Mercredi 27 septembre 2006

parution  récente

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre LESIEUR

 

 

 

 

 

LE MANGEUR DE LUNE

 

 

 

Journal dérisoire d’un petit poète

 

 

 

1935-1991

12 €

à comme en poésie 2149 avenue du tour du lac 40150 Hossegor

 

Jean-Pierre Lesieur

 

 

 

 

 

 

le livre majeur de Jean-Pierre Lesieur qui retrace la vie d'un petit poète tout au cours d'une existence à cheval sur deux siècles.

 

 

 

Jean-Pierre Lesieur

 

 

 

Poète du quotidien de la fraternité ouvrière, de la révolte, de l’humour corrosif aussi, revuiste de tempérament, directeur notamment de Comme en poésie. ( l’année poétique 2005 Patrice Delbourg et Jean-Luc Maxence)

 

 

 

par lesieur publié dans : poésie
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Lundi 21 août 2006

Ces poèmes ont été écrits, sans prétention de publication, par une femme amoureuse d'un poète et qui les a aimés et qui l'aime encore. Prenez les comme une formidable lettre d'amour.

LE TRAMWAY AUX FEUILLES D’OR

 

 

 

 

 

La ville s’endort à l’aube en désir

Les rêves se précipitent

Vers le tramway de Septembre

Aux feuilles d’or.

Quand tu prends mon corps dans tes bras

Somnambules

Mon fleuve paresse

S’ouvre à la mer

Et le tramway aux feuilles d’or

Oubliant la trajectoire des lignes

Devient barque de nuit

Glissant doucement

Sur les vagues jade

Berçant notre amour de ses rames.

 

 

 

 

 

 

 

ENTRE TAGE ET SEINE

 

 

 

 

 

Au carrefour de mes doutes
Entre Tage et Seine
Mes racines se promènent
A la main d’un poète.
Boulevard des saudades
Entre Tage et Seine
J’ai planté l’horizon.
Dans le creux de ta main
J’ai trouvé l’Océan
De tes yeux voyages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPLEEN DE TOI

 

 

 

 

 

 Par un matin de vent et de froid
Visage collé à la vitre
J’attends un signe du ciel. 
Les feuilles d’automne
Tapissent mon coeur.
La tristesse me prend doucement
Dans ses jacinthes bleues.
J’attends un signe du ciel
Et de toi.

 

 

 

 

 

 

 

POUR TOI

 

 

 

 

 

 

 Dans le ciel sans couleur qui ne promet rien 
A la fenêtre des matins
Quand je vois passer
L’hirondelle mélancolie.
J’invente des lacs, des brumes et des bras.
Tous les oiseaux sont morts de froid.
Dans le ciel sans couleur qui ne promet rien
Il n’y a que tes mains pleines de roses
Et de rêves...
Pour attendre demain.
J’ai le nom d’une fleur quand tu m’appelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vent souffle dans mon coeur
Le ciel écrase les montagnes
De son gris désespoir.
Les sapins sont vêtus de noir
Le ruisseau pleure ton absence
Mon regard est vide de toi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’heure des rêves
Des flocons de mots blancs
Caressent mon visge
Réveillent mes sens
Et me parlent de toi.
J’invente pour nous
Le printemps aux rires cascades
Le parfum des amandiers en fleur
Les musiques sublimes
Pareilles à nos baisers.
Puis la nuit descend
Déchirer mes songes.
Et le vent marche toujours sur mon coeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour toi
Je cueillerai des roses blanches en Janvier.
Pour toi
J’arrêterai le soleil du printemps.
Pour toi
J’inventerai les nuits claires d’été
de sourires parfumées.
Pour toi
Je serai la mer dans le sel de tes yeux.
Pour toi
J’allumerai la tempête des tendresses.
Et ta voix tombera sur moi
Comme une pluie de caresses
Dans cet inguérissable ciel.

 

 

 

 

 

 

 

 

REQUIEM

 

 

 

 

 

Jongleur de rêves animés
Exquise montgolfière attachée
Aux voiles de mes yeux
Nomades immobiles
Pont suspendu à mon coeur
Images solaires aux vents
En rafales de plaisir.
Requiem à la vie
Encore et encore...

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTRE HISTOIRE D’AMOUR

 

 

 

 

 

 Notre histoire d’amour
De poèmes détachée
Nous la jouons à quatre mains
Sur un piano de soleil.
Cachée au fond de mon coeur tiroir
Elle sort en douce
Quand la nuit se fait blanche.
Elle parcourt mon corps
De vague en vers
De vers en vague
Laissant des taches d’encre sur mon ventre.
Notre histoire d’amour
Déborde des solfèges
Court vers la mer
Cherche une maison sans toit
Plantée de sable chaud
Aux portes et fenêtres éventrées
Par le bonheur
De voir les étoiles.
Je décalque tes lèvres sur mon oreiller d’écume.

 

 

 

 

 

 

 

DÉJÀ NOS SOUVENIRS

 

 

 

 

 

 

Cueille les secrets verts
Que les vagues murmurent aux rochers
De ma mémoire.
Garde ces odeurs violettes
Qui font vibrer les veines saudade
De mon ailleurs.
Laisse des empreintes éternelles
Sur le sable blanc
De mes envies.
Regarde l’immensité  mystère
Invente l’infini.
Et me verras-tu peut-être
Au-delà du visible
Impatiente d’écrire...
Nos souvenirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un soir au Marais
A l’heure de nos pas sur ta vie
Tu dessinais
Le silence des rues
La fontaine aux baisers
La maison de tes  amours premiers.

 Un soir au Marais
Nous avons traversé le temps
De tes jardins liberté
Aux marches de fleurs et de fruits.

J’avais les mains froides, mon amour,
Ce soir-là!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nos visages entrelacés
Sont partis en secret
Au jardin des poèmes
Où les mots sont caresses.
Douces caresses
Caresses de roses
Nos visages entrelacés
Subtile aquarelle
Sur un fond de soie
Qui prend feu
Par excès de lumière.
Nos visages entrelacés
Bonheur unique
Parfaite oasis 
Dans le désert du quotidien.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai rêvé
J’ai rêvé d’un bateau triste
Attaché au quai de l’inquiétude
Attendant les départs.
J’ai rêvé d’un oiseau fou d’espace
Posé au bord de mon coeur
Lissant une histoire d’amour.
J’ai rêvé d’un univers imparfait
Où une constellation est née
Clandestine et lumineuse
Comme nous.
J’ai rêvé d’un poème
Tout écrit au sucre et à la canelle
Qui fondait dans nos bouches.

Olga SAUDADE

 

 

 

 

 

 

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Samedi 29 juillet 2006

Liban 76

 

 

 

 

 

 

Les enfants en chômage de patrie

 

portent des feuilles de paie

 

pour écrouer les arbres.

 

Têtes fabuleuses comme on n'en voit plus

 

que dans les quartiers bas où ça pue

 

qu'il faut friser à chaque fête solaire

 

chrétienne

 

maronnite

 

musulmane

 

orthodoxe

 

ou ravie.

 

Tête d'enfant déjà un peu rieur

 

d'avoir affronté la mort sans savoir

 

les popes farceurs

 

les démagogues.

 

Quel monde leur fut donné

 

pour broyer leurs poitrines à la meule des hymnes

 

et au soleil terreux des coffres-forts.

Poème extrait de Le mangeur de lune de Jan-Pierre Lesieur à paraître aux éditions comme en poésie/les écrivains du lac.

L'histoire bégaie et les poètes sont un peu vigie ce poème fut écrit en 1976.

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Mercredi 19 juillet 2006
 

Hossegor le 10 06 06

 

A maison de la poésie.

 

 

 

              Je reçois votre lettre sur le marché et je ne m’étonne pas de la chose. Que la poésie puisse être vendue sur un marché comme les poireaux et les laitues me gène déjà aux entournures mais qu’on réunisse des poètes pour ce faire et qu’ils y prêtent leur concours m’a toujours un peu plus  gêné encore. La tendance actuelle est de virer des salons les associations qui font de l’ombre aux éditeurs dit patentés, lésant leur espoir de bénéfice.  Laissons le négoce au négoce et trouvons d’autres solutions.

 

Je n’ai jamais pris de stand au marché de la poésie parce que c’est trop cher pour une revue comme la mienne donc la dictature du fric règne et comme on demande de plus en plus de libéralisme c’est vrai que non rentables nous sommes appelés à disparaître et nous ne serons pas les seuls.

 

Il faut donc investir d’autres circuits trouver d’autres lecteurs et laisser aux marchands leur vente et leur marchandise. Si les poètes n’allaient pas au marché et disaient à leurs éditeurs que ça ne les intéressent pas il n’y aurait plus de marché de la poésie; et on pourrait se rencontrer par exemple lors d’une manifestation invitant les poètes de tout l’hexagone pour qu’ils puissent causer, se rencontrer, se confronter, se jauger en un mot vivre en poésie. (les subventions de tous oirdres serviraient aussi à ça)

 

Je crains qu’il soit difficile de mettre en œuvre ce que je propose parce que les poètes qui viennent attendent, ce en quoi ils se trompent, une renommée voire une reconnaissance ce qui en a déçu plus d’un.

 

J’ajouterai en passif du marché c’est que les personnes  néophytes qui cherchent de la poésie mais aussi les poètes se trouvent complètement atterrés par la quantité astronomique de livres présentés et que souvent ils renoncent en fait à acheter faute de pouvoir choisir en connaissance de cause.

 

J’ajouterai au passif du marché qu’il y a déjà en littérature un ostracisme anti poétique et que de réunir la poésie, seule et en un seul lieu n’aère pas et ne remet pas le poème dans le cœur de la cité.

 

La seule vertu que je reconnaissais au marché c’est la rencontre donc si on vire les plus actifs il ne servira bientôt plus à rien sinon vendre vendre vendre une marchandise déshumanisée et lyophilisée.

 

Bonne chance pour votre combat en espérant qu’il ne soit pas déjà d’arrière-garde.

 

Amitiés.

 

Jean-Pierre Lesieur

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 5 juin 2006

Comme en poésie 26 est paru voici le sommaire

On peut se le procurer pour 3€ en mettant un message à J.lesieur@wanadoo.fr

 

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR
Page3/4/5 : Liliane Atlan
Pages 6/7/8 : Évelyne Morin 
 Page 9: Jacques Canut
Page 10/11 : Jeanpyer Poëls, Jean-Claude Hémery (dessin)
Page 12  : Anne Poiré, Clod’aria
Page 13 : Viviane Ciampi, Ghislaine Fendler
Page 14/15 : Ghyslaine Goulley-Leloup
Page 16/17/ 18: Daniel Brochard
Pages 19 : Mireille Disdero
Page 20/21: Béatrice Kad
Page 22: Daniel Perthuis
Page 23 : Olivier Mathian
Pages 24 : Paul Henri Jutant
Page 25: Esther Moïsa
Page 26/27 : Irène Pauline Bourlas
Page 28/29 : Philippe Soriano
Page 30/31/32 : Thierry Dousset
Page 33 : Claude Vercey, Flam (dessin)
Page 34 : Rimbaud graphie/Pierre Mironer
Page 35 : Fabrice Marzuolo
Page 36 : Marie-Noëlle Agniau Rosy Candau (dessin)
Page 37: Coups de cœur JpL
Page 38/39 : Cécile Sainte Fare Garnot
Page 40 : Joanna Haddad
Page 41 : Comme en correspondance
Page 42 : La petite fabrique de rêve : Fadila Baha
Page 43: Guy Chaty
Page 44/45 : cartes légendées
Page 46 : La pasticherie
Page 47 : Pot-au-feu
Page 48 : Conseils et annonces
Page 49: Comme dans les recueils
Page 50/51 : Comme dans les revues

 

 

 

L'inspecteur des amours de Liliane ATLAN

 

 

                                          Une femme pleure. Soudain elle crie  terrifiée.
Qui êtes-vous ?
- L'Inspecteur des Amours.
- Le quoi ?
- Je viens de vous le dire: L'Inspecteur des Amours.
- Je n'ai jamais entendu ça.
- Cela n'existe que depuis ce matin. Vous êtes ma première cliente. Je suis chargé de la bienséance dans les amours précaires. Je vous propose de me payer, le premier jour, non par de l'argent, mais par des baisers. S'ils sont délicieux, ils seront gratuits. S'ils ne le sont pas, vous payerez.
- Cher?
-Très cher. Sinon, je m'en vais.
- Je ne fais pas des baisers à des personnes que je vois pour la première fois.
- Ou vous me faites des baisers ou je vous tue. Décidez-vous. Je n'ai pas de temps à perdre.
- J'attends mon amant du matin.
- Il ne viendra pas. Je l'ai tué. Soyez ma bien-aimée une heure ou deux par jour. Je ne vous demande pas la lune.

 Elle le tue. Les oiseaux chantent.

par lesieur publié dans : poésie
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Mardi 30 mai 2006

La cité en fête attendait ses poètes. Il en sortait de partout des grilles d'égout et de toutes les grilles en général, où ces cloportes de l'adjectif avaient vécu terrés en sous-terrain, remontant du métro par les aérations qui débouchaient sous les pieds des passants comme autant de chausse-trapes.  Largement aveugles au jour, lents à réadapter leurs pupilles à la nation orpheline, à distinguer un chat d'un chat, une artère passante d'un infarctus. Assomm&e