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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 19:58

TU VIS SURVIS ET MEURT PEUT-ÊTRE…

MON FRÈRE DE JOUG DANS LES LETTRES

 

Tu vis dans ce monde et te demande pourquoi

Dieu Allah Bouddha  Vishnou  ou personne

T’ont posé là au milieu de la rue dégueulasse

Entre les tours de chauffe des petites entreprises.

Ce monde de coups fourrés et de strass entourloupe

Te baise sur la bouche quand tu pleures un câlin

Et ta main ne sait pas retirer ce délicat venin

Qui encombre tes lèvres d’une trace un peu louche.

Ils t’ont piqué ta liberté de regarder les feuilles

Et d’humer quand tu veux le parfum d’une rose

Et d’inventer un monde plus pur d’air pas pollué

Par les miasmes amoureux du fric et du pouvoir.

Tu vis dans ce bordel  du chacun pour soi

Tombé là par hasard d’un charter de poètes

Qui les menait au graal du matin libéral

Qu’ils avaient payé d’une chiquenaude

En  croyant écrire pour le bonheur du peuple.

La main de l’inconscient s’est posée sur tes fesses

Où des traces de doigts s’incrustent en cicatrices

Ecce Omo d’un devenir sans avenir

Tu erres dans les clous de la génuflexion.

Des rêves d’immenses espaces frisent dans ton regard

Mais quand tu tends tes yeux l’image en est fugace

S’ils inventent des fusées c’est pour les sans papiers

Qu’on envoie visiter la planète des  retours.

Tu vis dans ce monde à la terre non promise

A peine certain d’avoir un devenir d’atome

A peine incertain de mille correspondances

Fermées à ton périple de métaphysicien du vide.

Les balançoires de l’instant se dérobent en loucedé

Nul ne sait en arrêter les ondulations lascives

Et te voilà au-delà des milles billevesées

Qu’on t’a inculqué de force à flanc des récidives.

Aucune allée tracée ne s’ouvre sous tes souliers

D’un bord à l’autre te voilà privés de rails

Et tu donnes aux ornières de la cacophonie

Une note à rédiger pour inventer la vie.

Tu vis de roulis et de tangage grands froids

Des voyages sans but qu’il te faut inventer

Alors que les billets d’intense traversée

Te sont refusés par les potentats  de ta planète.

Exclu par la marée des tables ostentatoiresundefined

Le va et vient des routes entame ta colère

Et tu tombes pauvre fiche molle du jour

Dans les bras du désespoir qu’une grue mine.

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Et si tu m’as suivi jusque là pauvre lecteur mon frère

Regarde au fond de toi le puits de ta misère

Et va sur la route ou survit la trace  d’un hémisphère

Pour donner au soleil un morceau de chimère.


Jean-Pierre LESIEUR

 

 

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