs-tireurs reconvertis en mercenaires experts en polémique virtuelle; quatrièmement l'assurance que, par élimination du danger, les désagréments d'une véritable concurrence contemporaine leur sera épargnée de leur vivant; et cinquièmement des avantages périphériques flatteurs et rémunérateurs (articles, résidences, collaborations, promenades) Pourquoi tout cela? Pour la gloire? Pas seulement... Il y a bien des années de cela Michel Leiris, qui par ailleurs écrivait comme un cochon et qui ne s'en est pas moins retrouvé en Pléiade, expliquait avec honnêteté au micro d'une radio nationale que, contrairement à une idée reçue et à la rumeur entretenue, il y a de l'argent à se faire en poésie, notamment à l'époque par des ententes bien senties avec la mode picturale. Alors là-dessus, je comprends bien mieux certains de mes camarades frustrés par l'insuccès et arbitrairement recalés par les hautes instances de la médiocrité; tous ces camarades désédités qui n'ont ni monuments ni émoluments à leur patrimoine; tous mes pauvres camarades inpubliés qui n'ont pas eu leur couple de statue-statut pour accroître leur filiation. Du coup je ne peux que leur redire pour les consoler sans conviction et sans parvenir à autre chose qu'à leur saper le moral, que leur lectorat réel n'est pas moins étendu que celui de ces poètes du relationnel Illustres certes ou presque, mais non pas lus.

Presque rien à leur envier donc...non? Car sérieusement est-ce que vous les lisez vous, ces influents, ces affluents, ces confluents de la culture qui savent bien que les petits ruisseaux font font font trois petits tours et puis s'en vont. Et qui vont vite alors, très vite, non! encore plus vite que ça... en pilleurs prêts pour l'orpaillage. Non niais vraiment est ce que vous les lisez ces pioupious promus par des universitaires surentraînés à l'ennui et en attente de retour d'ascenseur ou d'estomac; ces fils de familles et copains de fils de famille compensant le plus souvent par des moyens illimités un talent limité; ces pions du brillant échec flattés par des metteurs en scène avides de subventions publique? -Car je vous rappelle afin de calmer vos griefs démocratiques et vos ulcères, que les subventions à la culture ont bel et bien été inventées  par les notables pour financer de  façon  occulte les prétentions artistiques de leur progéniture afin  que celle-ci ait le sentiment  de "voler" de ses propres ailes-. Non mais sérieusement est-ce que vous les lisez davantage vous ces universitaires remerciés d'une publication pour leurs bons et loyaux sévices à l'art; ces metteurs en scène mis en page au gré des vents des pères Ubu de l'édition?

Enfants, étudiants, comédiens, est-ce que vous les auriez appris par cœur ou commentés ces pseudo-poèmes, si leur agents, instituteurs, professeurs ou dramaturges attitrés de crise ne vous avaient pas menacés, battus ou grassement payés, pour faire circuler leurs noms propres qui sont les nom communs des Anonymes Amnésiques et de l'absence d'Identité et d'Originalité?

En ces temps de ploutocratie reconduite par les urnes closes à double-fond, les artistes sucrés du pouvoir mangent de la confiture de subversion en tartines qui bizarrement ne retombent jamais du mauvais côté et se saoulent d'un alcool très cool de liberté frelatée pour nous livrer à la fin une parole étrangement accordée, très stratégiquement distribuée et fort lucrative.

 

 

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commentaires

revelise 16/07/2008 10:21

Très intéressant a lire, je vous laisse mon email : verober@orange.fr, je vous souhaite une agréable journée amitiés

lam 05/06/2008 12:27

34 comme étage 34 ; hé hé , rien à voir ok , humm uzeste ! rien à voir , bon .....

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