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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 09:37
je reçois un nouveau texte de  Fabrice Marzuolo que je joins au débat
Grenelle gredin couché dans le foin



Cher Jean-Pierre,

 

Je tiens à citer deux poètes dans ce débat –ils ne cautionnent pas mon idée du non-Grenelle de la poésie, je ne sais même pas ce qu’ils en pensent mais en tout cas , je détourne leurs propos pour apporter de l’eau à mon moulin… Chaque citation est tirée du Décharge 136 :

Voilà, de Jean-Michel Bongiraud :

"Une société qui assurerait à la poésie sa place, toute sa place, ne pourrait être une société de consommation."

Et de Jean-Louis Jacquier-Roux , quelques éléments subtilisés dans les Ruminations de Claude Vercey:

".../... un mode de diffusion relativement clandestin, une sorte de résistance-réticence au discours officiel "

Oui, je crois que la poésie est une façon de résister et ce qui me dérange dans ce Grenelle, c’est le côté "demande officielle" de résister.

Si je prends mon nombril, je suis venu à la poésie parce que j’en ai ressenti le besoin, parce que je respire mieux à ses côtés ; Si j’avais reçu un catalogue chez moi, des publicités, des musiques douces pour aller passer mes vacances avec elle, sûr que j’aurais tout bazardé !

La survie de la poésie ne dépend pas d’un budget, elle réclame le cœur des hommes, elle vivra tant qu’elle coulera dans leur sang, et surtout, sa santé ne reflète pas sa propre vigueur, si on pense qu’elle meure c’est tout simplement que l’humanité agonise : d’ailleurs, est-ce un hasard si la poésie a repris du poil de la bête quand il s’agissait de lutter contre la bête immonde ? Non, la poésie reprend des forces quand les hommes s’opposent à la barbarie, toute forme de barbarie, et celle de l’argent roi en fait partie.

Mais lorsque les hommes se mettent à tout accepter, se coulent dans le sens du courant, admettent les principes de la botte, prennent les slogans du showbiz  pour des pensées profondes, confondent les animateurs télé et les journalistes (chômeurs ceux-là) , la république  et la bourse, forcément la poésie est en danger…Mais que dire des hommes alors ?  

Donc, voici une proposition  pour sauver la poésie :

Résistons à lui appliquer les formules budgétaires ! Et on s’en sort sans sponsor, les pieds devant !   

amicalement

Fabrice


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commentaires

hache 12/08/2008 13:39

Il a un poeme court ou pas?

cecyl 10/04/2008 20:42

j'ai luj'ai écritj'ai été refusé dans toutes les revuesj'ai été refusé par tous les éditeurset j'estime encore que ma poésie adavantage à offrir que la plupart des poètes reconnusle jour où les éditeurs se tourneront vers des poètes accessibleset qui ont quelque chose à défendrede plus important que leur petite carrièrece jour là, un nouveau public se tournera vers la poésieen attendant, les ventes de recueils contemporains sont nulsà qui la responsabilité de ce saccage culturel ?à ceux qui ont le pouvoir bien sûr !à ceux qui décident que la poésie doit être élitiste !alors qu'elle repose en toutes choses de la nature...la poésie est la forme artistique la plus répendueet celle qui est le moins reconnuema situation me fait pleurerle microcosm poétique me fait rirej'ai beau avoir une lettre de recommandationd'un accadémicien qui nous a quitté il y a peucela n'a pas servi à grand chosepaix à son âme - paix à toutes les âmescecyl

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