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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 11:24

114-1403-IMG.JPGUn Grenelle de la poésie, pour quoi faire ?

Les poètes sont souvent les cocus de l’histoire littéraire et en ce moment plus encore car il faut bien convenir qu’on les relègue dans les coursives de la société de consommation, or la poésie doit pouvoir se consommer comme n’importe quel art contemporain.

Il faut donc faire appel aux poètes pour qu’ils prennent leurs affaires en main, et donnent une image de leur art qui ne soit pas entachée de petites brûlures et de fausses sorties, de faux fuyant et d’embarras gastriques.

Je parle d’un Grenelle de la poésie parce qu’en ce moment dès que  les hommes politiques se heurtent à une difficulté quelconque ils organisent un Grenelle et si la poésie n’est pas en panne ou en rade d’audition je veux bien y laisser ma barbe de trois jours.

Il faut aussi se méfier de l’abondance qui cache le décor comme l’arbre la forêt. Quand vous avez un pied dans la poésie, et moi j’y ai les deux, vous recevez beaucoup  d’information surtout par internet  et il y en a tous les jours, mais si vous êtes en dehors vous ne recevez rien ou seulement par hasard.

Avant d’aller plus avant je veux dire que la poésie question prix de revient est avec l’écrit en général ce qui revient le moins cher à produire. Du poème au recueil il n’y a pas à investir une grosse somme quand à la diffusion et la reproduction il y a une grande diversité de possibilités. Du crayon et de la feuille de papier au recueil autoédité il y a un grand éventail de solutions.

Pour revenir au Grenelle j’ai souvent vu depuis que je sévis en poésie des tentatives de regroupement de poètes dans le but de faire pression sur les éditeurs et sur les pouvoirs publics qui ont donné de petits résultats qui ne concernaient que quelques uns, ceux qui avaient l’information ou l’oreille de quelqu’un quelque part.

Il y a beaucoup de manifestations de poésie en France souvent initiées par des Maisons de la poésie qui jouent un rôle primordial dans celles-ci.

Il y a le printemps des poètes qui chaque année sort un thème nouveau pour convier les poètes à se manifester et joue un rôle d’information sur le net. (on peut s’offrir des affiches pour le spectacle réalisé dans le cadre de ce printemps et ce thème). Une base de données présente de nombreux poètes francophones.

Il n’est pas possible qu’il n’y ait pas de solutions  par exemple,

: Pour la diffusion que chaque libraire prenne un poète en charge, qu’il choisirait librement, et qui diffuserait ses œuvres, son actualité l’aiderait par des manifestations régulières et une promotion. Ça ne devrait pas beaucoup écorner ses bénéfices.

On pourrait envisager la même chose pour les revues de poésie.

Demander aux éditeurs généralistes de consacrer une partie de leur édition à la poésie qui pourrait ainsi profiter des ventes faites sur les autres genres.

Imposer aux salons du livre  qui fleurissent un peu partout d’avoir un stand spécifiquement réservé à la poésie en invitant des poètes aux mêmes conditions ‘(déplacement,  logement etc.)  que les romanciers, nouvellistes ou people  divers.

Demander aux quotidiens et autres hebdomadaires, mensuels, trimestriels, bimestriels  de consacrer régulièrement une rubrique poésie.

Instituer un véritable obligataire aux chaînes de télévision pour qu’elles  mettent dans leur cahier de charge les conditions de pouvoir réaliser des émissions de poésie, actualité des poètes, lecture de poèmes, et tutti quanti.

Demander aux publicitaires qui n’ont pas de difficultés de fin de mois de faire gracieusement des campagnes d’affichage où on pourrait mettre la poésie sur les murs ou les édifices publicitaires.

Un Grenelle de la poésie pour que la poésie prenne ou reprenne sa place dans la cité, dans la vie quotidienne et auprès de tous les lecteurs et auditeurs potentiels qui pensent qu’elle est réservée à une élite intellectuelle.

Il n’est pas possible, poètes qui me lisez que vous n’ayez pas, vous aussi des idées sur la chose que nous pourrions porter à travers la revue Comme en poésie, faites m’en part je vous promets de les faire fructifier.

Un Grenelle de la poésie pour faire des projets ensemble.

 (on peut répondre par le blog ou à j.lesieur@wanadoo.fr)

 

 

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commentaires

poème 09/03/2009 16:01

Pas besoin je pense

lam 10/01/2008 01:56

troupeau ............... de panurge , ach !!!!!!!! d'ailleurs la poésie en tant que telle , on s'en fout .... enfin moi .... à cette heure ci ! je me demande bien pourquoi vous voulez à tout prix définir le poète et lui attribuer un grenelle et un troupeau ! franchement ... 

olivier hobé 28/12/2007 21:16

Bonsoir Jean-Pierre, très curieux, ce matin au saut du café et touillant encore mon lit je pensais à ce qui pourrait agglutiner quelque peu quelques abeilles auutour de trémalo et je me disais que j'avais bien une crèche dehors, que finalement si on y mettait trois chaises et que chaque samedi à 15h on lisait des poèmes simplement, presque dans la douceur, peut-être que petit à petit on arriverait à un petit troupeau...

lam 26/12/2007 13:04

un grenelle certe mais qu'est ce qu'un pète , alas poor Yorick, la réponse n'est pas aisée et si l'on suit le chemin tracé par ce matadore de l'esbrouffe l'on risque de se retrouver carlabrunisé , alas , je préfère mes franges au voisinage d'un top 400, 40 et d'un couac , mes vastitudes solitaires aux délires organisés de tous les grenelles intergalactiques , amistad poésia uber alles L

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